[Replay] Concilier développer économique et préservation de la biodiversité

[Replay] Concilier développer économique et préservation de la biodiversité

Temps de lecture : 1′

 

Parangone a participé à la Convention LUCIE 2021, le rendez-vous annuel du label qui réunit touts les membres de la communauté LUCIE.

image profilAnimée par Vanessa LOGERAIS, fondatrice et dirigeante de l’agence Parangone, la table ronde ” Comment concilier développement économique et préservation de la biodiversité ?” s’est intéressée à la relation entre entreprise et fonctionnalité de la biodiversité.

Les deux experts invités, Antoine Cadi, directeur recherche et innovation de CDC Biodiversité et Véronique Dham, fondatrice de Biodiv’ Corp ont apporté leur éclairage pour accélérer l’intégration

Véronique Dham/Antoine Cadi_Biodiversité_Agence Parangone_Lucie

de la biodiversité dans les stratégies #RSE, mesurer l’empreinte biodiversité des entreprises et agir de façon opérationnelle.

En synthèse, ce que nous devons faire pour avancer…

🟥 progresser en nous concentrant sur la “fonctionnalité de la biodiversité”

🟧 rappeler le cadre réglementaire existant de la Loi Biodiversité et ses évolutions notamment dans le cadre du reporting de performance extra-financière (DPEF/CSRD), de l’avènement de la taxonomie européenne et du projet de loi contre la déforestation importée

🟨 réussir à rendre les métriques Biodiversité aussi lisibles que celles liés au climat (taux de réduction d’émissions carbone et tonne équivalent carbone #bilancarbone)

🟩 généraliser les diagnostics écologiques et bilans biodiversité en affinant par scopes pour traduire les différents niveaux d’impact et d’interdépendance (de l’impact sur le foncier des infrastructures de l’entreprise à la prise en compte dans l’ensemble de la chaîne de valeur jusqu’aux usages et consommateurs)

🟪 construire des leaderships sociaux robustes en déployant le label Biodiversity Progress

Retrouvez sur cette page les replays des tables rondes et de la clôture de la journée, ainsi que les documents partagés lors des ateliers. : https://agence-lucie.com/convention-lucie-2021/

 

Loi REEN : le numérique responsable, nouvel enjeu de RSE

Loi REEN : le numérique responsable, nouvel enjeu de RSE

Temps de lecture : 6 mn

 

Le numérique représente 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et ce chiffre risque de doubler d’ici à 2025 (rapport « Lean ICT – Pour une sobriété numérique » publié en 2018 par The Shift project).

En France, le volume de gaz à effet de serre émis par le numérique  représentait en 2019 quinze millions de tonnes équivalent carbone, selon le rapport réalisé par le Sénat  dans le cadre de l’élaboration de la loi REEN (source).

En cause, le cycle de vie de nos appareils numériques, l’utilisation exponentielle d’internet et le stockage de nos données sur les data-centers. Et bien sûr la crise sanitaire :  une étude menée par l’ADEME estime que la consommation énergétique et l’usage de la visioconférence représentent 2,6 kg eqCO2/an dans le cas d’un jour de télétravail hebdomadaire. 

Les entreprises, et plus particulièrement celles liées au monde numérique, ont un rôle majeur à jouer dans ce changement. D’autant que le cadre réglementaire français et européen se précise. Quels enjeux et quelles solutions ? Parangone, agence conseil en stratégie et communication RSE s’est rapprochée de ses partenaires experts pour faire le point. 

 

Qu’entend on par numérique responsable ?

Le numérique responsable est une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale du numérique. Il revendique une utilisation plus sobre et moins énergivore. Il recouvre plusieurs champs : le Green IT, l’IT for green et la conception responsable des services numériques.

Les notions clés à connaitre :

Le Green IT désigne les techniques de l’information et de la communication dont la conception ou l’emploi permettent de réduire les effets négatifs de l’activité humaine sur l’environnement. Cette action est généralement conduite par la Direction des systèmes d’information (DSI),

L’IT for green met le numérique au service du développement durable afin d’analyser, prévenir et apporter des solutions. 

