[Investir & Epargner] Les Labels de la Finance Responsable sont-ils Clairs ?

[Investir & Epargner] Les Labels de la Finance Responsable sont-ils Clairs ?

Alors qu’avec la pandémie les particuliers se sont mués en investisseurs avisés*, le dialogue avec les particuliers concernant l’investissement et l’épargne responsables est encore timide :  comment être sûr de placer son argent au profit d’une action responsable ?

* Les volumes moyens d’actions échangés chaque jour par les particuliers sur Euronext ont plus que doublé entre 2019 et 2020 – Source Les Échos – 3 février 2021

Qu’est ce qu’une action responsable ?

Les enjeux prioritaires que les 1000 sondés veulent voir pris en compte dans leur épargne sont (IFOP, 2020 pour Vigeo Eiris & le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR)): 

  • La pollution (78%), changement climatique (74%) et biodiversité (66%) pour les sujets environnementaux.

 

  • Les sujets sociaux qui suscitent le plus d’intérêt sont l’emploi (79%), le respect des droits humains (77%), le bien-être au travail (74%), le développement économique local (72%), l’égalité homme/femme et la lutte contre la pauvreté (70%).

 

Qui peut apporter des solutions ? Vous avez de l’argent à placer et les entreprises ont besoin de financement. Entre vous deux, il y a les intermédiaires de placement (votre banquier, fond d’investissement). Ils sont les garants de la nature de votre investissement. Si cette action est fléchée vers des projets à impact social ou environnemental, alors on parle d’action responsable.

 

Repérer les fonds d’investissements socialement responsables (ISR)

Les fonds vous proposent une sélection de placements basée sur des critères de risque et de rendement. Au sein de cette sélection, comment trouver le fond qui investit uniquement dans des entreprises qui se comportent de manière responsable vis-à-vis de la société ?

Les informations dont vous avez besoin pour évaluer ce critère de responsabilité se trouvent notamment sur deux documents, accessibles au grand public.

  • Le document d’information clé pour l’investisseur. Il contient l’objectif du fonds, sa stratégie, la méthode de sélection des entreprises, son profil rendement-risque, ses performances et ses frais.

 

  • Le numéro 2, c’est la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF, voir notre article dédié). Il donne des informations plus détaillées sur les performances RSE des principales entreprises en portefeuille.

 

Existe-il un label qui permet de faire la différence rapidement ?

De nombreux labels sont progressivement apparus pour identifier les investissements dits “socialement responsables”.

Nous comparons ici deux labels publics français, le Label ISR et le Label Greenfin.

logo label ISR

Label public, créé en 2016 par le Ministère des finances.

470 milliards sous gestion en 2021

Repose sur une notation des entreprises selon des critères ESG*

Les méthodes d’évaluation sont définies par les fonds d’investissement. Le seul critère imposé : la méthode de notation doit filtrer au moins 20% des entreprises testées.

Cette flexibilité a pour but de maximiser l’adoption du label par le plus grand nombre de produits financiers.

Chaque année, le label audite le fonds pour vérifier que le cadre est bien respecté.

Cible du label : les épargnants particuliers et les investisseurs professionnels.

Label public, créé en 2015 par le Ministère de l’écologie

17 milliards sous gestion en 2020

Financement impératif d’entreprises issues de secteurs définis comme “éco-activités” (énergies renouvelables, bâtiments énergétiques performants, rénovation thermique, économie circulaire, industries vertes, transport propre, agriculture biologique, gestion des forêts…) 

Exclusion des activités relevant de l’exploration-production et l’exploitation de combustibles fossiles ou de la filière nucléaire.

Le label Greenfin est un label beaucoup plus contraignant avec des règles strictes et des audit plus fréquents.

Cible du label : les investisseurs professionnels.

Lien vers le référentiel Lien vers le référentiel

 

ZOOM sur la notation selon les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance* (ESG). 

La note ESG est le produit de 3 notes correspondant à la politique Environnementale, Sociale et de Gouvernance de l’entreprise évaluée.

La note environnementale doit tenir compte de l’impact de l’entreprise en termes d’émissions de gaz à effet de serre CO 2, donc de l’impact sur la biodiversité de l’utilisation des sols, du stress hydrique des polluants.

La note sociale pose la question du traitement des employés et de leur sécurité, du respect des droits de l’homme, des conditions de travail dans l’entreprise et chez les fournisseur.

