[Evénement] – Parangone vous attend à Produrable

[Evénement] – Parangone vous attend à Produrable

Parangone à Produrable : le programme !

L’équipe Parangone est très heureuse de vous rencontrer au salon b2b Produrable les 16 et 17 Septembre 2021 au Palais des Congrès de Paris.

Nous accompagnons depuis 10 ans les entreprises et institutions, de la compréhension de vos valeurs à la conception de votre Déclaration de Performance Extra-Financière, en passant par la mise en relation avec notre écosystème d’expert·es.

📅 Le programme du salon b2B pour la transition les 16 & 17 Septembre :

𝙍𝙚𝙣𝙘𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚𝙨 : 𝐀𝐃𝐎𝐏𝐓𝐄𝐙 𝐔𝐍𝐄 𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐄́𝐆𝐈𝐄 𝐑𝐒𝐄 Jeudi 16 septembre :
🟦 10h00 – 12h00 : Temp d’échange autour des Achats Responsables avec Yann Le Coz.
🟩 12h00 – 14h00 : Philippe Mangeard vous présente son outil de bilan GES.
🟥 12h00 – 16h00 : Rencontre avec Marion Martinez, pour les TPE / PME qui font leur premier pas en RSE.
🟧 17h00 – 18h00 : Dédicace du livre “à même la Terre”, par Anne-Charlotte Beck et Carole Tranchant.
🟪 18h00 et + : Apéritif avant première “La Belle Ville”, avec Manon Turina et François Marques.

Vendredi 17 Septembre :
🟩 10h00 – 12h00 : Temps d’échange autour des Achats Responsables avec Yann Le Coz.
🟧 12h00 – 13h00 : Rencontre avec Dunia Design
🟥 12h00 – 16h00 : Discussion Audit RSE et labellisation avec Flora Grand

C’est aussi….


🟪 Une MasterClass 𝐏𝐌𝐄-𝐄𝐓𝐈 : 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐄𝐍𝐓 & 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐐𝐔𝐎𝐈 𝐈𝐍𝐈𝐓𝐈𝐄𝐑 𝐔𝐍𝐄 𝐃𝐄́𝐌𝐀𝐑𝐂𝐇𝐄 𝐑𝐒𝐄 ?
La veille du salon, (15 Septembre 2021 – 14h-18h), Vanessa Logerais, fondatrice dirigeante de Parangone, anime la Master pour les PME-ETI qui font leur premiers pas
Comprend 2 sessions Think&Do :
· “10 facteurs clés de succès pour initier sa démarche RSE”, par Marion Martinez, du cabinet Rupture Engagée
· “Achats Responsables : mode d’emploi”, par Yann Le Coz, du cabinet YLC Conseil.
😎 Ainsi que les témoignages “Retour d’expérience”, des entreprises pionnières : par Karen Lemasson, des Laboratoires Expanscience, et par Sophie Groussard pour Konica Minolta.

👉 Inscriptions à la MasterClass ici : https://www.produrable.com/programme-des-master-class/607da637055c6e0069c6aaef

🟪 UN ATELIER PÉDAGOGIQUE POUR APPRENDRE À RÉALISER SON BILAN CARBONE 

Proposé par Global Climate Initiative

 

🟧 UNE EXPOSITION INÉDITE DU PHOTOGRAPHE RÉALISATEUR SANS FRONTIÈRE RODNEY RASCONA

Exposition sur le stand de Parangone P046

 

🟧 UN CINE-DÉBAT “CINEMA FOR CHANGE”


 

𝙄𝙉𝙁𝙊𝙍𝙈𝘼𝙏𝙄𝙊𝙉𝙎 𝙋𝙍𝘼𝙏𝙄𝙌𝙐𝙀𝙎 :
📍 Où : Palais des Congrès, Paris. Stand PU46
📅 Quand : Les 16 & 17 Septembre 2021.
🤔 Comment : en présentiel, dans le respect des gestes barrières.

🎫 Inscriptions : Commandez votre pass sur la page www.produrable.com/inscription, lien dans le bouton “Lien d’inscription”.

📞 Pour toute information sur les pass, merci d’adresser votre demande à : marketing@produrable.com ; Tel : 06 18 22 60 76 Voir moins

 

 

Entreprises et biodiversité : comprendre pour agir !

Entreprises et biodiversité : comprendre pour agir !

Photo Rodney Rascona

 

 

Temps de lecture : 8 minutes

La biodiversité est le sujet brûlant du moment. A Marseille s’est tenu le congrès de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) du 3 au 11 septembre.  Plusieurs milliers de participants – ONG, Etats et entreprises – ont tenté de répondre aux grands enjeux de la biodiversité accouchant d’une centaine de motions et un manifeste pour “exhorter” les États à agir. Mais congrès et  incantations ne suffiront pas. Tout aussi importants que soient les cadres politiques et de gouvernance internationaux et locaux, si tant est qu’ils soient suivis, ce sont bien sur les entreprises que reposent un réel espoir d’atténuer l’impact dévastateur de nos modes de production et de consommation. Mais l’ampleur de la tâche peut être décourageante. D’où l’importance de tracer des trajectoires lisibles et pragmatiques pour intégrer la biodiversité dans les feuilles de route RSE.

 

Homme-Nature : une seule santé pour la planète

Si la biodiversité se hisse enfin au rang des priorités environnementales au même titre que le climat, c’est sans aucun doute que le contexte de pandémie mondiale a fait progresser un concept plus accessible auprès du plus grand nombre :  « One Health » (« une seule santé »). Ce concept affirme l’interdépendance de la santé des populations humaines avec celle des êtres vivants et des écosystèmes qui les entourent.

Aujourd’hui, le secteur de la santé reconnaît les conséquences de la dégradation de la biodiversité sur la santé humaine. Le lien nature et humains est établi, il ne peut plus être réfuté. 