La sobriété numérique est une démarche consistant à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens, et par conséquent réduit l’impact environnemental du numérique. 

Des réglementations de plus en plus nombreuses !

Un certain nombre de mesures réglementaires visant à réduire l’empreinte écologique du numérique existent déjà en France, dont la toute nouvelle loi REEN.

L’obsolescence programmée – un premier pas via le Code de la consommation

En 2015, la définition de l’obsolescence programmée est introduite dans le Code de la consommation à l’article L213-4-1 : « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». Une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amendes sont prévues.

La loi AGEC – les premières mesures concrètes 

La Loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC) apporte des avancées majeures pour réduire les impacts négatifs du numérique.

A partir du 1er janvier 2022, les fournisseurs d’accès internet doivent informer leurs abonnés de leurs données consommées et indiquer l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre (GES) correspondant (article 13.3).

Depuis le 1er janvier 2021, les entreprises doivent indiquer sur certains produits électriques et électroniques de la vie courante un indice de réparabilité. Cet indice concernes les ordinateurs et les smartphones (article 16). A partir du 1er janvier 2024, un indice de durabilité remplacera ou complétera l’indice de réparabilité. Ce nouvel indice prendra en compte des critères tels que la fiabilité et la robustesse. (Article 16)

Afin de favoriser l’allongement de durée de vie des équipements numériques et lutter contre l’obsolescence logicielle, les mises à jour logiciels sont rendues obligatoires pour les fabricants pendant au moins 2 ans, en imposant une dissociation entre les mises à jour de confort et les mises à jour de sécurité (article 27).

Depuis le 1er janvier 2021, l’administration publique, lors de ses achats, favorise le recours à des logiciels dont la conception permet de limiter la consommation énergétique associée à leur utilisation. De plus, l’administration publique, lors de ses achats a recours au réemploi ou à la réutilisation ou aux biens qui intègrent des matières recyclées (article 55 et 58).

La loi REEN – une stratégie de numérique responsable au niveau national

« La loi REEN (Réduction de l’Empreinte Environnementale du Numérique) resserre l’étau sur les organisations pour un numérique plus vertueux. Découpé en cinq chapitres, elle va influer tant sur l’aspect prise de conscience de l’impact du numérique avec une formation dans les écoles et l’enseignement supérieur dès la rentrée 2022 que dans les équipements avec notamment le délit d’obsolescence renforcé ou l’incitation au reconditionné ; mais également sur les usages avec un référentiel général d’éco-conception.

Cette loi est dans la continuité de celles de février 2020 en allant encore plus loin même si il n’y a aucune obligation de résultats. Les organisations publiques ainsi que les opérateurs télécom sont quand à eux plus contraints, avec des obligations de mesure et informations ou encore de stratégie numérique responsable pour les territoires. »

Frédérick MARCHAND CEO fruggr x Digital4better, Auteur du livre « 40 mots pour un numérique responsable »

 

La loi du 15 novembre 2021 visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France (REEN) présente cinq objectifs clés concernant les constructeurs, les entreprises mais également les collectivités locales  : 

  • Sensibiliser à l’impact environnemental du numérique

Il s’agit de former les plus jeunes à la sobriété numérique et intégrer dans les parcours de formation des ingénieurs l’éco-conception dès la rentrée 2022. Un nouvel observatoire des impacts environnementaux du numérique lié à l’ADEME va être créé.

  • Limiter le renouvellement des appareils numériques

La loi prévoit une meilleure information des consommateurs quant aux caractéristiques de mise à jour des appareils et interdit aux fabricants d’empêcher le reconditionnement d’un appareil ou d’empêcher l’installation d’un logiciel après deux ans.

  • Favoriser des usages numériques écologiquement vertueux

Un référentiel général d’éco-conception des services numériques va être créé. 

Le démarchage téléphonique via des automates d’appels sera strictement encadré. 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) va publier un recommandation pour la mise en  oeuvre des bonnes pratiques à destination des fournisseurs de streaming. 

  • Promouvoir des data centers et des réseaux moins énergivores

Les opérateurs de communications électroniques devront publier des indicateurs clés récapitulant leurs engagements en faveur de la transition écologique, dès 2022.