La note gouvernance sert à évaluer la transparence de l’entreprise, son respect des lois – notamment en matière de fiscalité – ou encore le fait qu’elle ne prenne pas part à la corruption dans certains pays à bas salaires.

Comme écrit plus haut, les méthodes d’évaluation de ces 3 critères dépendent du fond d’investissement.

Vers plus en plus de transparence

Le rapport de l’Inspection Générale des Finances (Décembre 2020) pointe une asymétrie d’information entre épargnant particulier et fond d’investissement. Le fléchage de l’épargne des particuliers doit être simple et clair, avec un choix de l’impact voulu et une mesure  à minima trimestrielle permettant d’en rendre compte avec pédagogie. La proposition 10 du rapport appelle à renforcer la transparence des labels ISR, en publiant sur le site du label des fiches synthétiques portant sur chacun des produits labellisés. 

Ce qui expliquerait la croissance de +62% du financement participatif (ie crowfunding), c’est bien la transparence des informations délivrées. En 2020, le volume des dons dans la catégorie “Humanitaire et Solidaire”, est passé de 11,8 à 51,8 millions d’euros (chiffres du baromètre 2020 du crowdfunding en France publié par Financement Participatif France (FPF) et le cabinet Mazars). En prenant part à la participation d’initiatives qui font le pari du collaboratif, vous êtes sûrs d’être au fait de la suite du projet. De formidables initiatives comme Time For The Planet dont nous vous parlions en Septembre 2020, où 6 co-fondateurs ont déjà réussi l’exploit de lever 3 923 038 € au 11.05.2021, suscitant un curieux intérêt. 

Le rapport de l’IGF insiste notamment sur le caractère pivot de cette période, moment où les épargnants cherchent un sens à donner à leur placement. Le défi des labels ? Réussir à amener un nouveau niveau de compréhension pour les particuliers néophytes en phase de clôturer leur morne livret A

Vincent Auriac, le président d’Axylia, propose un indice de risque carbone, de 1 à 7, basé sur le risque de volatilité, tamponné et expliqué par le conseiller bancaire à chaque placement d’un de ses clients afin de mieux flécher l’investissement responsable.

 

Selon Novethic (IFOP, 2020 pour Vigeo Eiris & le Forum pour l’Investissement Responsable), “le concept d’ISR reste toujours méconnu du grand public: 61% des personnes interrogées  déclarent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR et seuls 5% des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR.”

Quelle est la rentabilité des fonds ISR ?

” Les fonds ISR  ont une performance globalement comparable à celle du marché, mais 62% de ces fonds surperforment les fonds « classiques » ” – D’après une étude 2020 de Polytechnique reléguée par Boursorama. 

Investir durable, ce n’est donc pas renoncer à la rentabilité de votre capital. C’est en revanche un moyen de sécuriser son investissement car les entreprises qui intègrent les critères ESG témoignent d’une vision de long terme, et seront donc les plus pérennes.

 

En résumé

Serions nous en train de connaitre un nouveau positionnement de l’épargnant engagé ? Au terme de consomma’cteur, s’y ajoute désormais celui de actionnac’teur. De nouvelles initiatives et modes d’allocation des ressources prennent de l’importance, replaçant l’humain et la planète au centre des enjeux. 

Chercher à investir votre épargne de manière responsable est une démarche pertinente dans le sens où si elles se généralise, elle pourrait être une source de motivation puissante pour obliger les entreprises à se soucier des problématiques sociales et environnementales.

Si un fond repéré obtient un label ISR ou GreenFin, il est à considérer pour votre investissement.

Joe Biden porte l’ambition d’une reprise verte post-pandémie.

Joe Biden porte l’ambition d’une reprise verte post-pandémie.

Au Kenya, un homme a du mal à transporter des bidons d'eau sur son vélo. L'eau, putride et pleine de bactéries, était tout ce qu'il y avait de disponible. Il l'a probablement donné à boire à sa famille en l'état.

Water Man – Kenya Life. @Rodney Rascona  Au Kenya, un homme a du mal à transporter des cruches d’eau sur son vélo jusqu’à son village. Recueillie dans un étang stagnant, l’eau était putride et pleine de bactéries. L’ébullition est nécessaire pour éliminer les dangers potentiels, mais il y a rarement assez de temps pour purifier l’eau. Sa famille a probablement étanché sa soif avec l’eau directement de l’étang.

