Joe Biden porte l’ambition d’une reprise verte post-pandémie.

Joe Biden porte l’ambition d’une reprise verte post-pandémie.

Au Kenya, un homme a du mal à transporter des bidons d'eau sur son vélo. L'eau, putride et pleine de bactéries, était tout ce qu'il y avait de disponible. Il l'a probablement donné à boire à sa famille en l'état.

Water Man – Kenya Life. @Rodney Rascona  Au Kenya, un homme a du mal à transporter des cruches d’eau sur son vélo jusqu’à son village. Recueillie dans un étang stagnant, l’eau était putride et pleine de bactéries. L’ébullition est nécessaire pour éliminer les dangers potentiels, mais il y a rarement assez de temps pour purifier l’eau. Sa famille a probablement étanché sa soif avec l’eau directement de l’étang.

Temps de lecture : 5 minutes

Joe Biden porte l’ambition d’une reprise verte post-pandémie.

 

Joe Biden organise le jeudi 22 et vendredi 23 avril 2021 le Leader Summit on Climate, qui réunira une quarantaine de dirigeants internationaux, dont Xi Jinping et Vladimir Poutine. Une nouvelle étape significative cohérente avec l’annonce de réintégration des Etats-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat, en janvier 2021. Le président Américain entend bien incarner la relance verte post-pandémie.

L’objectif du sommet est de galvaniser les efforts internationaux en prévision de la COP 26, qui se déroulera à Glasgow en novembre 2021. Le président Américain porte toujours l’ambition d’un réchauffement planétaire limité à 1,5 °C. Pour atteindre cet objectif, la scène internationale s’attend à une annonce des Etats-Unis d’une réduction de 50% de ses émissions de Co2 d’ici 2050.

 

Quels sont les point clés du Leader Summit on Climate ? 

 

  • Le renforcement des efforts déployés par les états responsables de 80% de l’émission de gaz à effet de serre, ainsi que le rapprochement avec les acteurs de la société civile engagés pour maintenir la pression sur la limite de réchauffement climatique de 1,5 °C.
  • Les soutiens financiers publiques et privé pour stimuler la transition écologique et aider les pays vulnérables face au changement climatique.
  • La création de nouvelles opportunités économiques par la stimulation des technologies de transformation écologiques fortement créatrices d’emploi.

 

Convergence internationale et surenchères ambitieuses.

 

Joe Biden a invité une quarantaine de dirigeants internationaux par visioconférence, ce qui a suscité des annonces prometteuses.

Malgré les tensions qui entre les deux pays, Pékin a annoncé la participation de Xi Jinping à cette rencontre. Le président américain échangera avec son homologue chinois pour la première fois depuis sa prise de fonction. Les deux pays ont tous les deux un rôle déterminant dans la lutte climatique car ils sont responsables à eux deux de près de 40% des émissions mondiales de Co2. La Chine a provoqué de grands espoirs en janvier 2021 en annonçant un objectif de neutralité carbone d’ici 2060. Un projet ambitieux au regard de leur approvisionnement énergétique reposant majoritairement sur le charbon.

“Ce n’est en aucun cas un retour glorieux. Mais plutôt un mauvais élève qui revient sur les bancs de l’école après avoir séché les cours”, critique Zhao Lijian, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Contrairement à de nombreux pays, l’Inde respecte les engagements climatiques pris lors de la COP21. Le pays va même jusqu’à porter à 60% d’ici 2030 la part des combustibles non fossiles dans la production d’électricité, contre un objectif initial de 40%. L’Inde s’est également fixé l’objectif d’atteindre 450 gigawatts de capacité de production d’énergie renouvelable. Néanmoins, le troisième pays émetteur de Co2 dans le monde risque de voir ses émissions de Co2 augmenter de 50% d’ici à 2040. Le pays pointe du doigt le manque de soutien des pays développés, responsables historique du réchauffement climatique.

Vladimir Poutine participera bien à la rencontre. Dans son communiqué, la présidence affirme qu’elle « présentera l’approche de la Russie dans le contexte de l’établissement d’une large coopération internationale pour surmonter les conséquences négatives du changement climatique ».

Le Royaume-Uni vise la neutralité carbone en 2050. Boris Johnson a annoncé accélérer les transformations économiques du Royaume-Uni pour atteindre une réduction de 78% d’ici 2035 par rapport à 1990. Cette stratégie s’appuie sur l’accueil ” d’ entreprises pionnières de nouvelles technologies et des innovations vertes “.

Le Premier Ministre Israélien Benyamin Netanyahou a formulé un engagement important pour son pays et la planète. “Je m’engage à réduire les émissions de dioxyde de carbone et à mener à bien la transition des combustibles fossiles aux énergies renouvelables en Israël d’ici 2050”. C’est la fin de la production d’énergie grâce au charbon pour l’Israel !

L’Europe réagit

Il semblerait que l’annonce du Leader Summit on Climat ait accéléré les discussions des institutions européennes. A la veille du sommet, la Commission, le Parlement et les dirigeants du Conseil ont délibérés. En est ressortie une loi historique sur le climat pour apparaitre comme le continent le plus ambitieux en matière d’action climatique. L’Europe a ainsi annoncé un nouvel objectif à la hausse de 57% de réduction de nos émissions de Co2 par rapport à 2050

Comment sera respecté cet objectif ?

