Témoignage de Blaise Estrade – Groupe Pigments

Témoignage de Blaise Estrade – Groupe Pigments

Temps de lecture : 5 min

Voici notre tout dernier article retraçant notre webinaire du 12 avril dernier. Si vous n’avez pas lu les 3 précédents articles, nous vous incitons à suivre les liens suivants :

Article 1 : Votre entreprise a un potentiel caché !

Article 2 :Les 3 effets de la méthode Parangone !

Article 3 : Témoignage de Jonathan Leyva – Konica Minolta France.

Nous vous proposons pour clôturer cette série, le témoignage de Blaise Estrade Directeur Administratif, financier et RH du Groupe Pigments constitué de 6 agences et de 2 sites industriels, il regroupe aujourd’hui 80 collaborateurs.

Parangone a débuté l’aventure, il y a 5 ans avec l’agence With Up, aujourd’hui filiale du Groupe Pigments, dans l’élaboration de leurs engagements RSE. Depuis 1 an et demi, nous avons accompagné le groupe entier dans la réalisation de leur communication sur le progrès (CoP) au titre de signataire du Global Compact ainsi que dans la construction de leur stratégie RSE.

 

@Vanessa Logerais : Le Groupe Pigments a fait le choix de faire de la RSE une dynamique commune à l’ensemble de vos métiers, ce qui n’est pas simple puisque le ressort de votre développement passe par l’acquisition externe. Pouvez-vous réagir sur l’effet Convergence employé avec vous ?

 

Blaise Estrade : “L’adhésion au Global Compact a été le point de départ de la démarche de structuration de notre stratégie RSE. Le Groupe Pigments est en forte croissance depuis plusieurs années, à la fois en interne qu’en externe. C’est dans ce sens que 3 entités ont rejoint les 3 agences historiques du groupe : nous avons donc un enjeu important de cohésion, d’intégration et de partage de valeurs communes.

La RSE est, à côté d’une gouvernance groupe et à côté de systèmes d’informations unifiés, un des moyens rapidement imposés pour l’intégration globale de toutes ces structures. Nous avons donc travaillé sur l’équation de création de valeur économique parallèlement à l’équation de création de valeur sociétale. Nous sommes arrivés avec la complémentarité des métiers, à un modèle d’affaire dans lequel la RSE est absolument à tous les étages.

Ce travail est extrêmement vertueux à l’intérieur du groupe, les plus jeunes vivent la RSE et donc n’ont eu aucun mal. Encore plus loin, cela a permis de mettre autour de la table l’ensemble des classes d’âge. Ce projet a permis de favoriser l’échange de connaissances, un language commun, la compréhension des métiers de chacun, le partage de valeurs et tout ceci en adéquation avec les aspects de la RSE des salariés qui se ressentent de façon évidente aujourd’hui.”

 

Vanessa Logerais : Nous sommes au stade de créer une gouvernance de la RSE, nous faisons en sorte qu’il y ait plusieurs organes de discussion, d’échange pour diffuser cette culture RSE. Pouvez-vous dire quelques mots sur le Comité RSE et le Comité de certification.

 

Blaise Estrade : “Nous avons commencé, comme le dit Jonathan, par mettre en place, l’année dernière, des ateliers de formation. Aujourd’hui, nous sommes sur une étape plus importante : structurer notre démarche RSE interne. 

Il y a un comité RSE dont j’ai la responsabilité avec l’ensemble des référents RSE interne qui reporte directement au comité de direction, ce qui permet d’avoir un effet à 2 étages. 

Un certain nombre d’initiatives sont remontées au comité RSE et nous allons ensuite faire des propositions au comité de direction pour donner les moyens de développer ces initiatives et de les redescendre à l’ensemble des salariés.

Par ailleurs, nous sommes en train de mettre en place un comité de certification. 

Nous avons 3 de nos agences qui sont sous le modèle de la norme ISO 20 121, déclinée de l’ISO 26 000 adaptée au management responsable des événements, et des sites industriels qui sont sur des passages de la norme ISO 9 001.

Ainsi, il y a une complexité qui ce centre entre d’une part nos Communication On Progress (CoP), nos certifications et cette stratégie de démarche volontaire et progressive. Evidement, il y a des passerelles entre ces référentiels. La gouvernance spécifique que nous mettons en place permet de mettre en adéquation l’ensemble de ces moyens, de cette stratégie et d’innover.

 

Vanessa Logerais : Après une première CoP qui a posé les bases de l’amélioration continue, ce qui va être maintenant approfondi ce sont les indicateurs, les KPI. Un dernier mot à ce sujet Blaise ?

 

Blaise Estrade : “Nos KPI ont déjà été identifiés. Ce que nous sommes amenés à faire, c’est de sensibiliser nos collaborateurs au fait que nous avons déjà énormément d’initiatives, de développement, d’innovation qui sont en cours à l’intérieur de l’entreprise.

L’objectif est de les identifier et d’être capable de « compter les oies ». Plus on a d’oies dans le ciel, plus nous sommes capable de les compter. Ce qui va devenir un indicateur de satisfaction pour les salariés puisqu’ils s’aperçoivent de l’utilité de leurs initiatives, de leurs actions au sein de l’entreprise.”

 

Si vous souhaitez retrouver le replay vidéo de notre webinaire, envoyez nous un mail à l’adresse suivante :      

projet@parangone.org

Merci d’avoir lu jusqu’à la fin, si vous nous suivez depuis le début de la série des articles, nous vous remercions doublement !

N’hésitez pas à jeter un oeil à nos autres articles dans les différentes rubriques : S’informer et Agir.

Joanne De Oliveira

 

Témoignage de Jonathan Leyva – Konica Minolta France

Témoignage de Jonathan Leyva – Konica Minolta France

Temps de lecture : 5 min

Bienvenue dans ce 3ème article et avant-dernier de cette série qui retrace notre webinaire du 12 avril : Votre Entreprise a un potentiel caché !