  • Promouvoir une stratégie numérique responsable dans les territoires

Les plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) devront intégrer l’enjeu de la récupération de chaleur des centres de données dès 2025. Les communes et leurs intercommunalités de plus de 50 000 habitants devront élaborer une stratégie numérique responsable.

https://www.vie-publique.fr/loi/278056-loi-15-novembre2021-reen-reduire-empreinte-environnementale-du-numerique

Comment mettre en place une démarche de numérique responsable dans mon entreprise ?

Le numérique responsable devient un volet incontournable des stratégies de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE).

Parangone, agence conseil en stratégie et communication RSE, vous accompagne dans votre démarche pour calculer votre empreinte numérique, structurer votre plan d’action et déployer des solutions concrètes auprès de vos collaborateurs et de vos parties prenantes

Découvrez également notre guide des éco-gestes informatiques : https://parangone.org/guide-des-ecogestes-informatiques/

Les solutions de nos partenaires – éco-concevoir, réduire ses émissions et faire des économies

Digital4better x Fruggr

Digital4better est un acteur au service des entreprises pour une performance numérique durable. C’est un acteur engagé dans l’économie sociale et solidaire (agréé ESUS). L’entreprise développe des plateformes numériques pour les grandes organisations avec une recherche systémique d’impacts. Le groupe est également éditeur du logiciel Fruggr offrant une analyse automatisée et une amélioration de l’empreinte écologique et sociale des plateformes numériques.

https://digital4better.com/

https://www.fruggr.io/fr/

Greenmetrics

Greenmetrics est une plateforme qui s’attaque à l’impact environnemental des activités numériques des entreprises. Elle identifie les usages et équipements les plus polluants et réduit le bilan carbone durablement.

https://greenmetrics.io/

Les labels numériques responsables – devenir un leader sociétal du numérique

Le label « Numérique Responsable » (NR) pour les entreprises

Lancé en juin 2019, le Label NR est le premier label français qui vient encadrer une démarche d’amélioration continue qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’agence Lucie accompagne les entreprises souhaitant être labellisées. 

Construit par l’Institut du Numérique Responsable en partenariat avec le Ministère de la Transition Ecologique, l’ADEME et WWF, ce label s’appuie sur 4 axes et 14 principes d’action. En 2021, le référentiel du label a été refondu afin de devenir un outil toujours plus complet et concret pour les organisations. 

https://label-nr.fr/

A noter, qu’il existe aussi de nombreux labels environnementaux pour les appareils électroniques et électriques. Ces labels vous aident à choisir des appareils plus respectueux de l’environnement. Les plus connus : EPEAT, Blue Angel, TCO et Nordic Swan Ecolabel.

La crise sanitaire n’a fait qu’accélérer la numérisation des entreprises, ce qui rend encore plus urgent et indispensable l’intégration des enjeux du numérique responsable par celles-ci. Si le cadre règlementaire n’est pour l’instant qu’une obligation de moyen et peu sanctionnant, il est prévisible qu’il se renforcera davantage. C’est le moment pour les entreprises d’anticiper et d’affirmer un véritable leadership sociétal.

Pour toute question sur les formules d’accompagnement à l’élaboration de votre stratégie RSE ou pour intégrer une de nos solutions partenaires : amelie.foulon@parangone.org

La RSE en 2021 : vers plus de réglementation et de législation

La RSE en 2021 : vers plus de réglementation et de législation

Temps de lecture : 8 minutes

La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), à l’heure du Green Deal et de la crise sanitaire est-elle la même que celle de 2000 – année où s’amorce une préoccupation gouvernementale en France pour le sujet ? Est-elle même comparable à celle de 2010, nourrie par le Grenelle II de l’environnement et  la création de la norme ISO 26000 qui l’ont vulgarisée cette année là ?  

Certes la responsabilité sociétale de l’entreprise reste du domaine de la démarche volontaire et de la loi souple, mais celle-ci évolue bien vers un cadre réglementaire et législatif beaucoup plus fourni, à l’échelle nationale et européenne, et ce sur quatre domaines majeurs : le climat – et la biodiversité -, l’économie circulaire, la mobilité et le reporting extra-financier.