  • En renforçant les « puits de carbone naturels » que sont nos forêts, prairies ou encore zones humides.
  • En créant un Haut Conseil Européen pour le climat qui se fera le relai des avis scientifiques indépendants.
  • En créant une commission Européenne de contrôle climatique qui appliquera à chaque propositions législative un test de cohérence climatique. Si un texte proposé va à l’encontre de cet objectif de 57% de réduction de Co2 en 2050, il sera bloqué par l’organisme de contrôle.
  • Un budget carbone annuel sera créé fixant la totalité des émissions à ne pas dépasser.

 

« La Loi Climat est une pierre angulaire du Green Deal. Son adoption ouvre la voie à la réforme de 50 lois européennes d’ici la fin 2022. » – Pascal Canfin, député européen LREM.

Rappelons que tous ces engagements ne valent que s’ils sont tenus. Force est de constater que depuis les premières discussions internationales de l’ONU en 1995, les émissions de CO2 n’ont cessées d’augmenter (hors période 2020 liée au covid). L’Agence internationale de l’énergie a communiqué le 20 avril 2021 sur l’augmentation en 2021 de 1,5 milliard de tonne de Co2, soit 5% de plus par rapport à 2019. La fixation d’objectifs nationaux et internationaux demeure la première marche d’un long escalier.

 

 

Quelles implications pour les entreprises ?

 

« Le message envoyé par Biden, c’est : “Nous, on investit des milliards de dollars dans une relance et il faut que, d’ici la COP26, il puisse y avoir un virage” » résume Eddy Perez, de l’organisation Climate Action Network Canada.

Ainsi, les entreprises peuvent s’attendre à une annonce d’un plan d’investissement de 2000 milliards de dollars pour la transition, annoncé parmi les souhaits du président Américain.

Déjà en 2020, WWF France chiffrait à 1 million le nombre d’emplois possiblement créés en France d’ici 2022 à travers un plan budgétaire climatique. Le nombre d’emplois créés pourrait s’élever à 1,8 million à l’horizon 2030 dans les secteurs clés de la rénovation, des énergies renouvelables, de la mobilité, de l’agriculture et du tourisme.

A l’approche du sommet, les entreprises se positionnent en soutien au changement climatique. La coalition « We Mean Business » qui rallie 300 entreprises Américaines, a publié une lettre ouverte pour appeler le président Biden à adopter une cible d’au moins 50% sous le niveau de 2030.

Apple et Facebook ont notamment annoncé des actions pour lutter contre le changement climatique. Apple a doté de 200 millions de dollars le Restore Fund pour investir dans des projets forestiers, tandis que Facebook a rejoint le club des entreprises qui utilisent 100% d’énergies renouvelables.

Le Président Américain Joe Biden a déjà annoncé un soutien financier à l’association « Clean Cooking Alliance », qui construit des fours fermés aux 2,8 millions de personne exposées à des problèmes respiratoires suite aux inhalation directe de Co2.

Si ces annonces ne font que précéder des actions concrètes, il est important de noter qu’une réelle coopération internationale est en mouvement.

 

Baptiste Drapier

[Investir & Epargner] Les Labels de la Finance Responsable sont-ils Clairs ?

[Investir & Epargner] Les Labels de la Finance Responsable sont-ils Clairs ?

Alors qu’avec la pandémie les particuliers se sont mués en investisseurs avisés*, le dialogue avec les particuliers concernant l’investissement et l’épargne responsables est encore timide :  comment être sûr de placer son argent au profit d’une action responsable ? 

 

Car oui l’épargne a un impact environnemental. Votre banque utilise vos placements pour financer des activités tierces. Oxfam propose d’ailleurs un calculateur de l’impact carbone de vos fonds, en fonction du montant de vos dépôts et de votre banque. Cliquez ici pour une estimation de votre empreinte carbone bancaire annuelle.

Vous avez de l’argent à placer et les entreprises ont besoin de financement. Entre vous deux, il y a les intermédiaires de placement (votre banquier, fond d’investissement). Ils sont les garants de la nature de votre investissement. Si cette action est fléchée vers des projets à impact social ou environnemental, alors on parle d’action responsable.

Qu’est ce qu’une action responsable ?

Les enjeux prioritaires que les 1000 sondés veulent voir pris en compte dans leur épargne sont (IFOP, 2020 pour Vigeo Eiris & le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR)):

  • La pollution (78%), changement climatique (74%) et biodiversité (66%) pour les sujets environnementaux.
  • Les sujets sociaux qui suscitent le plus d’intérêt sont l’emploi (79%), le respect des droits humains (77%), le bien-être au travail (74%), le développement économique local (72%), l’égalité homme/femme et la lutte contre la pauvreté (70%).

Repérer les fonds d’investissements socialement responsables (ISR)

Les fonds vous proposent une sélection de placements basée sur des critères de risque et de rendement. Au sein de cette sélection, comment trouver le fond qui investit uniquement dans des entreprises qui se comportent de manière responsable vis-à-vis de la société ?

Les informations dont vous avez besoin pour évaluer ce critère de responsabilité se trouvent notamment sur deux documents, accessibles au grand public.

  • Le document d’information clé pour l’investisseur. Il contient l’objectif du fonds, sa stratégie, la méthode de sélection des entreprises, son profil rendement-risque, ses performances et ses frais.
  • Le numéro 2, c’est la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF, voir notre article dédié). Il donne des informations plus détaillées sur les performances RSE des principales entreprises en portefeuille.