Nous avons précédemment évoqué les différents constats et influences qui impactent les entreprises, nous vous avons également présenté notre méthode et l’importance d’avoir une stratégie RSE structurée et solide. 

Pour retrouver nos anciens articles, nous vous invitons à suivre les liens ci-dessous :

Article 1 : Votre entreprise a un potentiel caché !

Article 2 : Les 3 effets de la méthode Parangone !

Désormais, il est pertinent de vous prouver que notre méthode fonctionne ! 

Pour cela, voici le témoignage exhaustif de @Jonathan Leyva, Président Directeur Général de Konica Business Solutions France, filiale de Konica Minolta. 

Cette société compte 1783 collaborateurs, 440 M€ de chiffre d’affaires et fête ses 50 ans d’engagement. 

En juin 2021, l’entreprise a souhaité redéfinir sa stratégie RSE et @Parangone a eu le plaisir de les accompagner.

 

@Vanessa Logerais : Comment l’effet révélateur s’est-il traduit pour vous ?

Jonathan Leyva : “Après 50 ans, le groupe a mis en place de nombreux projets, Parangone nous a aidé à les structurer et à les rendre cohérents. Nous voulions, ensemble, passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire, intégrer les collaborateurs, les clients, les fournisseurs français et qu’ils puissent se dire « Tout ça c’est très bien, mais moi concrètement, qu’est-ce que je peux faire ? Comment je peux agir ? ». 

Je vois une vraie différence avec ce que nous sommes en train de lancer. Comme le dit Amélie, sur l’enquête des parties prenantes, j’ai été ravie de voir les collaborateurs se porter volontaires pour les entretiens, les ateliers et proposer leurs idées. 

Aujourd’hui, nous sommes en train de bâtir petit à petit un programme dynamique avec des actions concrètes, simples et efficaces.

Les pénuries de matériaux liés à la crise, nous ont mis face à la recherche d’un nouvel équilibre, notamment sur la question de la logistique. Nous sommes en train d’affirmer un modèle économique circulaire mature, nous nous posons des questions sur les circuits courts et sur le reconditionnement des machines. Notre offre de systèmes d’impression reconditionnés Second Life a permis en 2021 de reconditionner 638 machines et nous ambitionnons d’atteindre les 3 000 en 2022.

Et, parce que nous ne sommes pas que dans les systèmes d’impression mais aussi dans la digitalisation, nous souhaitons prendre en compte l’impact du numérique dans les solutions que l’on déploie auprès de nos clients. Nous en avons fait d’ailleurs le premier axe de notre stratégie.”

 

Vanessa Logerais : Vous avez vécu l’intérieur des différentes étapes concernant les sphères d’adhésion, qu’en avez vous pensez ?

Jonathan Leyva : “Au niveau du Comité Exécutif, nous partagions un référentiel commun et nous voulions emmener Konica Minolta France sur la responsabilité sociétale que ce soit du coté business que du coté RH. Nous avons rendu concrète cette stratégie et ça a fait la différence ! J’espère d’ailleurs que demain la plupart des sociétés s’engagent dans ce sens.

Cette fierté, ce sentiment d’appartenance en externe comme en interne, on y crois fort ! Par la suite, Parangone et nous avons mis en place des ateliers et un programme de e-learning à destination des collaborateurs. Le programme sous la forme d’un calendrier de l’avant contenait des challenges, des questions et les gagnants avaient la possibilité de faire don de leurs récompenses à l’association de leur choix. Ce fut une animation régulière et inédite.”

 

Vanessa Logerais : Vous avez créé un réseau d’ambassadeur qui est aujourd’hui très actif ?

Jonathan Leyva : “Oui, il s’agissait d’un appel à volontaires et j’ai été particulièrement touché, de voir toutes les demandes pour faire partie de ce réseau que ce soit au siège ou en région. Ce programme s’inscrit dans l’ancrage territorial et nos ambassadeurs véhiculent cette stratégie. Ils font la promotion de nos projets mais aussi nous remonte tout un tas d’idées, de projets ou d’associations avec lesquelles nous pouvons travailler. 

Tout ceci va se concrétiser avec la plateforme d’appel à projet Vendredi. Konica Minolta accordera du temps aux collaborateurs pour s’engager dans leurs projets et les causes essentielles à l’entreprise qui sont la protection de la biodiversité et les personnes en situation de handicap.”

Vanessa Logerais : Nous évoquions l’effet de convergence, c’est-à-dire la capacité à aller chercher de nouvelles alliances, d’élargir le cercle des parties prenantes. Vous venez de signer un partenariat avec l’Office National des Forêts (ONF) sur les questions de la biodiversité. Un petit mot sur cette expérience qui démarre ?

Jonathan Leyva : “Les actions de la biodiversité ne se résument pas à la reforestation, il y a d’autres actions dont notre biodiversité à besoin et l’ONF est une référence. Konica Minolta France est présent sur tout le territoire, l’idée est que nous contribuions à des chantiers nature dans toutes les régions. Ce partenariat nous permet de mieux comprendre la situation de nos forêts. Pour renvoyer à la première question, nos collaborateurs s’engagent sur des actions concrètes.”

Vanessa : Merci Jonathan Leyva, notre dessinateur Guillaume nous a fait un magnifique dessin de votre intervention, que nous vous offrirons en remerciement à la fin.

 

Merci d’avoir lu ce premier témoignage de Jonathan Leyva – Konica Business Solutions France.

Demain nous posterons le témoignage de Blaise Estrade du Groupe Pigment, bonne semaine à toutes et à tous !

Joanne De Oliveira

Les 3 effets de la méthode Parangone !

Les 3 effets de la méthode Parangone !

Temps de lecture : 10 min

Bienvenue dans notre 2ème article concernant notre webinaire du 12 avril !

Si vous n’avez pas lu le premier article concernant les constats actuels et les influences qui impactent les entreprises aujourd’hui, nous invitons à suivre le lien ci-dessous :

Article 1 : Votre entreprise a un potentiel caché !

Dans l’article d’aujourd’hui, nous vous proposons d’en apprendre davantage sur la méthode de Parangone.