« Il n’y a pas de grand mystère sur la cause de la pandémie de COVID-19, ou de toute autre pandémie moderne. Ce sont les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique, de la perte de biodiversité et, de par leurs impacts sur notre environnement, du risque de pandémie. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l’expansion et l’intensification de l’agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C’est un chemin qui conduit droit aux pandémies. »  Dr. Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et de l’atelier d’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco-systémiques).

En outre, le 6 septembre dernier, pour la première fois, le monde de la santé lance un appel aux dirigeants mondiaux à agir contre le changement climatique et la perte de biodiversité, en raison de leur impact direct sur la santé des populations et l’émergence ou l’aggravation de pathologies .

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/200-revues-medicales-appellent-a-agir-urgemment-contre-la-crise-climatique-150137.html

La biodiversité sort désormais des seules antres scientifiques pour interpeller les entreprises et les citoyens non seulement sur l’impact sur notre santé de l’état d’une biodiversité malmenée mais également sur notre dépendance à celle-ci. Nos modes de production et de consommation, bien-sûr sont en cause. Bien plus encore, les entreprises sont aujourd’hui vues comme les seules capables d’agir à l’échelle de l’urgence et de l’ampleur de la situation préfigurant une 6ème extinction de masse.

Alors que fait-on ?

Converger…ou disparaître !

Faire converger les approches, les outils et les méthodes

La biodiversité est aujourd’hui quasiment absente des reporting des entreprises, tenues à distance d’une approche scientifique complexe, et confrontées à la difficulté d’identifier leur champs de responsabilité sur le sujet.

Les métriques concernant les émissions de gaz effet de serre ont été un véritable levier dans la prise de conscience des enjeux du changement climatique et la mise en oeuvre d’actions concrètes pour l’atténuer. Il apparaît aujourd’hui nécessaire de mettre en place des métriques quantitatives similaires.

Ces métriques devront être utilisés par tous pour assurer une convergence entre les sujets climat et biodiversité d’une part mais également entre les outils et les méthodes encore en gestation, permettant aux entreprises d’établir un lien entre leurs activités et l’état du monde du vivant. Un lien qui se mesure à un chiffre : la valeur des services écosystémiques fournis par la biodiversité à notre société est évaluée à 125 milliards de dollars.

L’évolution de la réglementation et des règles de reporting 

C’est dans cet optique que la règlementation a évolué incitant les entreprises à intégrer la biodiversité dans leur modèle d’affaire. La Commission européenne a adopté le 22 Avril 2021, la proposition du CSRD (Corporate sustainability Reporting Directive) qui consiste à améliorer le contenu des rapports extra-financiers.

Les entreprises devront communiquer leurs informations relatives aux problématiques de durabilité, de changement climatique et évaluer l’impact de leur activité sur l’environnement et la société en général : L’impact de l’entreprise sur la biodiversité et les écosystèmes fait désormais partie de ces critères. La Directive CSRD sera transposée dans le droit national des États membres d’ici le 1er décembre 2022. En France, elle sera applicable pour la première fois sur l’exercice fiscal démarrant au 1er janvier 2023.

« Il convient de veiller à ce que les informations publiées par les entreprises conformément aux normes d’information en matière de durabilité répondent aux besoins des utilisateurs. Les normes d’information devraient par conséquent préciser les informations que les entreprises doivent communiquer sur tous les grands facteurs environnementaux, y compris leurs incidences et leurs dépendances en matière de climat, d’air, de terre, d’eau et de biodiversité » – extrait de la proposition de Directive Corporate Reporting Directive (CSRD). https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021PC0189&from=EN

Ces entreprises qui ouvrent la voie…

Peu d’entreprise ont intégré dans leur modèle d’affaire la biodiversité. Il existe cependant des exceptions. Les laboratoires Expanscience ont su intégrer dans leur modèle d’affaire la question de la biodiversité.

Très dépendante de ses filières d’approvisionnements en matières premières végétales, l’entreprise s’est engagée depuis plus de 15 ans à respecter l’environnement et la biodiversité à travers une feuille de route concrète et une succession de programmes opérationnels.  (https://www.expanscience.com/fr/recherche-innovation/innovation).

« C’est vrai qu’on parle beaucoup du climat qui est un enjeu très important, mais il y a aussi un enjeu autour de la préservation de la biodiversité. De par notre modèle économique, on utilise beaucoup de matière première d’origine végétale dans nos produits et donc nous avons engagé une démarche de sourcing responsable depuis plus de onze ans avec cette volonté d’appliquer sur notre propre filière d’approvisionnement en matière première végétale, un plan d’action de progrès de RSE. Nous sommes membres depuis 2011 de l’UEBT qui est l’union pour le bio-commerce éthique, une association à but non lucratif, qui préserve la biodiversité et promeut des règles de commerce éthique. Nous avons mis nos filières d’approvisionnement en matière végétale sous cette observation de l’UEBT. » – Karen Lemasson, Directrice RSE et Open Innovation des Laboratoires Expanscience

Retrouvez l’interview complete de Karen Lemasson

Trouver un point de départ

Pour une entreprise, il peut être difficile de s’y retrouver. Etablir un lien direct entre biodiversité et entreprise n’est pas évident. Deux idées principales sont à retenir :

  • L’impact des activités de l’entreprise sur la biodiversité
  • La dépendance de l’entreprise avec la biodiversité.

Le sujet doit être abordé de façon pragmatique en adoptant un cadre stratégique.

Une première étape peut être d’engager un processus de labellisation 

  • Le label Biodiversity in Progress

Il est possible d’apparaitre comme « Entreprise protégeant la Biodiversité » grâce au label Biodiversity Progress certifié par l’Agence Lucie. Parangone est partenaire de ce programme et vous accompagne dans cette certification. (https://agence-lucie.com/formation/labelliser-entreprise-biodiversity-progress/).

Ce label est destiné aux entreprises qui veulent valoriser et encadrer leurs démarches de protection de la biodiversité. Ce référentiel se compose des six thématiques suivantes : connaissances de l’organisation sur la biodiversité, sensibilisation interne, organisation interne et engagement, actions en faveur de la biodiversité, collaboration avec les acteurs de la biodiversité et influence externe sur ses parties prenantes.