 

Existe-il un label qui permet de faire la différence rapidement ?

De nombreux labels sont progressivement apparus pour identifier les investissements dits “socialement responsables”.

Nous comparons ici deux labels publics français, le Label ISR et le Label Greenfin.

 

Lien vers le référentiel du Label ISR

Label ISR

Label public, 470 milliards sous gestion en 2021.

Cible du label : les épargnants particuliers et les investisseurs professionnels

Repose sur une notation des entreprises selon des critères ESG (voir notre zoom)

L’objectif de se label est de rendre plus lisible le concept d’investissement socialement responsable. Les méthodes d’évaluation sont définies par les fonds d’investissement.

Un seul critère imposé : la méthode de notation doit filtrer au moins 20% des entreprises testées. Cette flexibilité a pour but de maximiser l’adoption du label par le plus grand nombre de produits financiers. L’obtention du label à travers une analyse des fonds est assurée par des organismes indépendants accrédités par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC).

 

Lien vers le référentiel du Label GreenFin

Label Greenfin

Label public, 17 milliards sous gestion en 2020.

Cible du label : les épargnants particuliers et les investisseurs professionnels

Il a pour objectif d’orienter une partie de l’épargne vers la transition énergétique et écologique en France et en Europe.

Le critère impératif est le financement d’entreprises issues de secteurs définis comme “éco-activités” (énergies renouvelables, bâtiments énergétiques performants, rénovation thermique, économie circulaire, industries vertes, transport propre, agriculture biologique, gestion des forêts…) . Ce qui exclut toute activité relevant de l’exploration-production et l’exploitation de combustibles fossiles ou de la filière nucléaire.

Certains investissements peuvent obtenir les deux labels.

 

ZOOM sur la notation selon les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). 

La note ESG est le produit de 3 notes correspondant à la politique Environnementale, Sociale et de Gouvernance de l’entreprise évaluée.

La note environnementale doit tenir compte de l’impact de l’entreprise en termes d’émissions de gaz à effet de serre CO 2, donc de l’impact sur la biodiversité de l’utilisation des sols, du stress hydrique des polluants.

La note sociale pose la question du traitement des employés et de leur sécurité, du respect des droits de l’homme, des conditions de travail dans l’entreprise et chez les fournisseur.

La note gouvernance sert à évaluer la transparence de l’entreprise, son respect des lois – notamment en matière de fiscalité – ou encore le fait qu’elle ne prenne pas part à la corruption dans certains pays à bas salaires.

Comme écrit plus haut, les méthodes d’évaluation de ces 3 critères dépendent du fond d’investissement.

 

Vers plus en plus de transparence ?

Le rapport de l’Inspection Générale des Finances (Décembre 2020) pointe une asymétrie d’information entre épargnant particulier et fond d’investissement. Le fléchage de l’épargne des particuliers doit être simple et clair, avec un choix de l’impact voulu et une mesure  à minima trimestrielle permettant d’en rendre compte avec pédagogie.

La proposition 10 du rapport appelle à renforcer la transparence des labels ISR, en publiant sur le site du label des fiches synthétiques portant sur chacun des produits labellisés. 

Cette quête de transparence des informations délivrées pourrait bien expliquer la forte croissance (+67%) du financement participatif autrement dit le “crowfunding” 

En 2020, le volume des dons dans la catégorie “Humanitaire et Solidaire”, est passé de 11,8 à 51,8 millions d’euros (chiffres du baromètre 2020 du crowdfunding en France publié par Financement Participatif France (FPF) et le cabinet Mazars). En prenant part à la participation d’initiatives qui font le pari du collaboratif, vous êtes sûrs de connaître la finalité et le déroulé du projet.

De formidables initiatives comme Time For The Planet dont nous vous parlions en Septembre 2020, où 6 co-fondateurs ont déjà réussi l’exploit de lever 4 M € mai 2021 (objectif d’un milliard), suscitant un curieux intérêt. 

Le rapport de l’IGF insiste notamment sur le caractère charnier de cette période momentum où les épargnants cherchent un sens à donner à leur placement.

Le défi des labels ? Réussir à amener un nouveau niveau de compréhension pour les particuliers néophytes en phase de clôturer leur morne livret A…

Vincent Auriac, le président d’Axylia, propose un indice de risque carbone, de 1 à 7, basé sur le risque de volatilité, tamponné et expliqué par le conseiller bancaire à chaque placement d’un de ses clients afin de mieux flécher l’investissement responsable.

 

Or selon Novethic (IFOP, 2020 pour Vigeo Eiris & le Forum pour l’Investissement Responsable), “le concept d’ISR reste toujours méconnu du grand public: 61% des personnes interrogées  déclarent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR et seuls 5% des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR.”

 

Quelle est la rentabilité des fonds ISR ?

” Les fonds ISR  ont une performance globalement comparable à celle du marché, mais 62% de ces fonds surperforment les fonds « classiques » ” – D’après une étude 2020 de Polytechnique reléguée par Boursorama. 

Investir durable, ce n’est donc pas renoncer à la rentabilité de votre capital. C’est en revanche un moyen de sécuriser son investissement car les entreprises qui intègrent les critères ESG témoignent d’une vision de long terme, et seront donc les plus pérennes.