Celle-ci apporte un certain nombre de garanties :

1. Intégrer les incontournables de la RSE et les référentiels les plus robustes,

2. Embarquer tous les échelons de l’entreprise de façon transversale,

3. Intégrer les solutions techniques et digitales les plus innovantes, pour optimiser le suivi de votre impact. Parangone est en partenariat avec le @GlobalClimateInitiative pour les bilans carbones, @Digital4better et @Greenmetrics pour le calcul de l’impact environnemental ou encore la plateforme @Zei qui permet de piloter la performance de vos indicateurs.

4. Séquencer le travail dans le temps, car nous le savons la RSE demande un investissement que ce soit en terme financier ou en terme de ressources humaines. Travailler par séquence permet de lisser l’effort à fournir par l’entreprise. Pour ensuite, construire et orchestrer l’adhésion progressive des sphères d’influence et de décision autour du coeur de l’entreprise.

@AmélieFoulon a rejoint Parangone il y a 2 ans avec la volonté de renforcer l’offre d’accompagnement suite à une enquête, qu’elle a réalisé auprès de plusieurs entreprises sur les zones de risques.

 

Approche par les risques

 

En discutant avec de nombreuses entreprises, le constat est que sans une méthode structurante, la RSE peut être perçue comme une contrainte et/ou mener à une impasse. 

Risque 1 :

Bâtir une démarche RSE perçue comme étant « hors-sol », déconnectée de l’activité de l’entreprise et de l’expérience vécue par les parties prenantes, entraine un effet contre-productif. C’est-à-dire, un manque d’adhésion voire un rejet des individus qui ne comprennent pas la démarche.

Risque 2 :

Faire que la stratégie RSE reste un sujet d’experts. L’entreprise développe des actions, mais elle n’intègre pas les managers, ni les collaborateurs. Les équipes ne connaissant pas ce que l’entreprise met en place, ils ne peuvent pas relayer l’information et l’entreprise passe à coté d’un atout, celui des messages portés par le siège et le vécu des collaborateurs.

Risque 3 :

Une communication descendante et/ou prématurée sans avoir bâti tous les éléments de preuves, suscite le doute et s’expose au « greenwashing ». L’entreprise se discrédite et ce pour potentiellement longtemps. À la suite, récupérer une belle image, s’avère être complexe et difficile.

Risque 4 :

En lien avec les 3 risques précédents, sans une méthode bien construite, l’entreprise s’expose à une déperdition de moyens financiers et humains. Ne se donnant pas les moyens d’aller chercher tout le potentiel d’effets positifs bénéfiques pour l’entreprise.

 

Approche par les bénéfices

Il est essentiel pour @Parangone d’assurer la pérennité de la démarche. Nous identifions 4 leviers à activer.

Leviers 1 :

Avoir un impact sur le business grâce à l’effet positif. Une entreprise responsable est plus attractive pour ses clients et fait la différence par rapport à ses compétiteurs. Mais pour cela, la force de vente doit être capable de mettre en avant les arguments et d’en faire des atouts différenciants.

Leviers 2 :

La RSE est un fort levier de fierté et de motivation pour les collaborateurs. S’ils ont la possibilité de la comprendre, de se l’approprier et d’y contribuer, alors cela génère un réel enthousiasme communicatif.

Levier 3 :

La stratégie RSE peut devenir le socle du sentiment d’appartenance et contribuer a générer de la transversalité entre les métiers et entre les filiales et créer une dynamique collective au sein de l’entreprise.

Levier 4 :

Une entreprise, qui dans son modèle d’affaire, prend en considération ses parties prenantes et cherche à en avoir de nouveaux, va développer une stratégie RSE avec un fort levier d’innovation et d’opportunité à tous les niveaux. Managériale, d’organisation, de méthode de production et d’offre de biens et de services.

 

Les 3 effets de notre méthode 

 

Arrive ici, notre méthode à 3 effets qui va placer les collaborateurs au coeur de la démarche et générer un effet d’entraînement, suffisamment puissant pour construire un véritable leadership sociétal. 

« Le leadership sociétal, est la capacité d’incarner l’engagement sociétal au plus haut niveau en relation avec le coeur de business de l’entreprise, là où l’engagement de l’entreprise est le plus utile et sans se disperser en actions alibis. » @Vanessa Logerais Fondatrice-dirigeante de Parangone.

🟪 L’effet Révélateur 

Nous faisons le pari qu’il existe dans chaque entreprise des « pépites », c’est-à-dire un potentiel. Cela peut-être son histoire, ses valeurs, ses initiatives mais aussi la sensibilité des femmes et des hommes qui la compose. 

Le collaborateur doit se dire :

«On m’écoute et on me demande mon avis ».

Concrètement dans cette phase nous allons chercher la parole des collaborateurs et des parties prenantes pour construire la matrice de matérialité et établir le modèle d’affaire. Ce qui permettra de poser l’équation entre création de valeur économique et création de valeur sociétale à partir de la réalité de l’entreprise !

🟧 L’effet Convergence

Nous cherchons toutes les sphères d’influence de l’entreprise ; la direction, les managers, les fournisseurs, les clients, les collaborateurs, toutes les parties prenantes associées aux actions mise en place. 

Le collaborateur doit se dire :

«  J’ai compris et on me donne les moyens d’y contribuer »

Concrètement, il s’agit de construire un réseau d’ambassadeurs. Mettre en place des ateliers de formations participatifs, des modules e-learning incarnés par des référents de l’entreprise, concevoir des outils de présentation et des outils d’organisation et rendre possible la contribution de chacun.

🟨 L’effet Rayonnement

Dans cette étape, il s’agit de travailler à la fois le reporting et la communication en veillant à ce que chaque engagements soient incarnés par la parole des collaborateurs de l’entreprise, mesurés par des outils et des process appropriés. 