« La label Biodiversity Progress propose une solution concrète aux organisations qui s’engagent à préserver la biodiversité. Il s’agit d’une approche complète qui favorise la progression quelque soit le degré de maturité de votre engagement. » – Flora Grand, Consultante stratégie RSE Audit et Certification

[Formation] – Labelliser son organisation “Biodiversity Progress”

 

Un autre point de départ consiste à réaliser un diagnostic écologique sur un ou plusieurs de ses sites. La biodiversité se cache parfois là on où on ne l’attend pas : dans l’enceinte d’un siège social, d’un site industriel ou sur un terrain destiné à l’implantation de nouvelles infrastructures. La réalisation de ce diagnostic permettra de d’élaborer un plan d’action concret.

Pour faire un diagnostic écologique, il faut faire appel à un naturaliste ou un écologue. Son métier est d’inventorier, protéger et valoriser les espèces animales et végétales. L’annuaire des entreprise ou association pour réaliser un diagnostic écologique est disponible en ligne. http://www.genieecologique.fr/recherche-ent-ge

Mais compter les animaux et les plantes ne suffira pas…

Evaluer et mesurer son impact et sa dépendance : quels indicateurs et outils de mesures ?

  • Les outils d’évaluation d’impact

Ces outils permettent de rendre compte des activités des entreprises sur la biodiversité sur une ou plusieurs dimension, en intégrant dans leur calcul la chaine complète : activités, pressions et impacts. Les outils sont développés à partir de modèles existants, et développent ainsi leur propre approche. Ces outils sont récents et destinés aux entreprises. Ils ont deux objectifs principaux : 

  • Définir l’impact des activités sur la bioversité « avant » une prise de décision pour le développement d’une activité, d’investissement ou de projet. 
  • Définir l’impact des activités sur la biodiversité « après » sur des activités, investissements, projets déjà mise en place. 

Ces outils reposent ainsi sur des méthodologie complexes qui nécessitent une formation et un accompagnement par des organisations expertes.

Quelques outils notables : 

  • Global Biodiversity Score (GBS)

Il s’agit d’un outil développé par le CDC Biodiversité. Cet outil permet aux entreprises et institutions financières de mesurer leur empreinte biodiversité. La première version de cet outil a été lancé le 12 mai 2020. Cet outil permet de faire un lien quantitatif entre l’activité de l’entreprise et son impact sur la biodiversité. (https://www.cdc-biodiversite.fr/gbs/

« CDC a mis un en place le Global Biodiversity Score, dont l’objectif est de pouvoir accompagner les entreprises dans la mesure de leur empreinte biodiversité en s’appuyant sur les données disponibles dans chaque entreprise et lui permettre de faire le lien entre son activité et les différentes pressions qui pèsent sur la biodiversité. » – Antoine Cadi, Directeur Recherche et Innovation chez CDC Biodiversité. (https://parangone.org/loutil-de-la-cdc-biodiversite-pour-mesurer-son-impact-biodiversite/)

  • Ecosystem services review (ESR)

Il s’agit d’un outil d’évaluation des services éco-systémiques en lien avec l’activité économique de l’entreprise. Il a été développé par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et le World Ressource Institute (WRI). Il se base sur la liste des services éco-systémiques établie par le Millenium Ecosystem Assessment (MEA, 2005). Cet outil est pertinent pour une entreprise qui souhaite initier une première approche en matière de biodiversité afin de prendre conscience à la fois de ses impacts et de ses dépendances.

https://www.wri.org/research/corporate-ecosystem-services-review

  • Product Biodiversity Footprint (PBF)

Développé par I Care I Consult et Sayari, cette méthodologie combine l’analyse du cycle de vie (ACV) et les connaissances actuelles en matière d’écologie, et les organise vers des indicateurs et des représentations pratiques.

http://www.productbiodiversityfootprint.com

  • Biodiversity Impact Metric (BIM)

Développé par le Cambridge Institute for Sustainability (CISL), cette méthodologie repose sur le croisement entre l’Analyse du cycle de vie (ACV) et le cadre Pression, Etat, Réponse (PER).

L’objectif du développement de tous ces outils est de répondre aux besoins des entreprises, mais aussi à l’attente des citoyens, tout en incarnant le plus fidèlement possible à une réalité biologique et écologique. Cependant, il n’y a pas assez de synergie, pas de convergence, chacun développe ses outils, et il peut être difficile de s’y retrouver. Ce sujet devrait être un sujet d’open innovation.

Il existe des initiatives telles que la Plateforme EU Busines@Biodiversity, le Biological Diversity Protocol, le Natural Capital Protocol , et bien d’autres, qui travaillent à établir un socle commun. Cependant, il manque encore une connexion, une comptabilité entre ces différents outils. Si toutes les entreprises mesurent de la même manière leur empreinte sur la biodiversité, les impacts pourront être mesurés et comparés tout le long de la chaine de valeur.

https://www.latribune.fr/opinions/il-faut-des-metriques-fiables-pour-inverser-la-courbe-de-la-perte-de-biodiversite-848749.html

Identifier et mettre en oeuvre des actions concrètes mesurables

Il apparaît souvent compliqué d’identifier des actions concrètes à impact. Parangone a réalisé cette infographie pour vous donner quelques pistes d’action en fonction de votre niveau de dépendance aux services four nos par la nature et votre impact sur la biodiversité.

Changer d’échelle face à l’urgence…

Face à l’urgence, de nombreuses initiatives se mettent en place en adressant spécifiquement les entreprises pour opérer un véritable basculement vers de nouvelles normes pour transformer les modèles d’affaire.

La commission européenne, le 21 avril 2021, a adopté une série de mesures comprenant les actes délégués relatifs au volet climatique de la Taxonomie européenne.

L’objectif de cette taxonomie est de créer un système de classification de ce qui est considéré comme « durable ». Ainsi, elle crée un cadre et des principes permettant d’évaluer les activités économiques selon six objectifs environnementaux, dont notamment la protection et la restauration de la biodiversité et des éco-systèmes. Cette taxonomie s’inscrit au coeur de la stratégie de l’Union européenne en matière de finance durable.