Et si la portée de ces évolutions est davantage incitative que sanctionnante, celles-ci font apparaître de nouvelles zones de risques : risque d’image et de réputation, mais également risques jurisprudentiels.

Il y a bien une RSE 2.0, plus mature, plus exigeante et plus encadrée.

Il devient donc indispensable en tant que dirigeant ou responsable RSE d’intégrer ces évolutions. Et ce n’est pas si simple de s’y retrouver. Surtout si on ajoute la problématique de la confusion entretenue entre le “système RSE” d’un côté, qui fait référence pour le monde corporate et le “système ESG” de l’autre adopté par le monde de la finance.

Parangone revient sur ce qui s’est passé ces cinq dernières années pour y voir plus clair. En résumé, une seul vraie réglementation dédiée à la RSE mais un ensemble touffu des dispositions réglementaires et législatives qui impactent des composants essentiels de la stratégie RSE.

 

Renforcement des cadres réglementaires : la RSE française parmi les plus exigeantes

Le législateur français a été précurseur en matière de responsabilité sociétale avec de nombreuses dispositions liées à la NRE et aux Lois Grenelle I et II jusqu’à la loi Pacte qui consacre cette exception française. Outre ce volet législatif spécifique à la RSE, d’autres nouvelles lois portant sur le climat, la mobilité, l’économie circulaire et de plus récemment la biodiversité, sont venues renforcer le cadre de référence de la responsabilité sociétale de l’entreprise. 

  •     2017 La Loi sur le devoir de vigilance

La loi française sur le devoir de vigilance est unique au monde et c’est aussi la seule loi associée à la responsabilité sociétale qui prévoit des sanctions. Issue de la crise du Rana Plaza, drame ayant couté la vie à des employés du textile au Bangladesh, cette  loi de 2017 régule les obligations des multinationales-ci vis-à-vis de leurs sous-traitants. Elle oblige les sociétés mères et les entreprises donneuses d’ordre à élaborer, à publier et à mettre en œuvre des mesures d’identification des risques et de prévention des atteintes aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé et à la sécurité de personnes, et à l’environnement. En imposant aux multinationales un devoir de vigilance sur leur chaîne de sous-traitance, elle est la première loi au monde à être aussi complète en la matière.

Concrètement, cette loi impose aux entreprises de plus de 5000 salariés en France ou plus de 10 000 salariés en France et à l’étranger d’établir, de publier et d’évaluer un Plan de vigilance qui identifie les risques et doit prévenir les atteintes graves à la santé et de sécurité des personne, à l’environnement et aux droits humaines et libertés fondamentales.

Ce plan doit contenir :

  • Une cartographie des risques
  • Des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs
  • Des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves;
  • Un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements
  • Un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité.

Que risque une entreprise multinationale à ne pas respecter ces dispositions ? En cas de manquement le juge peut :

– condamner l’entreprises au paiement de dommages et intérêts pour réparer le préjudice subi ;
– ordonner la publication, la diffusion ou l’affichage de sa décision (ou d’un extrait).

L’action en responsabilité peut être introduite par « toute personne justifiant d’un intérêt à agir ». C’est à dire que toute organisation syndicale, ONG, association, collectivité locale, ou même tout citoyen peut saisir la juridiction française. Il y a donc clairement une zone de risque qui concerne pour le moment uniquement les grandes multinationales mais qui pourrait bien s’étendre. En attendant la loi sur le devoir de vigilance a bel et bien ouvert la voie à la judiciarisation progressive de la RSE. Car depuis le 21 octobre 2021, et après de longs débats, c’est au tribunal judiciaire qu’à été confiée la compétence de juger les manquements à cette loi – et non au tribunal de commerce -.

  •    2020  La Loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire (dit aussi “Loi AGEC”) : vers le “zéro déchet”

La Loi n°2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (loi « AGEC ») a été promulguée le 10 février 2020 pour lutter contre différents formes de gaspillage et pour transformer notre économie linéaire (produire-consommer-jeter) vers l’économie circulaire (faire du déchet une ressource) et le “zéro-déchets”. Composée de 130 articles, elle transpose notamment les directives du paquet Economie circulaire publiées en 2018. 

