[Biodiversité] – Les nouveaux chiffres 2020

[Biodiversité] – Les nouveaux chiffres 2020

WWF publie l’édition 2020 du rapport Planète Vivante, et le constat est sans appel.

Biodiversité Label Lucie

© Rodney Rascona

Comment évolue la biodiversité au fil du temps ?

L’Indice Planète Vivante 2020 indique une chute moyenne de 68% des espèces suivies entre 1970 et 2016. Tous les deux ans, WWF quantifie notre perte de Biodiversité dans le monde. Leurs révélations sont de plus en plus inquiétantes.

Zoom sur la notion de Biodiversité

La « Biodiversité » est une expression désignant la variété et la diversité du monde vivant. Ce mot est quasiment synonyme de « vie sur terre ».

De nombreux chercheurs et scientifiques notamment l’écologue Giles Bœuf s’accordent pour substituer ce terme à celui de « vivant », plus inclusif quant à notre propre condition d’habitant de la Terre.

En effet, pour Arnaud Gauffier, Directeur des programmes WWF France, la pandémie de Covid-19 ne fait que mettre en exergue notre vulnérabilité quant au vivant:

« La pandémie de Covid-19 doit être le signal d’alarme : changeons notre rapport au vivant et exigeons des décideurs une réelle protection de la biodiversité, maintenant » – Arnaud Gauffier

Comment préserver la Biodiversité dans le monde ?

Si l’on veut infléchir la situation, il s’agit de prendre conscience que la destruction de l’habitat naturel des espèces en danger est la première cause de cette perte de biodiversité. Nous n’allons pas vous expliquer ici que la déforestation massive de la forêt Amazonienne implique de lourdes répercussions sur l’ensemble de vivant.

En cause, nos modèles de production insoutenables nécessitant l’exploitation de toujours plus de ressources.

La production agricole représente 80% aujourd’hui de la déforestation mondiale, 70% de l’utilisation d’eau douce et 70% de la perte de biodiversité terrestre.

Ces données font écho aux propos de Lamy Essemlali, présidente de l’association Sea Shepherd France lors du rendez-vous organisé par Produrable les 7 & 8 Septembre 2020.

La surexploitation des espèces est le deuxième facteur de cette perte de biodiversité.

Lamya et son association Shepherd France se battent pour la protection des Dauphins, victimes des chalutiers Français et de leur filet destructeur du vivant à grande échelle. L’association dénonce la position de la France, « le pays qui tue le plus de dauphins en Europe et l’un des pires pays à l’échelle mondiale ».

Changer ses habitudes de consommation vers des modèles plus durables, c’est choisir d’évoluer dans un monde qui ne met plus ses espèces en déclin. Consommer les produits de la surpêche, c’est se rendre complice de la destruction irréversible du vivant.

Pourquoi est-il important de protéger la biodiversité dans le monde ?

Habiter la terre, c’est avant tout la respecter en se disant que nos actions individuelles et collectives ont un impact considérable sur le vivant dont nous faisons partie. Dans nos sociétés de consommation, l’homme choisit le monde dans lequel il veut vivre à chaque fois qu’il va faire ses courses.

Sur ce sujet, retrouvez en replay la séance plénière d’ouverture du salon Produrable ici.

Si l’on reprend les mots de Robert Barbault, notre biodiversité est à comprendre comme un « tissu vivant aux mailles que l’on est en train de détricoter ».

Couper une maille, c’est prendre le risque de se retrouver tout nu dans quelques années.

En effet, la disparition d’une espèce comme les abeilles, élue « espèce vivante la plus importante pour la planète » devient un problème incommensurable pour la pollinisation des végétaux nécessaires à notre propre alimentation.

Comment les entreprises peuvent s’engager pour préserver la biodiversité ?

De nouveaux  outils de mesure des performances extra-financières existent dorénavant pour aider les entreprises à préserver la biodiversité.

La Caisse des Dépôt et Consignation Biodiversité (CDC Biodiversité) vous propose d’évaluer l’impact de vos activités économiques sur la biodiversité tout au long de votre parcours de production. Le Global Biodiversité Score (GBS) est un des “Sustainable Metrics” qui se doit aujourd’hui d’être intégré dans vos rapports de performance.

Suivant la maturité de votre projet, il vous est possible d’apparaître comme ” Entreprise protégeant la Biodiversité” grâce au label Biodiversity Progress certifié l’agence Lucie. Votre agence Parangone est partenaire de ce programme et vous accompagne dans votre certification Lucie.