Il est intéressant aussi de citer les initiatives en matière de comptabilité en triple capital. Cette méthode de comptabilité prend en compte la performance environnementale et la performance sociale, qui ont autant d’importance que la performance financière. Il s’agit d’évaluer la valeur créée ou détruite par l’entreprise autour des thèmes : social, environnement et économique. Ainsi, toute dégradation ou utilisation de la nature serait considérée comme une dette à rembourser, comme un emprunt bancaire. Ce type de comptabilité peut permettre de prendre en compte l’impact des activités de l’entreprise sur la biodiversité.

En France, l’intégration de la notion crime d’écocide dans le code pénal, était l’une des propositions les plus importantes de la Convention citoyenne pour le climat. Il visait à punir la destruction et les dommages massifs des écosystèmes d’origine humaine.

Si dans le texte final de la loi Climat et résilience du 22 août 2021 ramène la notion de crime à celle de délit, elle pose néanmoins des règles qui pourront faire jurisprudence et contribuent dans tous les cas à intégrer la biodiversité dans le périmètre des risques pour l’entreprise.

Tout comme pour le climat, l’intégration de la santé du vivant dans les stratégies des entreprises ne peut plus être une option. L’agence Parangone en fait une priorité de sa mission d’accompagnement auprès des organisations pour les aider dans l’acquisition de connaissances, de cadres stratégiques et d’outils et identifier des actions concrètes mesurables qui contribueront de façon significative et mesurable à la résilience des écosystèmes vitaux pour l’humanité.

[RSE sectorielle] – Expanscience affirme son leadership sociétal

[RSE sectorielle] – Expanscience affirme son leadership sociétal

Quelle RSE pour le secteur pharmaceutique et dermo-cosmétique ? Case Study Laboratoires Expanscience

Temps de lecture: 7 minutes

Être garant de la bonne santé de l’humanité, aujourd’hui ce n’est plus seulement guérir des maladies. C’est aussi prendre en compte les facteurs pathogènes externes pouvant nuire à notre santé, promouvoir des pratiques qui pourrait atténuer ou éviter les pathologies et améliorer la qualité de notre cadre de vie.

Ce nouveau paradigme confère à l’industrie de la santé, pharmaceutique et dermo-cosmétique une responsabilité citoyenne sans précédent, notamment dans un contexte de crise sanitaire dont l’origine est aujourd’hui connue.

Signataire du Global Compact de l’ONU depuis 2004 les Laboratoires Expanscience (domaine de l’arthrose et de la santé de la peau – marque Mustela) font figure de pionnier et de leader de l’engagement sociétal dans leur secteur. 

Labellisé B Corp depuis 2018 (1er laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique au monde à rejoindre le mouvement) et AFNOR Engagé RSE (niveau Exemplaire depuis 2013), le groupe éclaire notamment ce que peut être un plan d’action au bénéfice des écosystèmes et des communautés locales, au-delà de sa mission première d’aider les individus à façonner leur bien-être.

5 ans après avoir interviewé Karen LEMASSON, directrice RSE et Open innovation dans le cadre de l’ouvrage « Sustainable Development for the Healthcare Industry », coordonné par Pierre A. Morgon (Editions Springer – 2015), nous avons à nouveau échangé avec elle pour mesurer l’évolution des engagements du secteur :

          • Quelle évolution de la stratégie RSE du groupe ?
          • Quelles actions concrètes pour les communautés et leur environnement ?
          • Quelle contribution aux objectifs de régénération de la biodiversité ?

Karen Lemasson, directrice RSE et Open Innovation – Laboratoires Expanscience

 

 La complexité réside dans la responsabilité pour le secteur de protéger notre patrimoine commun, de porter cette transformation conceptuelle, technologique et opérationnelle ainsi que dans la nécessité d’adapter les pratiques professionnelles en conséquence.

Nous avons progressivement relevé ce défi par 3 vagues d’engagements (2004, 2010, 2015) qui structurent aujourd’hui notre programme formalisé de responsabilité sociétale “Better Living Program”

Nous clôturons ce programme cette année et définissons un nouveau cap en matière de RSE à horizon 2030 : aider les individus à façonner leur bien-être tout en créant les conditions d’une économie légère. Cette ambition se traduit par, des engagements, une feuille de route et des plans d’actions co-construits avec plus d’une cinquantaine de parties prenantes : collaborateurs, experts externes, ONG… Notre objectif ? En cohérence avec notre certification B Corp : renforcer chaque jour notre impact positif sur le monde, progresser et faire progresser notre écosystème, être non pas la meilleure entreprise du monde mais une entreprise meilleure POUR le monde… 

 

«Aujourd’hui, encore plus que jamais, la RSE, est pleinement intégrée dans la stratégie et la mission de notre entreprise” Karen Lemasson

Retrouvez le témoignage en vidéo de Karen Lemasson

Depuis 2004 (adhésion au Global Compact des Nations-Unies), nous avons organisé notre stratégie RSE de la production à la commercialisation, autour d’axes majeurs :

  • Une politique de sourcing et d’approvisionnement respectueuse de l’Homme et de son environnement et de la biodiversité 

Expanscience est membre depuis 2011 de l’Union pour le BioCommerce Ethique (UEBT), association internationale à but non lucratif pour la préservation de la biodiversité et le respect des règles du commerce éthique.

En 2016, Expanscience a fait l’acquisition de la société péruvienne Deshidratados Tropicales spécialisée dans l’achat et la transformation d’avocat et de maca. Par cette acquisition, Expanscience sécurise ses approvisionnements et renforce la traçabilité de l’avocat et de la maca, deux matières premières végétales stratégiques pour ses activités Dermo-Cosmétique (Mustela), Rhumatologie (Piasclédine 300) et Actifs Cosmétiques (Macaline, Skinergium, Perséose d’Avocat…).