Le collaborateur doit se dire : 

« Je suis fier de ce qui se passe dans mon entreprise et fier de le raconter à mes clients, mes amis, ma famille »

Concrètement, c’est uniquement à cette étape que nous parlons de communication. Cela permet d’apporter une autre vision du reporting, incarné et qui donne du sens aux KPI (key performance indicator). Il n’y a pas de raison objective pour cantonner la DPEF ou l’URD aux investisseurs sous une forme austère. On peut en faire un support vivant et attractif dans le fond et la forme !

 

Est-ce que cette méthode fonctionne ? Vous le constaterez dans les deux prochains articles dédiés aux témoignages de @Jonathan Leyva du Groupe Konica Minolta et @Blaise Estrade du Groupe Pigment.

Merci d’avoir lu jusqu’à la fin 😀 ! Et bonne semaine à tous et à toutes ! 

Joanne De Oliveira

Loi REEN : le numérique responsable, nouvel enjeu de RSE

Loi REEN : le numérique responsable, nouvel enjeu de RSE

Temps de lecture : 6 mn

 

Le numérique représente 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et ce chiffre risque de doubler d’ici à 2025 (rapport « Lean ICT – Pour une sobriété numérique » publié en 2018 par The Shift project).

En France, le volume de gaz à effet de serre émis par le numérique  représentait en 2019 quinze millions de tonnes équivalent carbone, selon le rapport réalisé par le Sénat  dans le cadre de l’élaboration de la loi REEN (source).

En cause, le cycle de vie de nos appareils numériques, l’utilisation exponentielle d’internet et le stockage de nos données sur les data-centers. Et bien sûr la crise sanitaire :  une étude menée par l’ADEME estime que la consommation énergétique et l’usage de la visioconférence représentent 2,6 kg eqCO2/an dans le cas d’un jour de télétravail hebdomadaire. 

Les entreprises, et plus particulièrement celles liées au monde numérique, ont un rôle majeur à jouer dans ce changement. D’autant que le cadre réglementaire français et européen se précise. Quels enjeux et quelles solutions ? Parangone, agence conseil en stratégie et communication RSE s’est rapprochée de ses partenaires experts pour faire le point. 

 

Qu’entend on par numérique responsable ?

Le numérique responsable est une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale du numérique. Il revendique une utilisation plus sobre et moins énergivore. Il recouvre plusieurs champs : le Green IT, l’IT for green et la conception responsable des services numériques.

Les notions clés à connaitre :

Le Green IT désigne les techniques de l’information et de la communication dont la conception ou l’emploi permettent de réduire les effets négatifs de l’activité humaine sur l’environnement. Cette action est généralement conduite par la Direction des systèmes d’information (DSI),

L’IT for green met le numérique au service du développement durable afin d’analyser, prévenir et apporter des solutions. 

La sobriété numérique est une démarche consistant à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens, et par conséquent réduit l’impact environnemental du numérique. 

Des réglementations de plus en plus nombreuses !

Un certain nombre de mesures réglementaires visant à réduire l’empreinte écologique du numérique existent déjà en France, dont la toute nouvelle loi REEN.

L’obsolescence programmée – un premier pas via le Code de la consommation

En 2015, la définition de l’obsolescence programmée est introduite dans le Code de la consommation à l’article L213-4-1 : « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». Une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amendes sont prévues.

La loi AGEC – les premières mesures concrètes 

La Loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC) apporte des avancées majeures pour réduire les impacts négatifs du numérique.

A partir du 1er janvier 2022, les fournisseurs d’accès internet doivent informer leurs abonnés de leurs données consommées et indiquer l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre (GES) correspondant (article 13.3).

Depuis le 1er janvier 2021, les entreprises doivent indiquer sur certains produits électriques et électroniques de la vie courante un indice de réparabilité. Cet indice concernes les ordinateurs et les smartphones (article 16). A partir du 1er janvier 2024, un indice de durabilité remplacera ou complétera l’indice de réparabilité. Ce nouvel indice prendra en compte des critères tels que la fiabilité et la robustesse. (Article 16)

Afin de favoriser l’allongement de durée de vie des équipements numériques et lutter contre l’obsolescence logicielle, les mises à jour logiciels sont rendues obligatoires pour les fabricants pendant au moins 2 ans, en imposant une dissociation entre les mises à jour de confort et les mises à jour de sécurité (article 27).

Depuis le 1er janvier 2021, l’administration publique, lors de ses achats, favorise le recours à des logiciels dont la conception permet de limiter la consommation énergétique associée à leur utilisation. De plus, l’administration publique, lors de ses achats a recours au réemploi ou à la réutilisation ou aux biens qui intègrent des matières recyclées (article 55 et 58).

La loi REEN – une stratégie de numérique responsable au niveau national

« La loi REEN (Réduction de l’Empreinte Environnementale du Numérique) resserre l’étau sur les organisations pour un numérique plus vertueux. Découpé en cinq chapitres, elle va influer tant sur l’aspect prise de conscience de l’impact du numérique avec une formation dans les écoles et l’enseignement supérieur dès la rentrée 2022 que dans les équipements avec notamment le délit d’obsolescence renforcé ou l’incitation au reconditionné ; mais également sur les usages avec un référentiel général d’éco-conception.

Cette loi est dans la continuité de celles de février 2020 en allant encore plus loin même si il n’y a aucune obligation de résultats. Les organisations publiques ainsi que les opérateurs télécom sont quand à eux plus contraints, avec des obligations de mesure et informations ou encore de stratégie numérique responsable pour les territoires. »

Frédérick MARCHAND CEO fruggr x Digital4better, Auteur du livre « 40 mots pour un numérique responsable »

 

La loi du 15 novembre 2021 visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France (REEN) présente cinq objectifs clés concernant les constructeurs, les entreprises mais également les collectivités locales  : 

  • Sensibiliser à l’impact environnemental du numérique

Il s’agit de former les plus jeunes à la sobriété numérique et intégrer dans les parcours de formation des ingénieurs l’éco-conception dès la rentrée 2022. Un nouvel observatoire des impacts environnementaux du numérique lié à l’ADEME va être créé.