En résumé

Serions nous en train de connaitre un nouveau positionnement de l’épargnant engagé ? Au terme de consomma’cteur, s’ajoute – ou se substitue –  désormais celui de “actionnac’teur.” De nouvelles initiatives et modes d’allocation des ressources prennent de l’importance, replaçant l’humain et la planète au centre des enjeux. 

Chercher à investir votre épargne de manière responsable est une démarche pertinente dans le sens où si elles se généralise, elle pourrait être une source de motivation puissante pour obliger les entreprises à se soucier des problématiques sociales et environnementales.

* Les volumes moyens d’actions échangés chaque jour par les particuliers sur Euronext ont plus que doublé entre 2019 et 2020 – Source Les Échos – 3 février 2021

[Loi PACTE_2 ans après] – Les Raison d’Être du CAC 40.

[Loi PACTE_2 ans après] – Les Raison d’Être du CAC 40.

Les raison d’être des entreprises du CAC 40.

Temps de lecture : 3 minutes

La loi Pacte (2019) donne la possibilité aux sociétés de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts.

Pourquoi définir une raison d’être ?

Car 59% des Français.e.s déclarent avoir intégré l’impact environnemental, et pour 40% d’entre eux les impacts sociaux et sociétaux, dans leur choix de consommation (étude de l’Observatoire de la Consommation responsable, janvier 2021). 

La raison d’être est le projet de long terme dans lequel s’inscrit l’objet social de l’entreprise. Elle est l’écriture dans les statuts d’une convention, portée par les collaborateurs de l’entreprise, co-construite avec les parties prenantes et impulsée par le comité exécutif. Cette convention fixe un axe structurant pour l’entreprise. En avril 2021, ce sont 60% des entreprises du CAC40 qui ont adopté ce principe dans leur statuts.

D’après Errol Cohen, elle est “La colonne vertébrale de l’entreprise“.

En 2019, la raison d’être, telle que promue par la Loi Pacte, est devenue une incitation claire d’intégrer une finalité sociale et environnementale dans les statuts de l’entreprise. En effet, cette loi introduit un nouvel alinéa à l’article 1833 du code civil selon lequel:

La société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.

L’ “intérêt social” et les “enjeux sociaux et environnementaux” ne sont pas clairement définis par la loi, ce qui suscite de vifs débats. L’occasion de faire un point sur les raisons d’être des sociétés du CAC40.

Les raison d’êtres votées aux AG:

Apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre.” – Danone (Juin 2020)

Agir pour accélérer la transition vers une économie neutre en carbone, par des solutions plus sobres en énergie et plus respectueuses de l’environnement.” – Engie (Mai 2020)

Notre mission est de contribuer à façonner l’espace informationnel. Avec nos compétences et nos services, nous supportons le développement de la connaissance, de l’éducation et de la recherche dans une approche pluriculturelle et contribuons au développement de l’excellence scientifique et technologique. Partout dans le monde, nous permettons à nos clients et à nos collaborateurs, et plus généralement au plus grand nombre, de vivre, travailler et progresser durablement et en toute confiance dans l’espace informationnel.Atos (Avril 2019)

Orange est l’acteur de confiance qui donne à chacune et chacun les clés d’un monde numérique responsable.” – Orange (Décembre 2019)

Notre mission est de proposer à nos clients des services, des produits et une alimentation de qualité et accessible à tous à travers l’ensemble des canaux de distribution. Grâce à la compétence de nos collaborateurs, à une démarche responsable et pluriculturelle, à notre ancrage dans les territoires et à notre capacité d’adaptation aux modes de production et de consommation, nous avons pour ambition d’être leader de la transition alimentaire pour tous.” – Carrefour (Juin 2019)

Nous concevons et exploitons des services de paiement et de transactions numériques pour contribuer à une croissance économique, durable et renforcer la confiance et la sécurité dans nos sociétés. Nous les rendons respectueuses de l’environnement, accessibles au plus grand nombre, tout en accompagnant les transformations sociétales.” – Wordline (Juin 2020)

Les raisons d’être non votées aux AG:

Agir pour le progrès humain en protégeant ce qui compte.” – AXA (Juin 2020)

Nous sommes au services de nos clients et du monde dans lequel nous vivons.” – BNP Paribas (Mai 2020)

Libérer les énergies humaines par la technologie pour un avenir inclusif et durable.” – Capgemini (Octobre 2020)

Agir chaque jour dans l’intérêt de nos clients et de la société.” – Crédit Agricole (Juin 2019)

Apporter aux entreprises et aux personnes des univers 3DEXPERIENCE leur permettant d’imaginer des innovations durables, capables d’harmoniser les produits, la nature et la vie.” – Dassault Systèmes (2012)

Améliorer les vies, en transformant les espaces où les gens vivent, travaillent et se rencontrent, avec des infrastructures électriques et numériques et des solutions connectées simples, innovantes et durables.” – Legrand (Mai 2020)

 “Créer la beauté qui fait avancer le monde.” – L’Oréal (Février 2020)

Offrir à chacun une meilleure façon d’avancer.” – Michelin (2013)

Créateur de convivialité.” – Pernod Ricard (2009)

Préserver la liberté de mouvement en proposant une mobilité sûre, durable, agréable et accessible au plus grand nombre.” – Groupe PSA (2008)