Notre filière d’approvisionnement au Pérou est un exemple de notre démarche d’approvisionnements responsables. Aujourd’hui, 100% de nos propres filières d’approvisionnement en matières premières végétales dans le monde ont mis en place un plan d’action de RSE et s’engagent à préserver, voire à restaurer la biodiversité.

Avec 96% d’ingrédients d’origine naturelle en moyenne dans nos produits Mustela, et face à une attente croissante de naturalité, nous devons plus que jamais concilier cette appétence des consommateurs avec une politique responsable de sourcing qui préserve la biodiversité, notre patrimoine commun.

Nos actifs cosmétiques sont par ailleurs issus de procédés d’extraction végétale respectueux de l’environnement et innovants comme la biotechnologie et la chimie verte. 64% de notre portefeuille d’actifs cosmétiques est par ailleurs issu de l’upcycling.  

  • Une politique d’éco-conception des produits pour réduire l’impact environnemental

Un produit ou un service qui obtient des bons résultats lors de l’analyse du cycle de vie est un produit qui utilise peu de ressources naturelles lors de sa fabrication, son utilisation et son élimination. Le produit doit au maximum utiliser des ressources naturelles renouvelables et/ou recyclées et recyclables.
Cette notion passe notamment par la réduction au maximum du poids des packaging et par le sourcing de produits responsables (4 R : réduire, remplacer, recycler, repenser). Mise en place dès 2010 cette politique nous a permis d’économiser 129 tonnes de plastique et 78 tonnes de carton et de faire que 100% de nos flacons soient recyclables selon les critères du marché français. Aujourd’hui cela ne suffit plus, l’économie circulaire et la réduction des déchets sont pour nous la voie à suivre pour proposer un système plus vertueux. C’est pourquoi nous avançons sur des expérimentations de vente en vrac et l’usage de flacons de verre consignés en pharmacie.

« Nous croyons que nous devons aider nos consommateurs à trouver une offre de produit qui les aide aussi à faire leur part en adoptant une consommation moins impactante pour la planète » – Karen Lemasson

  • Une politique d’achats responsable, respectueuse des communautés et de leur environnement.

Nous estimons que nous avons une responsabilité à l’égard des producteurs locaux dans les pays où nous nous approvisionnons. Nous avons ainsi effectué un travail fondateur de collaboration avec des partenaires locaux pour chacune de nos filières d’approvisionnement en matières premières végétales (fixation de prix justes et équitables, respect des savoir-faire traditionnels, préservation de la biodiversité…). 

Au Pérou par exemple, notre implantation locale spécialisée dans la transformation de végétaux (pour la production d’huile d’avocat bio, de tourteaux d’avocat, de poudre et de feuilles de Maca bio et certifiées Fair For Life), nous permet à la fois de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production et de nouer sur le terrain une relation de proximité et un partenariat gagnant‐gagnant avec les producteurs. 

Le développement de l’économie locale est l’une de nos priorités. Grâce à la maracuja, et à la maca, dont la saisonnalité est différente de celle de l’avocat, et l’achat d’avocats déclassés (non exportables, non vendables pour l’industrie alimentaire) nous permettons à des agriculteurs de mieux vivre de leur activité, cela génère des retombées économiques en cascade dans les villages. Plus largement, nous diffusons une vision durable de l’agriculture, loin des approches commerciales intensives. En donnant aux producteurs les moyens de développer leurs terres et leur activité, nous contribuons aussi à limiter l’exode rural, et incitons une nouvelle génération d’agriculteurs à s’installer. Notre activité soutien 350 producteurs d’avocat et chaque culture maintenue contribue à éloigner un peu plus un risque de déforestation ou d’érosion des sols. 

  • Des pratiques plus vertueuses sur nos sites et sur l’ensemble de la supply chain

Nous avons diminué de 24% nos émissions de Gaz à Effet de Serre entre 2008 et 2015 (pour 100 unités produites, à périmètre équivalent). En 2020, nous avons étendu le périmètre de notre bilan carbone à l’ensemble de notre activité y compris à l’international qui s’est développée au cours de ces dernières années. Aujourd’hui nous suivons une trajectoire de réduction de nos émissions Expanscience alignée avec la SBTi afin d’atteindre le “Net zero carbon” dès 2030 pour Mustela et notre activité actifs cosmétiques, 20 ans plus tôt que les objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Pour cela, nous regardons avec beaucoup d’attention la question de la séquestration carbone liée aux enjeux de biodiversité.

Nous travaillons de manière continue sur la réduction de notre consommation d’énergie et de ressources naturelles. Entre 2010 et 2020, pour 100 unités produites sur notre site de production certifié ISO 14001 depuis 2012, nous avons ainsi réduit notre consommation d’électricité de 19,4%, de gaz de 24,6% et d’eau de 13,2%.  Nous achetons par ailleurs 100% d’électricité renouvelable sur ce site depuis 2018. 

Nous avons aussi à cœur de faire progresser et d’impliquer nos fournisseurs dans cette démarche d’amélioration continue. Ainsi, 100% de nos fournisseurs stratégiques ont été évalués sur leur démarche de RSE au travers de la plateforme Ecovadis et nous sommes nous-mêmes certifiés Ecovadis niveau gold en tant que fournisseur d’actifs cosmétiques pour l’industrie cosmétique. 

  • Symétrie des attentions et ambassadorat : “aider les individus à façonner leur bien-être”

En tant que laboratoire, nous sommes particulièrement attentifs au bien-être de nos collaborateurs et au développement de leurs compétences pour stimuler leur progrès professionnel et leur épanouissement. 

Notre mission est d’aider les individus à façonner leur bien-être, qu’il s’agisse de nos consommateurs, clients, partenaires, et bien sûr de nos collaborateurs ! Nous embrassons aujourd’hui volontiers la notion de “symétrie des attentions” vis-à-vis de ces derniers. Cela se traduit par des actions concrètes via notre programme dédié à la « Qualité de vie au travail », la charte de la parentalité en entreprise, notre politique handicap et égalité femmes/hommes (index de 98/100 en 2020), mais aussi par le principe d’”employee advocacy” et l’empowerment de nos talents à travers une véritable démarche de co-construction.