  • Limiter le renouvellement des appareils numériques

La loi prévoit une meilleure information des consommateurs quant aux caractéristiques de mise à jour des appareils et interdit aux fabricants d’empêcher le reconditionnement d’un appareil ou d’empêcher l’installation d’un logiciel après deux ans.

  • Favoriser des usages numériques écologiquement vertueux

Un référentiel général d’éco-conception des services numériques va être créé. 

Le démarchage téléphonique via des automates d’appels sera strictement encadré. 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) va publier un recommandation pour la mise en  oeuvre des bonnes pratiques à destination des fournisseurs de streaming. 

  • Promouvoir des data centers et des réseaux moins énergivores

Les opérateurs de communications électroniques devront publier des indicateurs clés récapitulant leurs engagements en faveur de la transition écologique, dès 2022.

  • Promouvoir une stratégie numérique responsable dans les territoires

Les plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) devront intégrer l’enjeu de la récupération de chaleur des centres de données dès 2025. Les communes et leurs intercommunalités de plus de 50 000 habitants devront élaborer une stratégie numérique responsable.

https://www.vie-publique.fr/loi/278056-loi-15-novembre2021-reen-reduire-empreinte-environnementale-du-numerique

Comment mettre en place une démarche de numérique responsable dans mon entreprise ?

Le numérique responsable devient un volet incontournable des stratégies de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE).

Parangone, agence conseil en stratégie et communication RSE, vous accompagne dans votre démarche pour calculer votre empreinte numérique, structurer votre plan d’action et déployer des solutions concrètes auprès de vos collaborateurs et de vos parties prenantes

Découvrez également notre guide des éco-gestes informatiques : https://parangone.org/guide-des-ecogestes-informatiques/

Les solutions de nos partenaires – éco-concevoir, réduire ses émissions et faire des économies

Digital4better x Fruggr

Digital4better est un acteur au service des entreprises pour une performance numérique durable. C’est un acteur engagé dans l’économie sociale et solidaire (agréé ESUS). L’entreprise développe des plateformes numériques pour les grandes organisations avec une recherche systémique d’impacts. Le groupe est également éditeur du logiciel Fruggr offrant une analyse automatisée et une amélioration de l’empreinte écologique et sociale des plateformes numériques.

https://digital4better.com/

https://www.fruggr.io/fr/

Greenmetrics

Greenmetrics est une plateforme qui s’attaque à l’impact environnemental des activités numériques des entreprises. Elle identifie les usages et équipements les plus polluants et réduit le bilan carbone durablement.

https://greenmetrics.io/

Les labels numériques responsables – devenir un leader sociétal du numérique

Le label « Numérique Responsable » (NR) pour les entreprises

Lancé en juin 2019, le Label NR est le premier label français qui vient encadrer une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’agence Lucie accompagne les entreprises souhaitant être labellisées. 

Construit par l’Institut du Numérique Responsable en partenariat avec le Ministère de la Transition Ecologique, l’ADEME et WWF, ce label s’appuie sur 4 axes et 14 principes d’action. En 2021, le référentiel du label a été refondu afin de devenir un outil toujours plus complet et concret pour les organisations. 

https://label-nr.fr/

A noter, qu’il existe aussi de nombreux labels environnementaux pour les appareils électroniques et électriques. Ces labels vous aident à choisir des appareils plus respectueux de l’environnement. Les plus connus : EPEAT, Blue Angel, TCO et Nordic Swan Ecolabel.

La crise sanitaire n’a fait qu’accélérer la numérisation des entreprises, ce qui rend encore plus urgent et indispensable l’intégration des enjeux du numérique responsable par celles-ci. Si le cadre règlementaire n’est pour l’instant qu’une obligation de moyen et peu sanctionnant, il est prévisible qu’il se renforcera davantage. C’est le moment pour les entreprises d’anticiper et d’affirmer un véritable leadership sociétal.

Pour toute question sur les formules d’accompagnement à l’élaboration de votre stratégie RSE ou pour intégrer une de nos solutions partenaires : amelie.foulon@parangone.org

[RSE sectorielle] – Expanscience affirme son leadership sociétal

[RSE sectorielle] – Expanscience affirme son leadership sociétal

Quelle RSE pour le secteur pharmaceutique et dermo-cosmétique ? Case Study Laboratoires Expanscience

Temps de lecture: 7 minutes

Être garant de la bonne santé de l’humanité, aujourd’hui ce n’est plus seulement guérir des maladies. C’est aussi prendre en compte les facteurs pathogènes externes pouvant nuire à notre santé, promouvoir des pratiques qui pourrait atténuer ou éviter les pathologies et améliorer la qualité de notre cadre de vie.

Ce nouveau paradigme confère à l’industrie de la santé, pharmaceutique et dermo-cosmétique une responsabilité citoyenne sans précédent, notamment dans un contexte de crise sanitaire dont l’origine est aujourd’hui connue.

Signataire du Global Compact de l’ONU depuis 2004 les Laboratoires Expanscience (domaine de l’arthrose et de la santé de la peau – marque Mustela) font figure de pionnier et de leader de l’engagement sociétal dans leur secteur. 

Labellisé B Corp depuis 2018 (1er laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique au monde à rejoindre le mouvement) et AFNOR Engagé RSE (niveau Exemplaire depuis 2013), le groupe éclaire notamment ce que peut être un plan d’action au bénéfice des écosystèmes et des communautés locales, au-delà de sa mission première d’aider les individus à façonner leur bien-être.

5 ans après avoir interviewé Karen LEMASSON, directrice RSE et Open innovation dans le cadre de l’ouvrage « Sustainable Development for the Healthcare Industry », coordonné par Pierre A. Morgon (Editions Springer – 2015), nous avons à nouveau échangé avec elle pour mesurer l’évolution des engagements du secteur :

          • Quelle évolution de la stratégie RSE du groupe ?
          • Quelles actions concrètes pour les communautés et leur environnement ?
          • Quelle contribution aux objectifs de régénération de la biodiversité ?