“Grâce à l’engagement de ses collaborateurs, grâce à l’innovation et à l’excellence opérationnelle, Safran invente, fabrique et soutient en service des solutions de haute technologie pour contribuer durablement à un monde plus sûr, où le transport aérien devient toujours plus respectueux de l’environnement, plus confortable et plus accessible. Safran engage aussi ses compétences au service d’enjeux stratégiques tels que la défense et l’accès à l’espace. » – Safran (Mai 2020)

Making the world a better home.” – Saint Gobain (Présentée à l’AG de Juin 2021)

Construire ensemble, avec nos clients, un avenir meilleur et durable en apportant des solutions financières responsables et innovantes.” – Société Générale (Janvier 2020)

Aider nos clients et la société en général à construire un avenir de confiance“.  – Thalès (2020)

La raison d’être de Veolia est de contribuer au progrès humain, en s’inscrivant résolument dans les objectifs de développement durable définis par l’ONU, afin de parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. C’est dans cette perspective que Veolia se donne pour mission de ressourcer le monde, en exerçant son métier de service de l’environnement“. – Veolia (Avril 2020)

 

Baptiste Drapier

 

[TPE] – La place de la RSE dans les entreprises de moins de 20 salariés.

[TPE] – La place de la RSE dans les entreprises de moins de 20 salariés.

Marion Martinez partenaire TPE Parangone

Marion Martinez, Dirigeante, Rupture Engagée.

« Rentrer dans l’écosystème Parangone, c’est pour moi l’occasion de m’entourer d’experts RSE qui partagent mes valeurs. Je retrouve chez Parangone des valeurs qui me sont chères : Transparence, honnêteté, éthique. Ces valeurs devraient être partagées par tous les professionnels de la RSE, mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas ! Ces synergies ensembles sont la promesse de projets sincèrement engagés, qui placent le respect de l’humain et de l’environnement au cœur de toutes nos relations avec nos différentes parties prenantes. »

Temps de lecture : 4 minutes

Il y a encore quelques années, la RSE était perçue comme une contrainte, qui prenait du temps, de l’argent, sans jamais en rapporter. Ces dernières années ont permis de déconstruire ces idées reçues : La RSE est une démarche rentable, y compris pour les toutes petites structures.

Pourquoi les TPE doivent-elles faire de la RSE ?

Faire de la RSE est une stratégie d’entreprise rentable, qui devient petit à petit la nouvelle norme. Si les grands groupes s’y sont mis il y a une dizaine d’années, à cause de pressions de la part des consommateurs ou des réglementations, les plus petites structures peuvent aussi mettre en place ce type de démarche.
En effet, la RSE concerne les entreprises de toutes tailles, tous secteurs, et tous niveaux confondus.

« Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de moyens humains ou financiers pour être exemplaire. » – Marion Martinez

C’est un véritable levier de performance pour les TPE : Fédérer et fidéliser ses collaborateurs, se différencier et gagner de nouveaux clients, booster sa marque employeur, faire des économies concrètes, contribuer à la résolution des problématiques sociales et environnementales actuelles … La RSE a toute sa place chez les petites structures de moins de 20 salariés.

Les challenges RSE des TPE

A la différence des plus grandes structures, les TPE n’ont pas d’obligations légales de faire de la RSE. De ce fait, les ressources allouées à ces sujet sont souvent limitées : Si parfois on a la chance d’avoir un “référent RSE”, qui est en charge de ces questions là en plus de sa fonction de base, il est très rare de retrouver une personne à 100% dédiée sur ce sujet.

Les TPE font face à 2 challenges :

  • Structurer et formaliser leur démarche RSE : en effet, nombreuses sont les petites structures qui sont dirigées avec respect et bienveillance, et dont les valeurs propres à la RSE sont au cœur de toutes décisions, et du management. Ceci dit, ces valeurs RSE ne se traduisent pas par une véritable stratégie : Ce sont uniquement des actions ponctuelles, au fil de l’eau, qui sont réalisées. Les TPE font donc face à un réel enjeu de structuration de leur démarche RSE, sur les différents thèmes de la norme ISO26000.
  • Autre constat, il est difficile pour les TPE de communiquer et de valoriser leurs engagements. Là encore, par manque de temps, par manque de ressources humaines … Les projets et actions engagés peinent à prendre forme en interne, et ne sont que trop peu communiqués et valorisés en externe.

Les TPE passent donc à côté de tous les avantages liés à une démarche RSE, alors que cette stratégie serait facile à mettre en place, permettant rapidement d’obtenir une démarche RSE efficace et rentable.

Nous ne sommes jamais trop petits pour agir, et le ROI d’une démarche RSE n’est pas que réservé aux grandes entreprises. C’est ce que l’entreprise Rupture Engagée, société de conseil en RSE, prouve au quotidien, via l’accompagnement RSE qu’elle propose aux TPE.

Comment les TPE peuvent-elles faire de la RSE ? L’accompagnement de Rupture Engagée

Rupture Engagée est une société de conseil RSE, spécialisée pour les petites structures.

La fondatrice Marion MARTINEZ a longtemps travaillé pour le label LUCIE, et pour EcoVadis, et connaît ainsi les problématiques des petites structures, pour faire vivre leurs engagements et actions RSE.