Nous avons ainsi travaillé ces 6 derniers mois en mode « Convention citoyenne » : 40 collaboratrices et collaborateurs volontaires issus dans le monde entier ont travaillé ensemble à l’élaboration de nos engagements RSE pour les 10/20 ans à venir. Ils ont travaillé avec des méthodes d’open innovation et ont été nourri par de nombreux échanges avec des experts externes. L’open innovation est pour nous un bras armé de la RSE, elle accélère l’innovation interne et externe et nous aide à renforcer notre impact positif. 

La mission des entreprises de santé est sans doute une des plus belles qu’il soit. A condition de ne pas considérer que parce que nous soignons, nous sommes bons, et de se poser la question du “comment” nous exerçons notre métier. Le secteur doit maintenant progresser vers la notion de “santé environnementale ». Chez Expanscience nous en sommes convaincus car le bien-être des Hommes est indissociable de la santé de la planète, et pour remplir notre mission qui est d’aider les individus à façonner leur bien-être, nous devons donc avoir l’exigence de préserver le vivant sous toutes ses formes. 

 

Propos recueillis par Vanessa Logerais

Créé en 1950, le laboratoire familial et indépendant Expanscience reconnu pour ses soins de peau et le traitement de l’arthrose, est le premier laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique à avoir obtenu en 2013 le niveau « exemplaire » du label Engagé RSE de l’AFNOR et la certification B Corp en 2018. Deux certifications délivrées aux organisations qui ont un impact positif sur la société et sur l’environnement.  L’entreprise se démarque par son authenticité, la cohérence de sa démarche et sa conscience remarquable des intérêts collectifs.

[e-Learning] Présentation Module 1 – Label RSE

[e-Learning] Présentation Module 1 – Label RSE

Votre organisation est engagée dans une démarche RSE et vous souhaitez l’affirmer et la développer ?

Différents outils permettent de dynamiser ou re-dynamiser une démarche RSE en structurant sa stratégie et ses actions en place et en incitant à l’amélioration continue.

Les labels et certifications sont un bon moyen d’affirmer et de développer sa démarche RSE car la création de valeur engendrée a un impact positif sur les parties prenantes internes et externes.

Mais les labels et certifications connaissent depuis quelques années un développement significatif et il est parfois compliqué de se retrouver dans cette jungle.

Afin de vous aider à choisir, ce module met en lumière les labels les plus présents sur le marché en matière de démarche RSE

Après avoir vu cette vidéo, vous aurez les cartes en main pour décider de votre stratégie RSE et vous comprendrez aussi comment la RSE s’allie à la performance grâce à la labellisation.

ModuleLabels RSE

Flora Grand – Consultante RSE, experte certification et audit

Flora Grand est diplômée d’un Master Comptabilité, Contrôle et Audit, d’un degree Accounting and Finance aux Etats-Unis et est formée aux enjeux de l’ISO 26000 et des labels RSE. Après un début de carrière en tant qu’auditeur financier, Flora rejoint le département RSE d’un cabinet accrédité OTI en 2017 où elle développe son expertise sur les sujets environnementaux, sociaux et sociétaux en se spécialisant sur l’audit des données extra-financières, le reporting, et l’analyse des enjeux, des risques et des processus des entreprises, de secteurs variés. Elle a également effectué, un volontariat participant en à la préservation des de la biodiversité au sein de la Forêt Amazonienne en 2019. Aujourd’hui entrepreneure, Flora collabore avec l’agence Parangone pour accompagner les entreprises dans la construction, la valorisation et le reporting de leur stratégie d’impact, ainsi que dans leur démarche de labellisation et certification.

Acquis

  • Des bases plus affinées sur la RSE et le développement durable appliqué aux organisations pour prendre en main sa stratégie RSE
  • Connaître et comparer les différents labels de la démarche RSE pour choisir le plus adapté à sa structure
  • Avoir toutes les clés pour se lancer dans une démarche de labellisation et de certification et ainsi affirmer et développer sa démarche RSE
Les points forts

  • Une formation 100% en ligne qui vous permet d’adapter la lecture et l’avancement à votre rythme
  • Un contenu concret qui aide à prendre les bonnes décisions
  • Les compétences et retours d’expériences d’une formatrice consultante spécialisée en conseil RSE en évaluation auprès des entreprises
  • Les interventions de différents professionnels qui apportent les clés pour passer à l’action

OBJECTIFS DE LA FORMATION

  • Acquérir les compétences au niveau gouvernance et opérationnel nécessaire à la mise en place d’une labellisation ou d’une certification  
  • Prendre conscience du panel de possibilité pour aller plus loin dans sa démarche RSE grâce à la labellisation et certification
  • Acquérir les bases théoriques et s’approprier les outils pour affirmer et développer sa démarche RSE dans son organisation
  • Donner les moyens de choisir la solution la plus adaptée et réussir à la mettre en place de manière optimale pour affirmer et développer sa démarche RSE
  • Être en mesure de décliner les concepts et les outils méthodologiques au sein de son organisation
  • Comprendre les avantages de se plier au jeu de l’évaluation de manière volontaire

 

PRÉ-REQUIS

Notions de base sur la RSE et le développement durable en entreprise

PUBLIC

  • Directeur ou responsable Développement Durable
  • Chef de projet ou chargé de mission Développement Durable ou RSE 
  • Directeur ou manager de PE, Start-up ou PME, désirant s’engager dans le Développement Durable
  • Consultant en conseil RSE
Les Avis :

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[DPEF] – Un outil puissant pour votre stratégie RSE  !

[DPEF] – Un outil puissant pour votre stratégie RSE !

DPEF Report Set Mockup By Parangone

À quoi sert la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) ?

 

La DPEF est un outil de pilotage stratégique qui sert à rendre compte de votre performance extra-financière. Ce document (anciennement rapport RSE) est notamment primordial dans le cadre de recherche de financements car 45% des actifs européens intègrent des critères ESG, d’après EFAMA (étude novembre 2020).