Karen Lemasson, directrice RSE et Open Innovation – Laboratoires Expanscience

 

 La complexité réside dans la responsabilité pour le secteur de protéger notre patrimoine commun, de porter cette transformation conceptuelle, technologique et opérationnelle ainsi que dans la nécessité d’adapter les pratiques professionnelles en conséquence.

Nous avons progressivement relevé ce défi par 3 vagues d’engagements (2004, 2010, 2015) qui structurent aujourd’hui notre programme formalisé de responsabilité sociétale “Better Living Program”

Nous clôturons ce programme cette année et définissons un nouveau cap en matière de RSE à horizon 2030 : aider les individus à façonner leur bien-être tout en créant les conditions d’une économie légère. Cette ambition se traduit par, des engagements, une feuille de route et des plans d’actions co-construits avec plus d’une cinquantaine de parties prenantes : collaborateurs, experts externes, ONG… Notre objectif ? En cohérence avec notre certification B Corp : renforcer chaque jour notre impact positif sur le monde, progresser et faire progresser notre écosystème, être non pas la meilleure entreprise du monde mais une entreprise meilleure POUR le monde… 

 

«Aujourd’hui, encore plus que jamais, la RSE, est pleinement intégrée dans la stratégie et la mission de notre entreprise” Karen Lemasson

Retrouvez le témoignage en vidéo de Karen Lemasson

Depuis 2004 (adhésion au Global Compact des Nations-Unies), nous avons organisé notre stratégie RSE de la production à la commercialisation, autour d’axes majeurs :

  • Une politique de sourcing et d’approvisionnement respectueuse de l’Homme et de son environnement et de la biodiversité 

Expanscience est membre depuis 2011 de l’Union pour le BioCommerce Ethique (UEBT), association internationale à but non lucratif pour la préservation de la biodiversité et le respect des règles du commerce éthique.

En 2016, Expanscience a fait l’acquisition de la société péruvienne Deshidratados Tropicales spécialisée dans l’achat et la transformation d’avocat et de maca. Par cette acquisition, Expanscience sécurise ses approvisionnements et renforce la traçabilité de l’avocat et de la maca, deux matières premières végétales stratégiques pour ses activités Dermo-Cosmétique (Mustela), Rhumatologie (Piasclédine 300) et Actifs Cosmétiques (Macaline, Skinergium, Perséose d’Avocat…).

Notre filière d’approvisionnement au Pérou est un exemple de notre démarche d’approvisionnements responsables. Aujourd’hui, 100% de nos propres filières d’approvisionnement en matières premières végétales dans le monde ont mis en place un plan d’action de RSE et s’engagent à préserver, voire à restaurer la biodiversité.

Avec 96% d’ingrédients d’origine naturelle en moyenne dans nos produits Mustela, et face à une attente croissante de naturalité, nous devons plus que jamais concilier cette appétence des consommateurs avec une politique responsable de sourcing qui préserve la biodiversité, notre patrimoine commun.

Nos actifs cosmétiques sont par ailleurs issus de procédés d’extraction végétale respectueux de l’environnement et innovants comme la biotechnologie et la chimie verte. 64% de notre portefeuille d’actifs cosmétiques est par ailleurs issu de l’upcycling.  

  • Une politique d’éco-conception des produits pour réduire l’impact environnemental

Un produit ou un service qui obtient des bons résultats lors de l’analyse du cycle de vie est un produit qui utilise peu de ressources naturelles lors de sa fabrication, son utilisation et son élimination. Le produit doit au maximum utiliser des ressources naturelles renouvelables et/ou recyclées et recyclables.
Cette notion passe notamment par la réduction au maximum du poids des packaging et par le sourcing de produits responsables (4 R : réduire, remplacer, recycler, repenser). Mise en place dès 2010 cette politique nous a permis d’économiser 129 tonnes de plastique et 78 tonnes de carton et de faire que 100% de nos flacons soient recyclables selon les critères du marché français. Aujourd’hui cela ne suffit plus, l’économie circulaire et la réduction des déchets sont pour nous la voie à suivre pour proposer un système plus vertueux. C’est pourquoi nous avançons sur des expérimentations de vente en vrac et l’usage de flacons de verre consignés en pharmacie.

« Nous croyons que nous devons aider nos consommateurs à trouver une offre de produit qui les aide aussi à faire leur part en adoptant une consommation moins impactante pour la planète » – Karen Lemasson

  • Une politique d’achats responsable, respectueuse des communautés et de leur environnement.

Nous estimons que nous avons une responsabilité à l’égard des producteurs locaux dans les pays où nous nous approvisionnons. Nous avons ainsi effectué un travail fondateur de collaboration avec des partenaires locaux pour chacune de nos filières d’approvisionnement en matières premières végétales (fixation de prix justes et équitables, respect des savoir-faire traditionnels, préservation de la biodiversité…). 

Au Pérou par exemple, notre implantation locale spécialisée dans la transformation de végétaux (pour la production d’huile d’avocat bio, de tourteaux d’avocat, de poudre et de feuilles de Maca bio et certifiées Fair For Life), nous permet à la fois de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production et de nouer sur le terrain une relation de proximité et un partenariat gagnant‐gagnant avec les producteurs. 

Le développement de l’économie locale est l’une de nos priorités. Grâce à la maracuja, et à la maca, dont la saisonnalité est différente de celle de l’avocat, et l’achat d’avocats déclassés (non exportables, non vendables pour l’industrie alimentaire) nous permettons à des agriculteurs de mieux vivre de leur activité, cela génère des retombées économiques en cascade dans les villages. Plus largement, nous diffusons une vision durable de l’agriculture, loin des approches commerciales intensives. En donnant aux producteurs les moyens de développer leurs terres et leur activité, nous contribuons aussi à limiter l’exode rural, et incitons une nouvelle génération d’agriculteurs à s’installer. Notre activité soutien 350 producteurs d’avocat et chaque culture maintenue contribue à éloigner un peu plus un risque de déforestation ou d’érosion des sols. 

