DPEF_Un outil stratégique pour l’entreprise

DPEF_Un outil stratégique pour l’entreprise

DPEF Report Set Mockup By Parangone

À quoi sert la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) ?

 

La DPEF est un outil de pilotage stratégique qui sert à rendre compte de votre performance extra-financière. Ce document (anciennement rapport RSE) est notamment primordial dans le cadre de recherche de financements car 45% des actifs européens intègrent des critères ESG, d’après EFAMA (étude novembre 2020).

“Aujourd’hui, tous les acteurs partagent un même diagnostic sur les limites de l’information financière : si celle-ci constitue un socle incontournable, elle est aujourd’hui considérée comme insuffisante pour traduire à elle seule la réalité complexe de l’entreprise et de sa contribution à la création de valeur.” Patrick de Cambourg, Président de l’Autorité des Normes comptables (extrait du rapport “Garantir la pertinence et la qualité de l’information extra-financière des entreprises : une ambition et un atout pour une Europe durable” – Mai 2019) 

En réponse à la directive européenne de 2014 et à l’ordonnance de juillet 2017 sur la transparence et la publication d’informations extra-financières, la DPEF permet à l’ensemble des parties prenantes d’avoir accès à la publication détaillée d’informations sociales, sociétales et environnementales.

Au-delà de l’exercice de reporting, nous sommes convaincus que la DPEF est une excellente opportunité pour l’organisation de communiquer sur sa stratégie RSE, et déployer la démarche d’amélioration continue grâce à un document concis, attractif et communicant. 

” Notre mission ? Trouver l’équilibre entre le caractère normé et lisible d’une DPEF, pour faire de ce support un outil de communication robuste, valorisant et fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes “. Vanessa Logerais, Dirigeante Parangone

Qui est concerné ? Que dit la loi ?

 

Déjà depuis 2017, les entreprises de + 500 salariés sont contraintes de réaliser une DPEF si elles répondent au critère suivant:

  • Les sociétés cotées dépassant 20 M€ de Total du bilan ou 40 M€ de CA .
  • Les sociétés non cotées dépassant 100 M€ de Total du bilan ou CA.

Les filiales sont exemptées dès lors que leur société mère produit, en France ou dans un pays de l’Union Européenne, une déclaration de performance extra-financière consolidée.

 

À quelles évolutions s’attendre ? Notre veille

 

En 2021, les entreprises de + de 250 salariés doivent s’attendre à un renforcement des obligations réglementaires.

L’AMF recommande (rapport Juin 2020) à l’Union Européenne d’étendre le périmètre des entreprises soumises à la déclaration de performance extra-financière : ” Il est important d’étendre le champ d’application aux sociétés cotées et non cotées de + de 250 salariés et au-delà de 40 millions de chiffre d’affaires et/ou 20 millions de bilan.

Même constat pour L’EFRAG. Le groupe consultatif européen sur l’information financière conseille un élargissement de l’obligation de publier une DPEF aux PME de + de 250 salariés dans son rapport de février 2021.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire travaille à ce que “l’information extra-financière trouve un statut comparable à l’information financière“. Dans son rapport de mai 2019, Patrick de Cambourg, Président de l’Autorité des Normes Comptables, formule une vingtaine de recommandations qui vont dans le sens de l’instauration d’une nouvelle norme. Il répond aux questions de Vanessa Logerais, Fondatrice Dirigeante de Parangone en vidéo.

En conséquence et/ou parallèlement, l’évaluation de la performance extra-financière fait l’objet d’évolutions, au niveau national et européen tendant vers un cadre plus exigeant et/ou plus étendu : 

  • L’article 29 de la loi Energie Climat (Novembre 2019) stipule que dans leur politique relative aux risques en matière de durabilité, les sociétés de gestion de portefeuille doivent inclure « une information sur les risques associés au changement climatique ainsi que sur les risques liés à la biodiversité », faisant ainsi notamment entrer la préservation du vivant, juste là parent pauvre des stratégies RSE des entreprises, dans le périmètre de reporting.