Temps de lecture : 5 minutes

Joe Biden porte l’ambition d’une reprise verte post-pandémie.

 

Joe Biden organise le jeudi 22 et vendredi 23 avril 2021 le Leader Summit on Climate, qui réunira une quarantaine de dirigeants internationaux, dont Xi Jinping et Vladimir Poutine. Une nouvelle étape significative cohérente avec l’annonce de réintégration des Etats-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat, en janvier 2021. Le président Américain entend bien incarner la relance verte post-pandémie.

L’objectif du sommet est de galvaniser les efforts internationaux en prévision de la COP 26, qui se déroulera à Glasgow en novembre 2021. Le président Américain porte toujours l’ambition d’un réchauffement planétaire limité à 1,5 °C. Pour atteindre cet objectif, la scène internationale s’attend à une annonce des Etats-Unis d’une réduction de 50% de ses émissions de Co2 d’ici 2050.

 

Quels sont les point clés du Leader Summit on Climate ? 

 

  • Le renforcement des efforts déployés par les états responsables de 80% de l’émission de gaz à effet de serre, ainsi que le rapprochement avec les acteurs de la société civile engagés pour maintenir la pression sur la limite de réchauffement climatique de 1,5 °C.
  • Les soutiens financiers publiques et privé pour stimuler la transition écologique et aider les pays vulnérables face au changement climatique.
  • La création de nouvelles opportunités économiques par la stimulation des technologies de transformation écologiques fortement créatrices d’emploi.

 

Convergence internationale et surenchères ambitieuses.

 

Joe Biden a invité une quarantaine de dirigeants internationaux par visioconférence, ce qui a suscité des annonces prometteuses.

Malgré les tensions qui entre les deux pays, Pékin a annoncé la participation de Xi Jinping à cette rencontre. Le président américain échangera avec son homologue chinois pour la première fois depuis sa prise de fonction. Les deux pays ont tous les deux un rôle déterminant dans la lutte climatique car ils sont responsables à eux deux de près de 40% des émissions mondiales de Co2. La Chine a provoqué de grands espoirs en janvier 2021 en annonçant un objectif de neutralité carbone d’ici 2060. Un projet ambitieux au regard de leur approvisionnement énergétique reposant majoritairement sur le charbon.

“Ce n’est en aucun cas un retour glorieux. Mais plutôt un mauvais élève qui revient sur les bancs de l’école après avoir séché les cours”, critique Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Contrairement à de nombreux pays, l’Inde respecte les engagements climatiques pris lors de la COP21. Le pays va même jusqu’à porter à 60% d’ici 2030 la part des combustibles non fossiles dans la production d’électricité, contre un objectif initial de 40%. L’Inde s’est également fixé l’objectif d’atteindre 450 gigawatts de capacité de production d’énergie renouvelable. Néanmoins, le troisième pays émetteur de Co2 dans le monde risque de voir ses émissions de Co2 augmenter de 50% d’ici à 2040. Le pays pointe du doigt le manque de soutien des pays développés, responsables historique du réchauffement climatique.

Vladimir Poutine participera bien à la rencontre. Dans son communiqué, la présidence affirme qu’elle « présentera l’approche de la Russie dans le contexte de l’établissement d’une large coopération internationale pour surmonter les conséquences négatives du changement climatique ».

Le Royaume-Uni vise la neutralité carbone en 2050. Boris Johnson a annoncé accélérer les transformations économiques du Royaume-Uni pour atteindre une réduction de 78% d’ici 2035 par rapport à 1990. Cette stratégie s’appuie sur l’accueil ” d’ entreprises pionnières de nouvelles technologies et des innovations vertes “.

Le Premier Ministre Israélien Benyamin Netanyahou a formulé un engagement important pour son pays et la planète. “Je m’engage à réduire les émissions de dioxyde de carbone et à mener à bien la transition des combustibles fossiles aux énergies renouvelables en Israël d’ici 2050”. C’est la fin de la production d’énergie grâce au charbon pour l’Israel !

L’Europe réagit

Il semblerait que l’annonce du Leader Summit on Climat ait accéléré les discussions des institutions européennes. A la veille du sommet, la Commission, le Parlement et les dirigeants du Conseil ont délibérés. En est ressortie une loi historique sur le climat pour apparaitre comme le continent le plus ambitieux en matière d’action climatique. L’Europe a ainsi annoncé un nouvel objectif à la hausse de 57% de réduction de nos émissions de Co2 par rapport à 2050

Comment sera respecté cet objectif ?