  • Des pratiques plus vertueuses sur nos sites et sur l’ensemble de la supply chain

Nous avons diminué de 24% nos émissions de Gaz à Effet de Serre entre 2008 et 2015 (pour 100 unités produites, à périmètre équivalent). En 2020, nous avons étendu le périmètre de notre bilan carbone à l’ensemble de notre activité y compris à l’international qui s’est développée au cours de ces dernières années. Aujourd’hui nous suivons une trajectoire de réduction de nos émissions Expanscience alignée avec la SBTi afin d’atteindre le “Net zero carbon” dès 2030 pour Mustela et notre activité actifs cosmétiques, 20 ans plus tôt que les objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Pour cela, nous regardons avec beaucoup d’attention la question de la séquestration carbone liée aux enjeux de biodiversité.

Nous travaillons de manière continue sur la réduction de notre consommation d’énergie et de ressources naturelles. Entre 2010 et 2020, pour 100 unités produites sur notre site de production certifié ISO 14001 depuis 2012, nous avons ainsi réduit notre consommation d’électricité de 19,4%, de gaz de 24,6% et d’eau de 13,2%.  Nous achetons par ailleurs 100% d’électricité renouvelable sur ce site depuis 2018. 

Nous avons aussi à cœur de faire progresser et d’impliquer nos fournisseurs dans cette démarche d’amélioration continue. Ainsi, 100% de nos fournisseurs stratégiques ont été évalués sur leur démarche de RSE au travers de la plateforme Ecovadis et nous sommes nous-mêmes certifiés Ecovadis niveau gold en tant que fournisseur d’actifs cosmétiques pour l’industrie cosmétique. 

  • Symétrie des attentions et ambassadorat : “aider les individus à façonner leur bien-être”

En tant que laboratoire, nous sommes particulièrement attentifs au bien-être de nos collaborateurs et au développement de leurs compétences pour stimuler leur progrès professionnel et leur épanouissement. 

Notre mission est d’aider les individus à façonner leur bien-être, qu’il s’agisse de nos consommateurs, clients, partenaires, et bien sûr de nos collaborateurs ! Nous embrassons aujourd’hui volontiers la notion de “symétrie des attentions” vis-à-vis de ces derniers. Cela se traduit par des actions concrètes via notre programme dédié à la « Qualité de vie au travail », la charte de la parentalité en entreprise, notre politique handicap et égalité femmes/hommes (index de 98/100 en 2020), mais aussi par le principe d’”employee advocacy” et l’empowerment de nos talents à travers une véritable démarche de co-construction.

Nous avons ainsi travaillé ces 6 derniers mois en mode « Convention citoyenne » : 40 collaboratrices et collaborateurs volontaires issus dans le monde entier ont travaillé ensemble à l’élaboration de nos engagements RSE pour les 10/20 ans à venir. Ils ont travaillé avec des méthodes d’open innovation et ont été nourri par de nombreux échanges avec des experts externes. L’open innovation est pour nous un bras armé de la RSE, elle accélère l’innovation interne et externe et nous aide à renforcer notre impact positif. 

La mission des entreprises de santé est sans doute une des plus belles qu’il soit. A condition de ne pas considérer que parce que nous soignons, nous sommes bons, et de se poser la question du “comment” nous exerçons notre métier. Le secteur doit maintenant progresser vers la notion de “santé environnementale ». Chez Expanscience nous en sommes convaincus car le bien-être des Hommes est indissociable de la santé de la planète, et pour remplir notre mission qui est d’aider les individus à façonner leur bien-être, nous devons donc avoir l’exigence de préserver le vivant sous toutes ses formes. 

 

Propos recueillis par Vanessa Logerais

Créé en 1950, le laboratoire familial et indépendant Expanscience reconnu pour ses soins de peau et le traitement de l’arthrose, est le premier laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique à avoir obtenu en 2013 le niveau « exemplaire » du label Engagé RSE de l’AFNOR et la certification B Corp en 2018. Deux certifications délivrées aux organisations qui ont un impact positif sur la société et sur l’environnement.  L’entreprise se démarque par son authenticité, la cohérence de sa démarche et sa conscience remarquable des intérêts collectifs.

DPEF_Un outil stratégique pour l’entreprise

DPEF_Un outil stratégique pour l’entreprise

DPEF Report Set Mockup By Parangone

À quoi sert la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) ?

 

La DPEF est un outil de pilotage stratégique qui sert à rendre compte de votre performance extra-financière. Ce document (anciennement rapport RSE) est notamment primordial dans le cadre de recherche de financements car 45% des actifs européens intègrent des critères ESG, d’après EFAMA (étude novembre 2020).

“Aujourd’hui, tous les acteurs partagent un même diagnostic sur les limites de l’information financière : si celle-ci constitue un socle incontournable, elle est aujourd’hui considérée comme insuffisante pour traduire à elle seule la réalité complexe de l’entreprise et de sa contribution à la création de valeur.” Patrick de Cambourg, Président de l’Autorité des Normes comptables (extrait du rapport “Garantir la pertinence et la qualité de l’information extra-financière des entreprises : une ambition et un atout pour une Europe durable” – Mai 2019) 

En réponse à la directive européenne de 2014 et à l’ordonnance de juillet 2017 sur la transparence et la publication d’informations extra-financières, la DPEF permet à l’ensemble des parties prenantes d’avoir accès à la publication détaillée d’informations sociales, sociétales et environnementales.

Au-delà de l’exercice de reporting, nous sommes convaincus que la DPEF est une excellente opportunité pour l’organisation de communiquer sur sa stratégie RSE, et déployer la démarche d’amélioration continue grâce à un document concis, attractif et communicant. 

” Notre mission ? Trouver l’équilibre entre le caractère normé et lisible d’une DPEF, pour faire de ce support un outil de communication robuste, valorisant et fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes “. Vanessa Logerais, Dirigeante Parangone

Qui est concerné ? Que dit la loi ?