 

  • Le plan d’action de la Commission Européenne pour financer la croissance verte introduit dans la notion de “taxonomie” une nomenclature à 3 niveaux pour qualifier l’impact environnemental des entreprises : les activités vertes, les activités brunes et les activités transitoire mais incompatibles. Un référentiel standardisé est à l’étude qui aura certainement des implications sur la façon dont les entreprises valoriseront la prise en compte de leurs matérialités dans leur déclaration

 

  • Bien que jugée décevante, la toute nouvelle loi Climat et résilience issue des travaux de la Convention citoyenne, aura, tout au moins par sa portée symbolique, un impact sur la façon de prendre en compte les attentes sociétales dans le rapportage des actions de l’entreprise. Car c’est là toute la subtilité de l’exercice : créer l’effet miroir entre l’entreprise et l’ensemble des parties prenantes et valoriser une prise directe avec les attentes de celles-ci.
  • La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une annonce renversante dans le monde du reporting extra-financier. La nouvelle directive européenne concernera quelques 50 000 entreprises européennes, soit toutes les sociétés cotées et de nombreuses entreprises de + de 250 salariés. Pour la Commission Européenne, la CSRD est un levier pour “mieux exploiter le potentiel du marché unique européen pour contribuer à la transition vers un système économique et financier pleinement durable et inclusif “. La proposition pourrait être applicable pour la première fois pour l’exercice fiscal démarrant au 1er janvier 2023. 

 

 

La méthode Parangone : garantir une DPEF équilibrée.

 

Notre mission est de trouver l’équilibre entre le caractère nécessairement normé d’une DPEF et l’objectif de faire de ce support un outil de communication fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes.

Aborder très en amont votre DPEF

Nous anticipons, grâce à nos consultantes spécialisées, l’audit (et le cas échéant la notation extra-financière) de votre déclaration en recensant vos indicateurs et vos données disponibles pour garantir la conformité de votre reporting selon les critères RSE et ESG. Et nous vous aidons à combler les écarts le cas échéant en enrichissant votre stratégie RSE.

Rendre votre stratégie RSE lisible et différentiante 

Nous voyons la DPEF comme un outil d'”affermissement” de votre stratégie RSE. Celle-ci devra être complètement alignée sur des axes stratégiques reconnaissables par vos parties prenantes. Et ne devra pas ressembler à une autre mais traduire votre “univers de marque engagée” !

” La DPEF ne doit pas, par souci de conformité devenir un support austère. C’est au contraire l’occasion de faire vivre de façon dynamique et incarnée vos engagements “. Amélie Foulon, Directrice associée Parangone

Incarner votre stratégie RSE et valoriser votre réseau de parties prenantes (clients, fournisseurs, collaborateurs, actionnaires, partenaires, ONG et partenaires associatifs, collectivités, consommateurs, citoyens).

La DPEF est l’occasion de donner la parole à vos parties prenantes de façon authentique. Vos parties prenantes ont une perception de la responsabilité de l’entreprise et ils ne demandent qu’à être écoutées. Rapporter et valoriser leur témoignage que l’on peut collecter à travers une enquête parties prenantes en amont doit donner le signe que votre stratégie RSE se décline à tous les niveaux de l’entreprise et ne vient pas du dernier étage de la tour du siège !

Faire rayonner son leadership sociétal auprès de l’ensemble des parties prenantes

Nous sommes convaincus que c’est cet exercice d’équilibre entre compliance et communication qui permet d’obtenir un fort effet d’entraînement auprès de vos collaborateurs et de vos partenaires et atteste d’une maturité atteinte en matière de performance extra-financière. Atteindre cet équilibre demande un savoir-faire spécifique, combinant expertise RSE et expertise communication,  que nos expert.e.s mettent à votre profit.

Pour en savoir plus sur notre méthode d’accompagnement et prendre rendez-vous, cliquez ici.

[Territoires] Comment ré-enchanter la ville  ?

[Territoires] Comment ré-enchanter la ville ?

En cette période ponctuée de couvre-feux et d’assignements à résidence, nous sommes contraints de rester autour du domicile. Ce qui nous amène à regarder autrement notre environnement de vie – urbain, pour 80%  de la population française (Statista, 2020) -. Alors comment ré-enchanter nos villes et nos quartiers ? Par “l’expérience utilisateur” pour Vincent Gollain, expert en marketing territorial. Par la créativité et l’innovation, en cohérence avec les principes de RSE, pour le groupe Pigments, spécialisé en  scénographie urbaine. Parangone vous apporte un éclairage sur ce croisement entre vision d’expert et plan d’action d’entreprise.