Pour vous entreprises de 500+ salariés, sachez que conformément à la directive européenne de 2014 sur la transparence et la publication d’informations extra-financières, il vous incombe de publier chaque année un Rapport de Performances Extra-Financières. Cette réglementation vous concerne si:

  • Votre nombre moyen de salariés permanents employés au cours de l’exercice dépasse le seuil de 500 salariés ;
  • Votre bilan dépasse 20 millions d’euros, ou ayant un chiffre d’affaires net supérieur à 40 millions d’euros, pour les sociétés cotées ;
  • Votre bilan ou chiffre d’affaires net excède 100 millions d’euros pour les sociétés non cotée.

N’hésitez pas à prendre contact avec notre équipe de professionnels qui facilitera votre démarche RSE quelque soit la maturité de votre projet.

[Biodiversité] Sea Shepherd France Préserve le Vivant

[Biodiversité] Sea Shepherd France Préserve le Vivant

D’ici 2050, les scientifiques estiment qu’il y aura + de plastique que de poissons dans l’océan.

Temps de lecture: 10 minutes

Ce reportage contient des images appartenant à Sea Shepherd ©

Aujourd’hui Parangone vous présente le portrait d’une association dont vous avez probablement déjà entendu parler. Elle se bat pour défendre l’Océan et le Vivant. Lamya Essemlali nous raconte son combat pour le respect des espèces maritimes.

Sea Shepherd est une ONG vouée à la protection des écosystèmes marins et de la biodiversité. Créée en 1977, elle milite dans le monde entier contre le braconnage des espèces maritimes.

Elle nait du constat qu’il n’existe pas de police en haute mer pour faire respecter la loi. Pour Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, la mer est une zone de non-droit exploitée impunément par les industriels de la Mer.

L’objectif de l’association est d’être sur le terrain pour dénoncer et prévenir des opérations de braconnage causées par les filets de chalutiers. Elle est connue pour ses opérations chocs : relever des filets de pêche illégaux, couler des baleiniers à quai. L’association filme ses opérations afin dévoiler au grand public les scandales pratiqués en haute mer.

L’association travaille avec de nombreux gouvernements – Afrique notamment – qui n’ont pas les moyens d’agir pour la protection des espèces maritimes. Elle passe donc de « pirate à corsaire » en finançant des opérations coup de poing aux quatre coins du monde.

 

Comment éviter la surpêche ?

 

Une partie de la solution découle directement de nos habitudes de consommation. C’est pour cela qu’il est fondamental de s’attaquer à la cause première de ce désastre écologique : la surpêche.

La pêche répond à une demande en poisson qui a explosée en 50 ans. On consomme 2 fois plus de poissons aujourd’hui qu’il y a 50 ans. Nos modes de production actuels considèrent l’Océan comme un garde-manger, mettant en péril cette ressource rare.

Eviter la surpêche passe par une réflexion sur nos propres besoins et mode de consommation : sont-ils vraiment indispensables ? N’existe-t-il pas une alternative plus saine pour notre biodiversité ? Ce sont autant de questions qui se posent à chacun d’entre nous si nous souhaitons avoir un impact positif pour la transition écologique.

Il convient de préciser que non seulement destructrice de la biodiversité, la pêche produit la majorité des déchets plastiques qui dérivent dans l’océan. Ce sont plus de 600 000 tonnes de déchet fantômes qui sont rejetés impunément par les chalutiers dans la mer.

D’ici 2050, les scientifiques estiment qu’il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan.

[Textile] La transparence de la Chaine de Production

[Textile] La transparence de la Chaine de Production

L’industrie du textile, deuxième secteur le plus polluant au monde.

ViJi nait du constat que les consommateurs revendiquent un droit à l’information sur ce qu’ils achètent.

Aujourd’hui, la provenance des ressources utilisées et les conditions de production sont des facteurs majeurs de la décision d’achat pour le consommateur.

Viji analyse les données RSE de tous type d’acteur de l’industrie du textile.

Toute marque de mode mais aussi ses fournisseurs, ses labels, les organismes certifiants mais aussi et surtout les consommateurs ont accès à cette donnée analysée et structurée.

Accompagner l’ensemble des acteurs de l’industrie du textile vers plus de transparence.

Pour les entreprises, elle prend forme d’un Dashboard analysant ses indicateurs de performance chaque année.

Viji invite ainsi les entreprises à s’engager dans un système de production plus vertueux utilisant moins de ressources en simplifiant l’accès à ces informations.