 

Déjà depuis 2017, les entreprises de + 500 salariés sont contraintes de réaliser une DPEF si elles répondent au critère suivant:

  • Les sociétés cotées dépassant 20 M€ de Total du bilan ou 40 M€ de CA .
  • Les sociétés non cotées dépassant 100 M€ de Total du bilan ou CA.

Les filiales sont exemptées dès lors que leur société mère produit, en France ou dans un pays de l’Union Européenne, une déclaration de performance extra-financière consolidée.

 

À quelles évolutions s’attendre ? Notre veille

 

En 2021, les entreprises de + de 250 salariés doivent s’attendre à un renforcement des obligations réglementaires.

L’AMF recommande (rapport Juin 2020) à l’Union Européenne d’étendre le périmètre des entreprises soumises à la déclaration de performance extra-financière : ” Il est important d’étendre le champ d’application aux sociétés cotées et non cotées de + de 250 salariés et au-delà de 40 millions de chiffre d’affaires et/ou 20 millions de bilan.

Même constat pour L’EFRAG. Le groupe consultatif européen sur l’information financière conseille un élargissement de l’obligation de publier une DPEF aux PME de + de 250 salariés dans son rapport de février 2021.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire travaille à ce que “l’information extra-financière trouve un statut comparable à l’information financière“. Dans son rapport de mai 2019, Patrick de Cambourg, Président de l’Autorité des Normes Comptables, formule une vingtaine de recommandations qui vont dans le sens de l’instauration d’une nouvelle norme. Il répond aux questions de Vanessa Logerais, Fondatrice Dirigeante de Parangone en vidéo.

En conséquence et/ou parallèlement, l’évaluation de la performance extra-financière fait l’objet d’évolutions, au niveau national et européen tendant vers un cadre plus exigeant et/ou plus étendu : 

  • L’article 29 de la loi Energie Climat (Novembre 2019) stipule que dans leur politique relative aux risques en matière de durabilité, les sociétés de gestion de portefeuille doivent inclure « une information sur les risques associés au changement climatique ainsi que sur les risques liés à la biodiversité », faisant ainsi notamment entrer la préservation du vivant, juste là parent pauvre des stratégies RSE des entreprises, dans le périmètre de reporting.

 

  • Le plan d’action de la Commission Européenne pour financer la croissance verte introduit dans la notion de “taxonomie” une nomenclature à 3 niveaux pour qualifier l’impact environnemental des entreprises : les activités vertes, les activités brunes et les activités transitoire mais incompatibles. Un référentiel standardisé est à l’étude qui aura certainement des implications sur la façon dont les entreprises valoriseront la prise en compte de leurs matérialités dans leur déclaration

 

  • Bien que jugée décevante, la toute nouvelle loi Climat et résilience issue des travaux de la Convention citoyenne, aura, tout au moins par sa portée symbolique, un impact sur la façon de prendre en compte les attentes sociétales dans le rapportage des actions de l’entreprise. Car c’est là toute la subtilité de l’exercice : créer l’effet miroir entre l’entreprise et l’ensemble des parties prenantes et valoriser une prise directe avec les attentes de celles-ci.
  • La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une annonce renversante dans le monde du reporting extra-financier. La nouvelle directive européenne concernera quelques 50 000 entreprises européennes, soit toutes les sociétés cotées et de nombreuses entreprises de + de 250 salariés. Pour la Commission Européenne, la CSRD est un levier pour “mieux exploiter le potentiel du marché unique européen pour contribuer à la transition vers un système économique et financier pleinement durable et inclusif “. La proposition pourrait être applicable pour la première fois pour l’exercice fiscal démarrant au 1er janvier 2023. 

 

 

La méthode Parangone : garantir une DPEF équilibrée.

 

Notre mission est de trouver l’équilibre entre le caractère nécessairement normé d’une DPEF et l’objectif de faire de ce support un outil de communication fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes.

Aborder très en amont votre DPEF

Nous anticipons, grâce à nos consultantes spécialisées, l’audit (et le cas échéant la notation extra-financière) de votre déclaration en recensant vos indicateurs et vos données disponibles pour garantir la conformité de votre reporting selon les critères RSE et ESG. Et nous vous aidons à combler les écarts le cas échéant en enrichissant votre stratégie RSE.

Rendre votre stratégie RSE lisible et différentiante 

Nous voyons la DPEF comme un outil d'”affermissement” de votre stratégie RSE. Celle-ci devra être complètement alignée sur des axes stratégiques reconnaissables par vos parties prenantes. Et ne devra pas ressembler à une autre mais traduire votre “univers de marque engagée” !

” La DPEF ne doit pas, par souci de conformité devenir un support austère. C’est au contraire l’occasion de faire vivre de façon dynamique et incarnée vos engagements “. Amélie Foulon, Directrice associée Parangone

Incarner votre stratégie RSE et valoriser votre réseau de parties prenantes (clients, fournisseurs, collaborateurs, actionnaires, partenaires, ONG et partenaires associatifs, collectivités, consommateurs, citoyens).

La DPEF est l’occasion de donner la parole à vos parties prenantes de façon authentique. Vos parties prenantes ont une perception de la responsabilité de l’entreprise et ils ne demandent qu’à être écoutées. Rapporter et valoriser leur témoignage que l’on peut collecter à travers une enquête parties prenantes en amont doit donner le signe que votre stratégie RSE se décline à tous les niveaux de l’entreprise et ne vient pas du dernier étage de la tour du siège !

Faire rayonner son leadership sociétal auprès de l’ensemble des parties prenantes

Nous sommes convaincus que c’est cet exercice d’équilibre entre compliance et communication qui permet d’obtenir un fort effet d’entraînement auprès de vos collaborateurs et de vos partenaires et atteste d’une maturité atteinte en matière de performance extra-financière. Atteindre cet équilibre demande un savoir-faire spécifique, combinant expertise RSE et expertise communication,  que nos expert.e.s mettent à votre profit.

Pour en savoir plus sur notre méthode d’accompagnement et prendre rendez-vous, cliquez ici.

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