  • En renforçant les « puits de carbone naturels » que sont nos forêts, prairies ou encore zones humides.
  • En créant un Haut Conseil Européen pour le climat qui se fera le relai des avis scientifiques indépendants.
  • En créant une commission Européenne de contrôle climatique qui appliquera à chaque propositions législative un test de cohérence climatique. Si un texte proposé va à l’encontre de cet objectif de 57% de réduction de Co2 en 2050, il sera bloqué par l’organisme de contrôle.
  • Un budget carbone annuel sera créé fixant la totalité des émissions à ne pas dépasser.

 

« La Loi Climat est une pierre angulaire du Green Deal. Son adoption ouvre la voie à la réforme de 50 lois européennes d’ici la fin 2022. » – Pascal Canfin, député européen LREM.

Rappelons que tous ces engagements ne valent que s’ils sont tenus. Force est de constater que depuis les premières discussions internationales de l’ONU en 1995, les émissions de CO2 n’ont cessées d’augmenter (hors période 2020 liée au covid). L’Agence internationale de l’énergie a communiqué le 20 avril 2021 sur l’augmentation en 2021 de 1,5 milliard de tonne de Co2, soit 5% de plus par rapport à 2019. La fixation d’objectifs nationaux et internationaux demeure la première marche d’un long escalier.

 

 

Quelles implications pour les entreprises ?

 

« Le message envoyé par Biden, c’est : “Nous, on investit des milliards de dollars dans une relance et il faut que, d’ici la COP26, il puisse y avoir un virage” » résume Eddy Perez, de l’organisation Climate Action Network Canada.

Ainsi, les entreprises peuvent s’attendre à une annonce d’un plan d’investissement de 2000 milliards de dollars pour la transition, annoncé parmi les souhaits du président Américain.

Déjà en 2020, WWF France chiffrait à 1 million le nombre d’emplois possiblement créés en France d’ici 2022 à travers un plan budgétaire climatique. Le nombre d’emplois créés pourrait s’élever à 1,8 million à l’horizon 2030 dans les secteurs clés de la rénovation, des énergies renouvelables, de la mobilité, de l’agriculture et du tourisme.

A l’approche du sommet, les entreprises se positionnent en soutien au changement climatique. La coalition « We Mean Business » qui rallie 300 entreprises Américaines, a publié une lettre ouverte pour appeler le président Biden à adopter une cible d’au moins 50% sous le niveau de 2030.

Apple et Facebook ont notamment annoncé des actions pour lutter contre le changement climatique. Apple a doté de 200 millions de dollars le Restore Fund pour investir dans des projets forestiers, tandis que Facebook a rejoint le club des entreprises qui utilisent 100% d’énergies renouvelables.

Le Président Américain Joe Biden a déjà annoncé un soutien financier à l’association « Clean Cooking Alliance », qui construit des fours fermés aux 2,8 millions de personne exposées à des problèmes respiratoires suite aux inhalation directe de Co2.

Si ces annonces ne font que précéder des actions concrètes, il est important de noter qu’une réelle coopération internationale est en mouvement.

 

Baptiste Drapier

[Premiers Pas] – Le Guide d’une DPEF en 6 Étapes

[Premiers Pas] – Le Guide d’une DPEF en 6 Étapes

Qu’est ce qu’une DPEF ?

La Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF, anciennement appelée rapport RSE) un outil de pilotage stratégique qui permet de valoriser votre performance extra-financière auprès de vos parties prenantes, notamment auprès des investisseurs.

Tous les acteurs partagent un même diagnostic sur les limites de l’information financière : si celle-ci constitue un socle incontournable, elle est aujourd’hui considérée comme insuffisante pour traduire à elle seule la réalité complexe de l’entreprise et de sa contribution à la création de valeur.

Nous sommes convaincus que la DPEF est une excellente opportunité pour l’organisation de communiquer sur sa stratégie RSE, grâce à un document concis, lisible et communicant. 

Quel est le contenu d’une DPEF réussie ?

Les éléments d'une DPEF réussie

Par Flora Grand, Experte Audit et Certification, © Parangone

Les indicateurs extra-financiers (KPIs), la pierre angulaire de votre DPEF.