 

La vision de Vincent Gollain, expert en marketing territorial.

Les habitant.e.s, les salarié.e.s, les entreprises regardent la ville différemment ces derniers temps. La ré-enchanter, c’est placer les utilisateurs de la ville au cœur des démarches de développement d’urbanisme.

Son ouvrage, « Réenchanter les lieux publics, l’expérience utilisateur comme levier d’attractivité » croise des points de vue pluridimensionnels pour construire, non pas la ville de demain, mais celle d’aujourd’hui.

Ce livre apporte des éléments de réponse pratiques et opérationnels à tous les corps de métiers impliqués dans cette transformation de l’espace public : un.e commerçant.e, un.e responsable de l’immobilier d’entreprise ou encore des collectivités.

« Plutôt que d’imposer, le livre travaille l’idée que l’on peut aller sur des suggestions, et  inciter les individus à à la fois atteindre ces objectifs globaux, mais également que ça leur procure du bien-être. »

Il appelle à une prise de conscience des défis environnementaux pour contrer des phénomènes tels que l’artificialisation des sols qui réduit la biodiversité.

« Quand on a réintroduit de la végétalisation dans la ville, finalement on crée du bien-être par rapport à l’individu, on sait aussi qu’on peut limiter les îlots de chaleur, on peut aussi augmenter la biodiversité ou là faire revenir etc. »

Des mesures qui correspondent à des objectifs macroéconomiques de développement durable.

 

Les idées du groupe Pigments pour réenchanter la ville.

Une vision que le groupe Pigments concrétise par ses solutions.

Avec ses deux métiers principaux de scénographie urbaine au service des marques (Terres Rouge) et architecture éphémère à destination du secteur immobilier (Noire Ivoire), enrichis de son expertise artistique (Magent’art)  le groupe Pigments devient un acteur incontournable de la ville.

La façade d’un immeuble en construction qui fait le portrait stylisé des ouvriers du chantier.

 

Le groupe a engagé une démarche volontariste responsable à partir de sa raison d’être. « Les idées font la ville », c’est la promesse d’une ville plus durable, plus inclusive, plus harmonieuse.

Le lundi 25 Janvier 2021, l’ensemble des collaborateurs du groupe ont été réunis lors d’un séminaire interne conçu et animé par Parangone pour structurer le plan d‘ action à partir d’engagements RSE. Les échanges ont permis une émulsion d’idées structurées autour de 3 axes : Production, Innovation et Impact environnemental (économie circulaire), et Gouvernance.

 

Optimiser la production

Le pilier production soulève des questionnements sur la conception des bulles de vente éphémères à destination des promoteurs immobiliers. Les collaborateurs ont suggéré des systèmes plus durables, passant par le choix de matériaux,’une nouvelle technologie de conception de box modulables, où encore la standardisation des éléments pour une réutilisation ultérieure.

L’isolation même des bulles de vente a été passée au crible : l’entreprise souhaite se doter d’une nouvelle technologie de fabrication peu gourmande en énergie grâce à une meilleure isolation des parois et à la mise en place de dispositifs intelligents dans la gestion des appareils (notamment le chauffage). Concrètement, c’est instaurer un système de chauffage automatique intégré qui se met en route une heure avant l’arrivée du commercial le matin, ce qui évite de le laisser en marche toute la nuit.

Réutiliser les déchets selon les principes de l’économie circulaire

La meilleure gestion des déchets – selon les principes d’économie circulaire – est une forte préoccupation des collaborateurs. Ces derniers ne souhaitent plus voir le bois rejeté comme une contrainte mais comme une ressource avec laquelle ils peuvent produire des meubles, ou encore se chauffer.

Les idées ont fusé pour optimiser le tri des déchets : réutilisation, code couleur en fonction des matériaux, etc.

 

Le thème de la gouvernance et des parties prenantes.

Les écogestes sont une mesure accessible à tou.t.es dès aujourd’hui. Trier ses déchets, veiller aux pièces jointes de ses mails, éteindre les appareils électroniques en fin de journée… Ce sont autant de revendications qu’ont portées les collaborateurs du groupe Pigments à l’occasion de ce séminaire.