“Aujourd’hui, tous les acteurs partagent un même diagnostic sur les limites de l’information financière : si celle-ci constitue un socle incontournable, elle est aujourd’hui considérée comme insuffisante pour traduire à elle seule la réalité complexe de l’entreprise et de sa contribution à la création de valeur.” Patrick de Cambourg, Président de l’Autorité des Normes comptables (extrait du rapport “Garantir la pertinence et la qualité de l’information extra-financière des entreprises : une ambition et un atout pour une Europe durable” – Mai 2019) 

En réponse à la directive européenne de 2014 et à l’ordonnance de juillet 2017 sur la transparence et la publication d’informations extra-financières, la DPEF permet à l’ensemble des parties prenantes d’avoir accès à la publication détaillée d’informations sociales, sociétales et environnementales.

Au-delà de l’exercice de reporting, nous sommes convaincus que la DPEF est une excellente opportunité pour l’organisation de communiquer sur sa stratégie RSE, et déployer la démarche d’amélioration continue grâce à un document concis, attractif et communicant. 

” Notre mission ? Trouver l’équilibre entre le caractère normé et lisible d’une DPEF, pour faire de ce support un outil de communication robuste, valorisant et fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes “. Vanessa Logerais, Dirigeante Parangone

Qui est concerné ? Que dit la loi ?

 

Déjà depuis 2017, les entreprises de + 500 salariés sont contraintes de réaliser une DPEF si elles répondent au critère suivant:

  • Les sociétés cotées dépassant 20 M€ de Total du bilan ou 40 M€ de CA .
  • Les sociétés non cotées dépassant 100 M€ de Total du bilan ou CA.

Les filiales sont exemptées dès lors que leur société mère produit, en France ou dans un pays de l’Union Européenne, une déclaration de performance extra-financière consolidée.

 

À quelles évolutions s’attendre ? Notre veille

 

En 2021, les entreprises de + de 250 salariés doivent s’attendre à un renforcement des obligations réglementaires.

L’AMF recommande (rapport Juin 2020) à l’Union Européenne d’étendre le périmètre des entreprises soumises à la déclaration de performance extra-financière : ” Il est important d’étendre le champ d’application aux sociétés cotées et non cotées de + de 250 salariés et au-delà de 40 millions de chiffre d’affaires et/ou 20 millions de bilan.

Même constat pour L’EFRAG. Le groupe consultatif européen sur l’information financière conseille un élargissement de l’obligation de publier une DPEF aux PME de + de 250 salariés dans son rapport de février 2021.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire travaille à ce que “l’information extra-financière trouve un statut comparable à l’information financière“. Dans son rapport de mai 2019, Patrick de Cambourg, Président de l’Autorité des Normes Comptables, formule une vingtaine de recommandations qui vont dans le sens de l’instauration d’une nouvelle norme. Il répond aux questions de Vanessa Logerais, Fondatrice Dirigeante de Parangone en vidéo.

En conséquence et/ou parallèlement, l’évaluation de la performance extra-financière fait l’objet d’évolutions, au niveau national et européen tendant vers un cadre plus exigeant et/ou plus étendu : 

  • L’article 29 de la loi Energie Climat (Novembre 2019) stipule que dans leur politique relative aux risques en matière de durabilité, les sociétés de gestion de portefeuille doivent inclure « une information sur les risques associés au changement climatique ainsi que sur les risques liés à la biodiversité », faisant ainsi notamment entrer la préservation du vivant, juste là parent pauvre des stratégies RSE des entreprises, dans le périmètre de reporting.

 

  • Le plan d’action de la Commission Européenne pour financer la croissance verte introduit dans la notion de “taxonomie” une nomenclature à 3 niveaux pour qualifier l’impact environnemental des entreprises : les activités vertes, les activités brunes et les activités transitoire mais incompatibles. Un référentiel standardisé est à l’étude qui aura certainement des implications sur la façon dont les entreprises valoriseront la prise en compte de leurs matérialités dans leur déclaration

 

  • Bien que jugée décevante, la toute nouvelle loi Climat et résilience issue des travaux de la Convention citoyenne, aura, tout au moins par sa portée symbolique, un impact sur la façon de prendre en compte les attentes sociétales dans le rapportage des actions de l’entreprise. Car c’est là toute la subtilité de l’exercice : créer l’effet miroir entre l’entreprise et l’ensemble des parties prenantes et valoriser une prise directe avec les attentes de celles-ci.

  • La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) est une annonce renversante dans le monde du reporting extra-financier. La nouvelle directive européenne concernera quelques 50 000 entreprises européennes, soit toutes les sociétés cotées et de nombreuses entreprises de + de 250 salariés. Pour la Commission Européenne, la CSRD est un levier pour “mieux exploiter le potentiel du marché unique européen pour contribuer à la transition vers un système économique et financier pleinement durable et inclusif “. La proposition pourrait être applicable pour la première fois pour l’exercice fiscal démarrant au 1er janvier 2023. 

 

 

La méthode Parangone : garantir une DPEF équilibrée.

 

Notre mission est de trouver l’équilibre entre le caractère nécessairement normé d’une DPEF et l’objectif de faire de ce support un outil de communication fédérateur pour l’ensemble des parties prenantes.

Aborder très en amont votre DPEF

Nous anticipons, grâce à nos consultantes spécialisées, l’audit (et le cas échéant la notation extra-financière) de votre déclaration en recensant vos indicateurs et vos données disponibles pour garantir la conformité de votre reporting selon les critères RSE et ESG. Et nous vous aidons à combler les écarts le cas échéant en enrichissant votre stratégie RSE.

Rendre votre stratégie RSE lisible et différentiante 

Nous voyons la DPEF comme un outil d'”affermissement” de votre stratégie RSE. Celle-ci devra être complètement alignée sur des axes stratégiques reconnaissables par vos parties prenantes. Et ne devra pas ressembler à une autre mais traduire votre “univers de marque engagée” !