Le référentiel (langage) choisi doit correspondre aux attentes des organisations certifiantes et être différenciant pour traduire la spécificité de votre engagement sociétal. Le référentiel définit la liste des indicateurs à renseigner dans sa DPEF. Novethics répertorie à ce jour 8 référentiels internationaux.

A titre d’exemple, voici les indicateurs attendus pour le référentiel de l’ISO 26 000 :

La gouvernance : le partage de la création de valeur ou l’investissement en R&D.

La bonne pratique des affaires : l’exposition à la corruption ou la traçabilité des factures.

Les droits de l’Homme : l’exposition au travail des enfants ou l’égalité professionnelle homme-femme.

Le thème sociétal : la contribution à la politique du logement social ou la contribution à l’éducation.

L’environnement : l’émission de Co2 par k€ de coût ou la consommation d’emballages.

La question sociale : le nombre de jours de formation par salarié ou le nombre d’emplois créés localement.

La relation avec les consommateurs : le taux de satisfaction client ou la situation de dépendance vis-à-vis de ses clients.

Vous ne connaissez pas ces indicateurs ? Notre partenaire tiers de confiance abCSR évalue rapidement et facilement vos données RSE et les compare avec celles de votre secteur.

 

La méthode Parangone : garantir l’équilibre de votre DPEF.

Notre mission est de trouver l’équilibre entre le caractère normé et lisible d’une DPEF, pour faire de ce support un outil de communication fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes.

Axe 1 : Renforcer votre démarche RSE et benchmark des meilleurs pratiques.

Nous formalisons votre stratégie RSE, sur la base d’indicateurs de performance, ce qui challenge votre démarche et met en évidence les marges de progression. Vos données sont comparables à celles des autres organisations de même taille et/ou même secteur d’activité. La DPEF est un outil d’affermissement de votre stratégie RSE.

Axe 2 : Animer le réseau de parties prenantes (clients, fournisseurs, collaborateurs, ONG, collectivités, riverains).

Nous donnons corps aux attentes de vos parties prenantes. Vos parties prenantes (collaborateurs, clients), ont une perception de la responsabilité de l’entreprise et ils ne demandent qu’à être écoutées. La stratégie RSE se décline à tous les niveaux de l’entreprise et l’innovation responsable ne peut pas systématiquement venir du dernier étage de la tour du siège !

Axe 3: Faire rayonner son leadership sociétal auprès de l’ensemble des parties prenantes

Engagement sociétal validé, document rédigé, il est temps de valoriser votre stratégie. Générer un effet d’entrainement au sein de votre secteur est un exercice d’équilibre fondé sur les codes de la compliance et adapté aux nouveaux outils de communication. Atteindre cet équilibre demande du temps et des compétences rares que nos expert.e.s mettent à votre profit.

Pour en savoir plus sur notre méthode d’accompagnement, découvrir nos références et prendre rendez-vous, cliquez ici.

[Loi PACTE_2 ans après] – Les Raison d’Être du CAC 40.

[Loi PACTE_2 ans après] – Les Raison d’Être du CAC 40.

Les raison d’être des entreprises du CAC 40.

Temps de lecture : 3 minutes

La loi Pacte (2019) donne la possibilité aux sociétés de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts.

Pourquoi définir une raison d’être ?

Car 59% des Français.e.s déclarent avoir intégré l’impact environnemental, et pour 40% d’entre eux les impacts sociaux et sociétaux, dans leur choix de consommation (étude de l’Observatoire de la Consommation responsable, janvier 2021). 

La raison d’être est le projet de long terme dans lequel s’inscrit l’objet social de l’entreprise. Elle est l’écriture dans les statuts d’une convention, portée par les collaborateurs de l’entreprise, co-construite avec les parties prenantes et impulsée par le comité exécutif. Cette convention fixe un axe structurant pour l’entreprise. En avril 2021, ce sont 60% des entreprises du CAC40 qui ont adopté ce principe dans leur statuts.

D’après Errol Cohen, elle est “La colonne vertébrale de l’entreprise“.

En 2019, la raison d’être, telle que promue par la Loi Pacte, est devenue une incitation claire d’intégrer une finalité sociale et environnementale dans les statuts de l’entreprise. En effet, cette loi introduit un nouvel alinéa à l’article 1833 du code civil selon lequel:

La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.