Partant des deux enjeux des TPE présentés ci-dessus, Marion a développé un “Pack d’accompagnement RSE” spécialement réfléchi pour les petites structures de moins de 15/20 personnes.

Ce pack comprend 3 étapes essentielles :

  • Structurer sa démarche RSE,
  • Déployer ses engagements,
  • Communiquer et valoriser ses actions RSE en interne et en externe.

La mission de conseil porte généralement sur une période de 3-4 mois. Parmi les étapes importantes de l’accompagnement, nous pouvons citer la formation sur la RSE et la norme ISO26000, un atelier de sensibilisation à destination de tous les collaborateurs, un accompagnement à l’auto-évaluation RSE, jusqu’à la rédaction du plan d’action. L’objectif final étant de mettre en place une démarche efficace et rentable.

Marion Martinez délivre aussi une formation sur la communication RSE, afin de permettre aux TPE de valoriser leurs actions et engagements. Si besoin, les TPE peuvent aussi compléter ce pack avec des prestations “optionnelles”, comme la rédaction d’un rapport RSE adapté à leur structure, ou la valorisation externe de leur démarche via une plateforme partenaire comme Zei.

Le cabinet de conseil RSE Rupture Engagée est d’ailleurs classé 3ème cabinet de conseil RSE le plus performant sur le plus environnemental. “Cela prouve bien qu’il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de moyens humains ou financiers pour être exemplaire. Ces engagements assurent notre crédibilité, et nous permettent de nous différencier d’autres cabinets RSE beaucoup moins engagés, ou qui comprennent moins bien les challenges RSE des toutes petites structures” nous explique Marion MARTINEZ.

Conclusion :

La RSE est une démarche rentable, véritable levier de performance, qui devient indispensable à toute entreprise. Les TPE, comme toute autre entreprise, sont concernées par ces enjeux, et peuvent obtenir de nombreux avantages et bénéfices en structurant, valorisant et animant leur démarche RSE.

Rupture Engagée est spécialisée dans la RSE pour les petites structures. Alors si votre société fait moins de 20 salariés, et que vous souhaitez gagner du temps en vous faisant accompagner par l’expertise de Marion MARTINEZ, vous pouvez la contacter sur marion@ruptureengagee.com ! Marion ou son équipe prendront le temps d’identifier vos besoins, afin de vous proposer un accompagnement personnalisé, correspondant à vos problématiques et challenges.

Lien vers le site de rupture engagée ici.

[RSE] Prévention Santé des Salariés : Quelle Responsabilité du Dirigeant ?

[RSE] Prévention Santé des Salariés : Quelle Responsabilité du Dirigeant ?

Face à la Covid19, comment gérer les problèmes liés au télétravail : risques psycho-sociaux, dépressions, douleurs physiques des salariés ?

Temps de lecture : 4 minutes

 

Entreprise et Progrès est un think tank qui œuvre pour le bien commun. L’association génère des échanges sur les possibles progrès sociaux, économiques et environnementaux des entreprises.

Il a réunit Michel Cymes, Dr Good, Michele Benzeno, directrice Générale Webedia, Benjamin Brion et Margaux Gelin, Moodwork pour aborder l’impact de la crise sanitaire sur la responsabilité des dirigeants en matière de prévention des risques.

De gauche à droite : Michèle Benzeno (Webedia); Michel Cymes (DrGood); Margaux Gelin & Benjamin Brion (Moodwork).

Aujourd’hui, tous les scientifiques s’accordent pour dire qu’il y a un ROI pour le bien être des collaborateurs.

1€ investi dans le bien-être et la santé au travail génère plusieurs euros de retour sur investissement pour l’entreprise car un collaborateur heureux et en bonne santé est beaucoup plus performant.

 

Michel Cymes explique l’importance des actions de prévention des risques de santé au travail de la part des dirigeants, notamment en cette troublante période de télétravail.

En effet, ce qui a changé depuis la crise du COVID 19, c’est bien notre rapport au travail. Une étude sur 100 000 posts de réseaux sociaux menée en février 2020 puis en février 2021 démontre qu’aujourd’hui, 20% des collaborateurs sont préoccupés par le télétravail. Les principaux univers sémantiques de l’étude sont : l’équilibre vie professionnelle et personnelle ; le télétravail ; le bien être au travail ; la question des rémunération et des avantages.

Le respect de cet équilibre doit reposer sur le droit à la déconnexion. Or, les horaires de travail sont clairement moins délimités en télétravail et, à moins d’être très strict (ce qu’il faut faire), il n’y a pas de déconnexion. Il y a donc un risque pour le collaborateur dont le cerveau ne refroidit jamais.

Attention au Burn out, et ce même si les voyants sont au vert, car il peut survenir d’une journée à l’autre. La distanciation sociale doit nous rendre encore plus vigilant les uns par rapport aux autres car ce sont habituellement les collègues qui servent de sentinelle en alertant d’un comportement anormal.

 

Comment l’entreprise peut-elle agir pour la prévention des risques sanitaires ?

Margaux Gelin nous explique qu’il y a 3 niveaux de prévention des risques sanitaires en entreprise : La prévention primaire, secondaire et tertiaire.