Les collaborateurs ont également questionné leurs clients sur leurs attentes environnementales au regard de leur compétitivité-prix exigée, ainsi que leurs fournisseurs pour les associer à une démarche d’amélioration continue ambitieuse.

Celle-ci se concrétisera notamment par l’adhésion au Global Compact des Nations-Unies et par l’intégration d’objectifs de développement cibles dans la stratégie d’impact du groupe.

 

Baptiste Drapier

 

[Biodiversité] – Un nouveau label pour les entreprises

[Biodiversité] – Un nouveau label pour les entreprises

Comment les entreprises peuvent-elles s’engager concrètement pour le vivant ?

Suivant la maturité de votre projet, il vous est possible d’apparaître comme ” Entreprise protégeant la Biodiversité” grâce au label Biodiversity Progress certifié par l’agence LUCIE et le bureau Véritas. Votre agence Parangone est partenaire de ce programme et vous accompagne dans votre certification Lucie.

Le sujet de la biodiversité est en effet encore trop peu pris en compte par les entreprises. Il est souvent insuffisamment abordé dans les stratégies RSE, car plus complexe à adresser. Bureau Veritas et l’Agence LUCIE souhaitent donner un nouvel éclairage aux notions de protection de la biodiversité au sein des politiques RSE des organisations et entreprises.

Biodiversity Progress donne un cadre commun : en fixant des thèmes de travail et un cadre de référence de l’action, à savoir un site géographique. Elle définit aussi une démarche étape par étape, avec à l’appui un outil de suivi :

  • Formation,
  • Auto diagnostic
  • Audit

L’Agence LUCIE va apporter son expertise d’accompagnement, comprenant notamment une formation adaptée et faciliter les échanges sur ce thème. De son côté Bureau Veritas Certification a développé une nouvelle version du référentiel et l’auditera.
Leur objectif est d’offrir un cadre pratique, basé sur une approche évolutive, aux organisations souhaitant s’engager en faveur de la biodiversité.

[Solidarité] Agir pour l’Egalité des Chances par le mentoring d’entreprise

[Solidarité] Agir pour l’Egalité des Chances par le mentoring d’entreprise

Préparer l’avenir ce n’est que fonder le présent – Antoine de Saint Exupéry

D’après l’INSEE (Etude 2015), 47,6 % des fils d’ouvriers sont restés ouvriers. Concevoir une citoyenneté qui croit au pouvoir de la fraternité pour l’égalité des chances, c’est espérer, un jour, que les enfants d’ouvriers ne soient plus ouvriers.

Le projet d’Ericka Cogne, Directrice Générale de l’Institut Télémaque, c’est de permettre à chaque jeune de révéler pleinement son potentiel. Pour cela, l’Institut Télémaque met en relation un enfant et deux mentors qui vont participer à son devenir citoyen pendant 6 ans.

L’un est issu de la société civile, l’autre est un professeur bénévole. Ils agissent tous les deux pour l’égalité des chances, donner à chaque enfant la possibilité de faire des choix parmi les biens qu’ils jugent estimables et de les atteindre effectivement ( concept de Capabilité d’Amartya Sen).

Ces deux mentors s’engagent à rencontrer le jeune une fois par mois lors d’une sortie culturelle, une visite de la ville ou encore un déjeuner au restaurant. Chaque jeune, dès la cinquième et jusqu’au baccalauréat, peut bénéficier de cet accompagnement en se rapprochant de l’Institut Télémaque.

Soutenir les projets des jeunes défavorisés.

Aider la jeunesse d’ aujourd’hui et de demain, c’est leur permettre de développer leur projet personnel et professionnel grâce au double mentoring.

Pour ces jeunes, c’est l’opportunité de viser l’excellence et d’acquérir une plus grande confiance en eux, tout en créant une passerelle vers le monde de l’entreprise grâce au mentor issu des collectivités ou du monde de l’entreprise

Ce sont déjà plus de 1000 jeunes qui bénéficient de cet accompagnement et qui peuvent témoigner de ce combat que mène l’Institut Télémaque pour l’égalité des chances.

Votre entreprise peut agir pour l’égalité des chances en supportant cette initiative.