” La DPEF ne doit pas, par souci de conformité devenir un support austère. C’est au contraire l’occasion de faire vivre de façon dynamique et incarnée vos engagements “. Amélie Foulon, Directrice associée Parangone

Incarner votre stratégie RSE et valoriser votre réseau de parties prenantes (clients, fournisseurs, collaborateurs, actionnaires, partenaires, ONG et partenaires associatifs, collectivités, consommateurs, citoyens).

La DPEF est l’occasion de donner la parole à vos parties prenantes de façon authentique. Vos parties prenantes ont une perception de la responsabilité de l’entreprise et ils ne demandent qu’à être écoutées. Rapporter et valoriser leur témoignage que l’on peut collecter à travers une enquête parties prenantes en amont doit donner le signe que votre stratégie RSE se décline à tous les niveaux de l’entreprise et ne vient pas du dernier étage de la tour du siège !

Faire rayonner son leadership sociétal auprès de l’ensemble des parties prenantes

Nous sommes convaincus que c’est cet exercice d’équilibre entre compliance et communication qui permet d’obtenir un fort effet d’entraînement auprès de vos collaborateurs et de vos partenaires et atteste d’une maturité atteinte en matière de performance extra-financière. Atteindre cet équilibre demande un savoir-faire spécifique, combinant expertise RSE et expertise communication,  que nos expert.e.s mettent à votre profit.

Pour en savoir plus sur notre méthode d’accompagnement et prendre rendez-vous, cliquez ici.

Entreprise à mission : le projet de Parangone

Entreprise à mission : le projet de Parangone

Nous sommes engagés depuis 10 ans à construire avec nos clients des leaderships sociétaux puissants. Cette ambition croise aujourd’hui l’accélération, générée par la loi Pacte, du concept d’entreprise à mission.

A ce titre, nous appliquons ce que nous conseillons à nos clients : rejoindre ce mouvement d’acteurs engagés pour accélérer la transformation de nos modèles économiques.

 

Qu’est ce qu’une entreprise à mission ?

Le terme « entreprise à mission » désigne les nouvelles formes d’entreprise qui se donnent statutairement une finalité d’ordre social ou environnemental au-delà du but lucratif.

 

« Il y a urgence à agir. Mettre nos entreprises au service des enjeux de sociétés, sociaux et environnementaux s’avère être un excellent levier de performance, de résilience et d’engagement. Le chemin d’ entreprise à mission est passionnant et exigeant, il redonne du sens au projet et accélère la nécessaire transformation de nos modèles d’affaire et d’organisation. A nous de faire rayonner le modèle de l’ entreprise du XXIème siècle ! » – Emery Jacquillat, président de la communauté des entreprises à mission.

 

 


L’adhésion aux principes des sociétés à missions peut se faire selon deux niveaux d’engagement : rejoindre la communauté des entreprises à mission en tant que membre et le saint Graal : devenir entreprise à mission.

 

Comment et pourquoi rejoindre la communauté des entreprises à mission ?

Rejoindre la communauté des entreprises à mission nécessite de remplir ce formulaire. Si vous n’avez pas de parrain, vous pouvez solliciter votre parrain parmi les membres de la communauté. Pour cela, rendez-vous sur le site des entreprises à mission.

Comment et pourquoi devenir entreprise à mission ?

Devenir entreprise à mission nécessite d’inscrire dans ses statuts une raison d’être à finalité sociétale ainsi qu’une feuille de route déclinée en axes stratégiques et en objectifs sociaux et environnementaux. Il vous faudra définir un comité coordinateur du bon déroulement de la mission et y associer des indicateurs de suivi mesurables dans le temps.

La raison d’être se définit comme étant la “colonne vertébrale de l’entreprise” (Errol Cohen). Elle donne un cadre structurant au projet de l’entreprise et représente l’engagement formel – inscrit dans les statuts – du projet d’entreprise commun à tou.t.e.s les collaborateur.trice.s. 

C’est un acte porteur de sens qui vous engage à définir collectivement l’action positive que vous portez envers la société.  

 

Le cheminement de Parangone

Dans un premier temps, nous avons rejoint ce mouvement d’acteurs engagés pour partager nos expériences et savoir-faire, enrichir collectivement le modèle de l’entreprise à mission et unir nos efforts pour mobiliser, convaincre et soutenir le déploiement de ce nouveau modèle d’entreprise en France et en Europe.

Dans un second temps, nous travaillons à définir avec nos parties prenantes notre raison d’être et à formaliser notre mission déclinée par axes stratégiques.

Notre motivation ? Nous appliquer à nous mêmes ce que nous conseillons à nos clients :

Construire des leaderships sociétaux authentiques et robustes là où l’entreprise est la plus légitime.

Les mettre en oeuvre à tous les étages de l’entreprise avec conviction et technicité.

 

Créer des synergies et des convergences pour mieux porter les actions à l’échelle des problématiques sociales et environnementales que nous devons résoudre.

Mesurer et rendre compte de nos engagements et de nos actions en les confrontant aux meilleures pratiques en France et en Europe.

…en être fiers, et en rendre fiers nos collaborateurs !

 

Merci à Emery Jacquillat pour son parrainage, à Anne Mollet Anatolie Virieux et toute l’équipe…

Et à notre propre communauté de partenaires pour nous aider à identifier et mettre en oeuvre les solutions concrètes pour agir avec un maximum d’impact. Yann LE COZ (achats responsables), Marion MARTINEZ (RSE TPE et PME) Nicholas Mouret (Impact numérique) Alexandre Durain (Employee Advocacy) Philippe-Henri Mangeard (Bilan Carbone) Fabrice DaverioJohanna Canipel (Formation et e-learning) Saliha Mariet (Label Biodiversity Progress) Hermann LOGERAIS (communication digitale et learning room 3D)

Toute l’équipe est très heureuse de poursuivre ce cheminement, avec comme objectif et prochaine étape de nous constituer nous-même Entreprise à Mission et d’inscrire dans nos statuts nos engagements.

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