  • La prévention primaire : ensemble des actions visant à diminuer l’apparition des risques, ce qui passe par la formation et la sensibilisation.
  • La prévention secondaire : ensemble des actions visant à diminuer la portée des risques, lorsque ceux-ci sont avérés : on agit sur les problématiques.
  • La prévention tertiaire : ensemble des actions visant à diminuer les conséquences des risques lorsqu’un ou plusieurs accidents (accident du travail ou maladie professionnelle) ont déjà eu lieu.

 

Parmi les exemples donnés, nous pouvons citer Webedia, représentée par Michèle Benzeno. Le Comex organisait chaque jour du confinement, à 15h, une séance de partage de difficultés, mais aussi de projets avec tous les collaborateurs.

En ce qui concerne les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), ils sont liés à une mauvaise ergonomie des équipements (hauteur du bureau, de la chaise, des machines) et peuvent être anticipés. Ainsi, Michel Cymes raconte le cas d’ouvriers dans une chocolaterie, soumis à des gestes répétitifs, qui s’échauffent 5-10 minutes avant de se mettre derrière les machines.

 

La responsabilité des entreprises : la lutte contre le stress.

Il y a une définition médicale très précise du stress : c’est un “état réactionnel de l’organisme soumis à une agression brusque”.

Vos collaborateurs sont 62% à souhaiter une mise en place prioritaire de mesures contre le stress. C’est un des éléments majeurs de problèmes de Qualité de Vie au Travail (QVT). Nous vous conseillons de mettre rapidement en place des actions primaires et secondaires.

Attention toutefois à ne pas confondre stress choisi (on choisit son travail) et le stress subi, par la hiérarchie ou les objectifs de résultat.

Quelle doit-être la position de l’entreprise vis à vis de problèmes sanitaires plus intimes ?

Si la transparence doit être le maitre mot dans le cadre d’un plan de prévention de risques sanitaires, les problèmes plus intimes tel que l’addiction ou l’obésité relèvent de la sphère privée. L’action considérée comme adéquat dans ces cas de figure dépend de la culture de l’entreprise. Certaines vont mettre en place des campagnes de sensibilisation et de formation anonymes, là où d’autres vont organiser des conférences publiques sur le sujet.

 

Les entreprises “performantes” pour la santé de leur collaborateurs.

Bien entendu, une entreprise ne doit pas se substituer à l’hôpital public. Cependant, c’est un thème de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) qui est progressivement assujetti à des indicateurs de performance. En effet, les fonds d’investissements ESG (économiques, sociaux et environnementaux) sont de plus en plus friands d’indicateurs sur les actions mises en place par l’entreprise pour évaluer la performance globale de ses entreprises. 

C’est un sujet de fond qui intègre depuis peu la marque employeur des entreprises.

Pour conclure, rappelons que le devoir du dirigeant vis-à-vis de la santé de ses collaborateurs est avant tout un devoir de vigilance. Il s’agit de casser les compartiments d’entreprises, et de faire en sorte que tous les collaborateurs veillent les uns sur les autres, même s’ils ne sont pas dans la même équipe ou le même département. Le dirigeant doit pouvoir se rendre disponible, à l’écoute de ses collaborateurs et proactifs pour anticiper certains problèmes de santé.

[RSE sectorielle] La “green & clean” parfumerie en action

[RSE sectorielle] La “green & clean” parfumerie en action

S’il est une industrie qui fait rayonner la France c’est bien la parfumerie !

Et plus que jamais, développement durable et responsabilité sociétale sont au cœur des actions et des créations d’une filière particulièrement dépendante des services fournis par la nature : les initiatives se multiplient, les entreprises se mobilisent pour faire face aux enjeux environnementaux et sociaux.

 

Comment ? Zoom sur un écosystème plus que jamais impliqué.

Les marques sont la partie visible de la parfumerie ; elles travaillent en lien étroit avec des entreprises qui fournissent les flacons, les compositions parfumées, les échantillons… ainsi que de multiples savoir-faire artisanaux et artistiques. Toutes ces entreprises et leurs écosystèmes forment ce qu’on appelle « la filière parfum ».

« Développement durable : quels défis pour l’industrie de la beauté ? » ; « Concevoir pour mieux recycler en France » ; « Parfums naturels et bio : les fragrances pour se mettre au vert » ; « Entreprises : comment  réduire l’impact environnemental des emballages et papiers en les transformant en ressources ? » etc.

Pas une semaine sans que le sujet ne soit abordé sous divers angles :

 

  • Des entreprises arborent leurs engagements sociétaux sur leur site internet. En mars 2020, Chanel a lancé son programme d’engagements pour lutter contre le changement climatique, Chanel Mission 1.5°, en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015.

 

  • Des collectifs, syndicats, associations, fédérations embarquent leurs adhérents dans une dynamique de sensibilisation en quête de solutions communes. Le syndicat national des fabricants de produits aromatiques PRODAROM déclare notamment avoir engagé une étude de caractérisation des drêches de parfumerie avec le soutien de l’ADEME et de la région PACA.

 

  • Des grands groupes investissent dans l’ingénierie biologique, des plantations bio et des ressources respectueuses de l’environnement, notamment Symrise, Givaudan, Mane, ou Firmenich, en voie d’être labellisée B Corp pour ses engagements notamment en matière de sourcing responsable dans le cadre d’une stratégie ESG à 2030.