Lien vers le site de l’Institut Télémaque

[Territoires] Les Objectifs du Développement Durable (ODD) à l’échelle locale

[Territoires] Les Objectifs du Développement Durable (ODD) à l’échelle locale

Alors que le monde peine à sortir d’une crise protéiforme, le concept de « territoire intelligent », jusque là associé à la notion d’innovation technologique, prend une nouvelle dimension : plus connecté humainement, plus écologique, solidaire et inclusif… En deux mots : durable et résilient. 

Territorialiser les ODD

Les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) définis par les Nations-Unies étaient jusque-là perçus comme un cadre universel de coopération internationale. Ils ont trouvé, à marche forcée, un champs d’application plus local : face à l’urgence vitale, les communes, les villes, les régions sont devenues le périmètre privilégié de l’action pour protéger leurs populations.

Les enseignement de la crise ont ainsi fait du territoire l’échelon crucial pour relever concrètement des défis majeurs que l’on ne dissocie plus : santé, climat, biodiversité, inégalités sociales…

 Cette territorialisation des enjeux, sanitaires, environnementaux, sociaux et économiques offre aujourd’hui une nouvelle grille d’analyse et d’action qui sont autant de domaines de progrès pour accélérer la mise en oeuvre de l’agenda international 2030.

La crise sanitaire ou la grande convergence des crises : quels effets collatéraux avec les ODD ?

La crise sanitaire a mis les territoires sous extrême tension jusqu’au chaos : saturation des infrastructures de soins et des services d’assistance aux personnes, interruptions de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, désorganisation et paralysie des transports et mobilités, accentuation des disparités sociales et isolement des populations fragiles, cessation des activités économiques et impacts sur  l’emploi… Ces situations critiques sont autant de répercussions qui auraient pu être évitées, anticipées et maîtrisées par une meilleure appréhension des enjeux de développement durable.

Les 17 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Pour n’avoir pas été ignorés, ceux-ci n’ont été jusque-là que partiellement, et de façon très segmentée, pris en compte dans l’élaboration des politiques locales et les outils de planification. Au-delà, ces situations inédites ne font qu’amplifier la pertinence et l’importance de ce référentiel universel  – l’un des seuls – que sont l’agenda 2030 des Nations-Unies et ses 17 objectifs de développement durable.

Car cette crise agit avant tout comme un révélateur des dysfonctionnements qui y ont conduit : la croissance effrénée des villes, leur grande dépendance au modèle de globalisation de la production, de la consommation et des échanges, l’oubli, voire le déni de l’interconnexion entre l’homme et la nature sont aujourd’hui considérés par la majorité des experts et scientifiques légitimes comme des facteurs directs d’émergence et de transmission du virus Covid-19.

De nouveaux liens sont dorénavant clairement établis entre santé, biodiversité, climat : à trop sous-estimer la santé du monde du vivant et des écosystèmes dans son ensemble, l’Homme met la sienne en péril » ; à repousser sans cesse la réduction drastique des émissions de CO2, la question de la pollution de l’air devient corrélé à celle la transmission du virus ; à segmenter les sujets nous nous exposons au cumul désastreux de la crise sanitaire, crise climatique et crise économique.

Villes et métropoles intelligentes : connecter les solutions et les acteurs pour organiser la résilience

À travers cette crise, les territoires ont aussi et surtout prouvé leur capacité d’initiative et d’ingéniosité en actionnant la puissance de la solidarité. Les élus, les entreprises, les acteurs associatifs et de l’entrepreneuriat social, les populations se sont mobilisés au plus fort de l’état d’urgence pour gérer les situations locales et mettre en place des initiatives.

Preuve a été faite qu’il est possible d’établir des stratégies alternatives comme celles qui se sont organisées pour assurer la continuité de l’approvisionnement alimentaire : solutions de  distribution, soutien aux circuits courts, préservation de l’agriculture paysanne, accompagnement des personnes précaires, accueil des enfants des personnels du secteur de l’alimentation…

Cette expérience et connaissance empirique fournissent aujourd’hui un puissant levier de transformation pour penser et designer les stratégies territoriales en connectant les solutions et l’ensemble des acteurs. À commencer par les entreprises qui ont fait la preuve qu’elles pouvaient « transformer leurs outils de fabrication et créer de nouvelles filières » pour répondre à une demande urgente (textile médical, masques, gel hydro-alcoolique…).