Rendre son information transparente, c’est assumer une prise de position vertueuse d’amélioration sociale et environnementale de sa production.

Les consommateurs ont accès à ces données via le site web ou l’application mobile. Anne-Laurence Villemonteil et toute l’équipe de ViJi agit pour que les consommateurs puissent acheter de façon plus responsable leur vêtements, accessoires de mode ou leurs chaussures.

Lien vers le site de ViJi

[Distribution] Bouteille en Verre Consignée

[Distribution] Bouteille en Verre Consignée

Ces entrepreneurs mettent tout en œuvre pour bannir le plastique à usage unique. Objectif zéro déchet !

 

Jean Bouteille distribue vos huiles et vinaigres, le shampoing, la lessive, les vins et les Jus et même votre bière préférée en contenant réutilisables à l’infini. A Paris, ce sont déjà plus de 500 points de vente qui se mobilisent pour un monde zéro déchet.

Mathilde et toute l’équipe de Jean Bouteille réinventent le parcours d’achat du consommateur en remplaçant le plastique à usage unique par la bouteille en verre réutilisable, et ça fonctionne !

 

Le Zéro Déchet vous permet d’économiser.

 

Pour le consom’acteur, c’est une façon d’économiser car il n’achète que les quantités dont il a réellement besoin. Les quantités s’adaptent au besoin du foyer qui réduit ainsi son gaspillage alimentaire chaque semaine.

Consommer en vrac sans produire de déchet, c’est un premier pas vers la fin du gaspillage alimentaire qui s’élève à plus de 20kg par Français et par an ! En achetant en vrac, le consom’acteur économise le coût – économique et environnemental – de l’emballage de ses produits au profit de produits propres et sains.

 

Comment faire pour passer au Zéro Déchet ?

 

Aujourd’hui en moyenne 30% de vos achats alimentaires et cosmétiques sont disponibles en vrac.

Acheter en vrac, c’est supprimer les emballages à usage unique et faire un pas vers le zéro-déchet. Plutôt que le plastique, il s’agit de privilégier le verre comme contenant lavable et réutilisable. Le consommateur se charge lui-même de rapporter ses contenants lorsqu’il se rend au supermarché.

Par où commencer ?

Déplacez-vous dans un des 500+ point de vente partenaire de Jean Bouteille et faites le plein de vos huiles, vinaigres, cosmétiques, mais aussi de vos vins et bières préférées. Leur produits sont à 100% issus de l’agriculture biologique.

Une fois vos produits consommés, vous lavez et rapportez votre contenant qui vous servira de nouveau sans être mis à la poubelle, et ainsi de suite.

Le site de Jean Bouteille

 

Baptiste Drapier

[Déchet] Recyclage et Produits Désirables

[Déchet] Recyclage et Produits Désirables

Changer notre façon de consommer du textile, c’est le pari d’Arnaud Barboteau et sa marque de sneakers responsables OTH.

Son innovation ? Réutiliser des pneus de voiture en fin de vie pour les transformer en semelle. Après 2 ans de Recherche & Développement, il commercialise en 2018 sa première paire de chaussure. Chaque semelle est unique et ne génère qu’une faible empreinte carbone car l’ensemble du produit est confectionné en Europe, principalement au Portugal. Ce petit périmètre de production fait partie de la charte de qualité dans un souci de permettre des conditions de travail et un salaire minimum décent pour chacun.

Ses produits sont soumis à la réglementation REACH qui impose un strict contrôle de l’utilisation de substance chimiques afin d’améliorer la protection de la santé humaine et l’environnement. Cette réglementation Européenne sur l’utilisation de produits chimiques encadre le processus d’innovation des jeunes créateurs, pour des chaussures plus propres et une faible empreinte écologique !

Une chaussure 100% recyclée et 100% recyclable

L’économie circulaire, c’est avant tout concevoir nos déchets comme une ressource. Transformer un déchet qui met 400 ans à se dégrader, c’est le défi d’Arnaud et sa chaussure zéro déchet.   zéro déchet, chaussure recyclée, économie circulaire     La revalorisation des déchets fait partie intégrante de la philosophie de OTH. En effet, dès sa conception, Arnaud réfléchit à comment ses chaussures, une fois utilisées, peuvent de nouveau être utilisées pour la fabrication d’un nouveau produit. Son objectif ? Une chaussure 100% recyclée et 100% recyclable.

Il entreprend aujourd’hui un prototype de chaussures issu du plastique repêché dans les océans et de caoutchouc recyclé.

Lien vers le site de OTH

 

Baptiste Drapier

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