 

  • Des startupers inventent une autre parfumerie (3), à l’instar de Floratopia, parfumerie naturelle et responsable, à l’initiative d’un véritable manifeste pour « une empreinte positive sur le monde du parfum, en lien avec la planète, la biodiversité des plantes à parfums, et les artisans/producteurs qui les cultivent ». La prochaine « révolution » sera la « clean parfumerie ».

 

Outre les ingrédients, le packaging est devenu un terrain d’innovation et de transformation des business modèles à partir des principes de l’économie circulaire

 

Car en face, les utilisateurs de parfum,  en particulier les « Sustainable Natives » ou « Génération climat », ces moins de 20 ans qui sont avant tout engagés pour la planète, ont de fortes attentes en matière d’engagement développement durable des marques qu’ils achètent : 76% des répondants à l’étude Baromètre (4) pensent que l’implication RSE de leurs marques de parfums est importante.

 

Les trois critères d’engagement responsable les plus importants aux yeux des utilisateurs de parfum sont l’approvisionnement, l’éco-conception et le “Made-in-France”. La communication d’une démarche responsable, transparente et ponctuée d’indicateurs de performance est souhaitée par 76% des consommateurs. 

 

D’ailleurs, qu’est-ce qu’un parfum responsable ? C’est celui dont le sillage n’est pas au prix de compromis écologiques ou humains. C’est celui qui est conforme aux plus strictes réglementations internationales : porté par des équipes mobilisées sur une veille permanente des enjeux de santé et de sécurité. C’est un parfum dont la création mobilise toute une filière engagée dans la responsabilité environnementale et sociale.

 

Pour créer un tel parfum, comment faire ? Des fondamentaux semblent partagés depuis une quinzaine d’années. Il s’agit de considérer le cycle de vie entier du parfum, de sa conception à son recyclage tout en soutenant de manière durable tous les acteurs et leur écosystème. Quant aux matières premières naturelles, l’objectif est de repenser la chaîne d’approvisionnement et les processus de transformation dans le strict respect de la biodiversité, avec une empreinte climatique neutre, voire positive, et d’orienter l’innovation vers des ingrédients vertueuse et économes, qu’ils soient synthétiques ou naturels.

 

Pour accompagner la parfumerie dans cette mutation vers plus de naturalité et de durabilité, la chimie verte est, aux côtés des biotechnologies, un moteur de transformation incontournable.

 

Une amélioration continue des pratiques du secteur qui doit encore faire ses preuves

 

La RSE est ce que le digital était il y a 10 ans : incontournable, pivot central de l’intégralité des services de l’entreprise, de l’amont à l’aval. Mais si la prise de conscience est réelle, le secteur aborde maintenant une nécessaire professionnalisation RSE.

 

Car bien au-delà du green, du « clean », la cosmétique de demain est celle qui osera poser des actes forts, affirmer ses choix, communiquer et fédérer autour de ses engagements. En d’autres termes : proposer une marque responsable incarnée par son fondateur ou président, propulsée par ses collaborateurs et ses clients.  Elle rayonnera en premier lieu dans son entreprise pour pouvoir porter ses convictions auprès du public, en évitant l’écueil du green washing. 

 

Pour que cette approche RSE soit authentique et sincère et vectrice de préférence de marque, le triple enjeu à relever est donc de s’informer, se former et agir concrètement à travers l’élaboration d’une stratégie robuste. Alignée sur la science et les référentiels en vigueur (ODD, ISO 26000, SBTs…) elle permettra un reporting fiable (déclaration de performance extra-financière – DPEF) de plus en plus attendu par les parties prenantes et les financeurs.

 

Comme pour tous les autres secteurs, l’enjeu est de traduire ces stratégies à travers des actions pertinentes et à la juste échelle pour un impact positif significatif.  La prise en compte grandissante de la biodiversité dans la RSE des entreprises est de ce point de vue une réelle opportunité : directement connectée au modèle d’affaire du secteur, elle est un champ d’action qui permettra d’accélérer une transformation très attendue du secteur.

Isabelle Sadoux

Références

1/ Prix de l’innovation de responsable pour un parfum par la Fragrance Foundation

2/ Le 11 mars 2021. Conférence en ligne organisée par le Club des Entrepreneurs du pays de Grasse. Inscription gratuite mais obligatoire.

3/ Floratropia, parfumerie naturelle & responsable qui « ensauvage le parfum », des marques déjà visibles comme pH fragrance, qui conçoit avec Givaudan des produits « Clean Home Care » et « Clean Personal Care » – soit conçus uniquement avec des matières premières naturelles, 100 Bon qui accroit sa distribution. D’autres comme Ormaie travaillent même leurs flacons dans le respect de l’environnement. Ioumi-Provence et ses, formules sans impact négatif pour les nappes phréatiques, les produits ultra-frais (Freedge), solides (Lamazuna, Pachamamaï), zéro déchets, avec système de consigne (Biotanie crédite 5 euros pour tout contenant vide renvoyé, CoZie), en circuit court (Les Candides), etc

4/ Baromètre du Parfum 2019 de la Fragrance Foundation France

 

Isabelle Sadoux

Fondatrice de l’Agence éditoriale D’Un mot à L’Autre et du concept “La voix du parfum”, Isabelle Sadoux propose des contenus rédactionnels qualitatifs, du conseil en stratégie de communication et, en tant que consultante spécialisée de Parangone, un accompagnement en RSE adapté à la filière parfum.

 

 

 

 

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