Les ODD fournissent aujourd’hui un cadre de référence pour penser, avec l’ensemble des parties prenantes, ces  mutations dans de multiples domaines : comment garantir l’accès aux soins pour tous en période de crise (ODD 3), le maintien de l’activité et de l’emploi (ODD8), la continuité des services d’eau (0DD 6) ; adapter les infrastructures aux gestes sanitaires et innover en matière de digitalisation et de gestion des datas (ODD9) ; apporter de façon pérenne des solutions concrètes pour la ville durable et inclusive des plus fragiles (ODD 11) ; réduire notre dépendance énergétique à travers les énergies renouvelables (7) et alimentaire à travers des modes de consommation et de production responsable (ODD12) ; prendre des mesures contre le changement climatique (ODD 13) ; dépressuriser la demande sur les ressources naturelles et protéger les écosytèmes  (ODD 14 et 15) ; protéger les populations et garantir une réponse à leurs besoin vitaux (ODD 1 et 2) ?

Toutes ces questions ont en commun un lien bilatéral avec la COVID 19. Toutes posent la question du couplage économie-écologie-social. Et toutes demandent aujourd’hui des réponses ciblées, localisées, adaptées aux spécificités du territoire et articulées avec l’ensemble des acteurs privés et publics, et la société civile.

 

Covid 19 et Objectifs du Développement Durable ODD

Territoires résilients : un enjeu d’efficience, de leadership et d’attractivité

L’enjeu est donc de dessiner un nouveau modèle de gouvernance territoriale connecté aux urgences de notre temps et aux attentes sociétales. Les villes et les régions sont dotées de compétences clés pour la plupart des domaines de l’action publique sur lesquels reposent les ODD, tels que l’eau, le logement, les transports, les infrastructures, l’aménagement du territoire ou le changement climatique.

On estime même que 65 % des 169 cibles qui sous-tendent l’ensemble des 17 ODD ne pourront être atteintes sans la participation des administrations locales et régionales.

À l’heure du plan de relance, certains territoires affirment déjà un certain leadership pour traduire les enjeux internationaux et nationaux de développement durable à l’échelle locale ou régionale, à l’instar du GIEC normand pour le climat qui définit une stratégie systémique pour dessiner une « vision à 50 ans de ce que sera la Normandie pour le bâti, la mobilité, l’énergie, et l’inclusion sociale ».

Bien que dédiée à la question de la prévention et de l’adaptation au changement climatique, cette initiative montre la voie d’une ambition renouvelée pour que les responsables locaux et régionaux, sur leur périmètre de compétences, définissent de nouveaux plans d’action des politiques publiques adaptant l’ensemble des ODD aux conditions locales. Car l’appropriation de l’agenda 2030 n’est bien-sûr pas une fin en soi.

Cette trajectoire est aussi et avant tout un cadre solide pour élaborer des stratégies, définir les plans d’actions et les outils de planification, flécher les investissements vers des actions à impact, organiser la recherche et le développement pour faire émerger et promouvoir les solutions innovantes. Il agit aussi comme une dynamique pour plus de cohérence et de transversalité des politiques publiques et pour  construire les partenariats entre les acteurs et dialoguer avec les citoyen.ne.s ; c’est enfin un outil de reporting et de valorisation des initiatives locales qui participent de la transformation de leur ville ou de leur région. De ce point de vue les acteurs territoriaux, qui ont à y gagner l’attractivité de leur territoire, sont les précieux artisans d’une relance « économique, écologique et solidaire » qui devra porter la France au rang des nations alignées sur le constat d’urgence absolue à modifier nos modèles de société.

Vanessa Logerais

Présidente, directrice générale de l’agence Parangone Fondatrice de COP Runner et de Parangone Media.

Retrouvez l’intervention de Vanessa Logerais lundi 21 septembre dans le cadre de la Semaine du développement durable et du programme La France en Transition, une série de rendez-vous connectés, du lundi 21 au 25 septembre. A retrouver en replay sur www.anniversaire-odd.fr #Agenda2030_FR #LaFranceEnTransition @Agenda2030FR

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