L’ “intérêt social” et les “enjeux sociaux et environnementaux” ne sont pas clairement définis par la loi, ce qui suscite de vifs débats. L’occasion de faire un point sur les raisons d’être des sociétés du CAC40.

Les raison d’êtres votées aux AG:

Apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre.” – Danone (Juin 2020)

Agir pour accélérer la transition vers une économie neutre en carbone, par des solutions plus sobres en énergie et plus respectueuses de l’environnement.” – Engie (Mai 2020)

Notre mission est de contribuer à façonner l’espace informationnel. Avec nos compétences et nos services, nous supportons le développement de la connaissance, de l’éducation et de la recherche dans une approche pluriculturelle et contribuons au développement de l’excellence scientifique et technologique. Partout dans le monde, nous permettons à nos clients et à nos collaborateurs, et plus généralement au plus grand nombre, de vivre, travailler et progresser durablement et en toute confiance dans l’espace informationnel.Atos (Avril 2019)

Orange est l’acteur de confiance qui donne à chacune et chacun les clés d’un monde numérique responsable.” – Orange (Décembre 2019)

Notre mission est de proposer à nos clients des services, des produits et une alimentation de qualité et accessible à tous à travers l’ensemble des canaux de distribution. Grâce à la compétence de nos collaborateurs, à une démarche responsable et pluriculturelle, à notre ancrage dans les territoires et à notre capacité d’adaptation aux modes de production et de consommation, nous avons pour ambition d’être leader de la transition alimentaire pour tous.” – Carrefour (Juin 2019)

Nous concevons et exploitons des services de paiement et de transactions numériques pour contribuer à une croissance économique, durable et renforcer la confiance et la sécurité dans nos sociétés. Nous les rendons respectueuses de l’environnement, accessibles au plus grand nombre, tout en accompagnant les transformations sociétales.” – Wordline (Juin 2020)

Les raisons d’être non votées aux AG:

Agir pour le progrès humain en protégeant ce qui compte.” – AXA (Juin 2020)

Nous sommes au services de nos clients et du monde dans lequel nous vivons.” – BNP Paribas (Mai 2020)

Libérer les énergies humaines par la technologie pour un avenir inclusif et durable.” – Capgemini (Octobre 2020)

Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société.” – Crédit Agricole (Juin 2019)

Apporter aux entreprises et aux personnes des univers 3DEXPERIENCE leur permettant d’imaginer des innovations durables, capables d’harmoniser les produits, la nature et la vie.” – Dassault Systèmes (2012)

Améliorer les vies, en transformant les espaces où les gens vivent, travaillent et se rencontrent, avec des infrastructures électriques et numériques et des solutions connectées simples, innovantes et durables.” – Legrand (Mai 2020)

 “Créer la beauté qui fait avancer le monde.” – L’Oréal (Février 2020)

Offrir à chacun une meilleure façon d’avancer.” – Michelin (2013)

Créateur de convivialité.” – Pernod Ricard (2009)

Préserver la liberté de mouvement en proposant une mobilité sûre, durable, agréable et accessible au plus grand nombre.” – Groupe PSA (2008)

“Grâce à l’engagement de ses collaborateurs, grâce à l’innovation et à l’excellence opérationnelle, Safran invente, fabrique et soutient en service des solutions de haute technologie pour contribuer durablement à un monde plus sûr, où le transport aérien devient toujours plus respectueux de l’environnement, plus confortable et plus accessible. Safran engage aussi ses compétences au service d’enjeux stratégiques tels que la défense et l’accès à l’espace. » – Safran (Mai 2020)

Making the world a better home.” – Saint Gobain (Présentée à l’AG de Juin 2021)

Construire ensemble, avec nos clients, un avenir meilleur et durable en apportant des solutions financières responsables et innovantes.” – Société Générale (Janvier 2020)

Aider nos clients et la société en général à construire un avenir de confiance“.  – Thalès (2020)

La raison d’être de Veolia est de contribuer au progrès humain, en s’inscrivant résolument dans les objectifs de développement durable définis par l’ONU, afin de parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. C’est dans cette perspective que Veolia se donne pour mission de ressourcer le monde, en exerçant son métier de service de l’environnement“. – Veolia (Avril 2020)

 

Baptiste Drapier

 

S'abonner à la Newsletter

Inscrivez vous à la Newsletter pour rester informé..

Vous êtes désormais inscrit.

Pour plus de contenus exclusifs !

Inscription réussie :