La loi s’articule autour de cinq grands axes qui impactent déjà les champs d’action de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Mais son objectif phare est d’atteindre en 2040, grâce à des mesures successives, le zéro plastique jetable.

Depuis le 1er janvier 2021: les pailles, couverts jetables, touillettes, couvercles des gobelets à emporter, boîtes en polystyrène expansé, piques à steak, tiges pour ballons, confettis en plastique et autres objets en plastique oxodégradable sont interdits ; chaque consommateur peut, depuis  apporter un contenant réutilisable dans les commerces de vente au détail.

Depuis le 3 juillet 2021, les gobelets en plastique à usage unique sont interdits à la vente dans l’Union Européenne : les entreprises doivent trouver des alternatives aux gobelets en plastique jetables.

En 2022 : interdiction des suremballages en plastique pour les fruits et légumes de moins de 1,5 kg, ainsi que ce sont les sachets de thé ou de tisane en plastique non biodégradables ; les publications de presse et les publicités seront expédiées sans emballage plastique ; la distribution de jeux en plastique est interdite dans les lieux de restauration collective. Et, dès 2023, la restauration rapide aura pour obligation de remplacer la vaisselle jetable par de la vaisselle réutilisable pour les repas et boissons servis sur place.

  • 2019 La loi Orientation des mobilités : planifier et convertir

L’ambition de cette loi est de remédier à la dépendance automobile en développant de nouvelles mobilités alors que le transport reste le premier secteur émetteur de gaz à effets de serre. L’entreprise est concernée par 3 mesures :

1) La création de forfait mobilité durable versé aux salariés qui utilisent le co-voiturage ou le vélo pour le déplacement domicile-travail (jusqu’à 400 € par an) 

2) L’institution des négociations obligatoires sur un plan de mobilité pour les entreprises ayant plus de 50 salariés; La loi exige depuis le janvier 2020 la mise en place de plan de mobilité pour toute entreprise disposant de plus de 50 salariés à défaut d’accord durant les négociations annuelles obligatoires. Ce plan de mobilité doit inclure des mesures visant à améliorer la qualité de l’air et aussi à lutter contre la pollution sonore. La loi ne prévoit pas toutefois de sanctions en cas de violation de cette règle

3) Le verdissement de la flotte automobile de l’entreprise. Ce verdissement est obligatoire pour les flottes qui comptent plus de 100 véhicules dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 3,5 tonnes et celles qui possèdent un parc de 100 cyclomoteurs ou motocyclettes légères ayant une puissance maximale supérieure ou égale à 1 kilowatt. 

Cette nouvelle mesure applicable en 2022 oblige les entreprises concernées à acquérir progressivement des véhicules à faibles émissions de gaz à effet de serre pour leur flotte. Elles devront suivre l’échéancier suivant : en 2022, les véhicules à faible émission devront constituer 10% du parc automobile, en 2024, 20%, en 2027, 35 % et en 2030, 50 %

  •   2019 La Loi PACTE : un volet RSE incitatif 

Avec pour objectif principal d’offrir aux entreprises françaises les moyens d’innover, de se transformer et de s’agrandir, la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) couvre, on le sait, des domaines très variés. Elle intègre un volet spécifique qui offre l’opportunité aux entreprises de structurer ou de confirmer leurs engagements RSE.

Pour rappel, ce volet comporte trois mesures clés, un dispositif surnommé “fusée à 3 étages” car elle incite à progresser à travers 3 niveaux d’engagement :

  1. Premier niveau : respecter les principes de responsabilité sociétale. L’article 1833 du code civil est modifié pour affirmer la nécessité pour les sociétés de “prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité” dans leur gestion, changeant par cette mention une définition de l’entreprise qui n’avait pas évolué depuis Bonaparte. 
  2. Deuxième niveau : associer une finalité extra-financière à son activité.  L’article 1835 du code civil est modifié pour reconnaître la possibilité aux sociétés qui le souhaitent de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts.
  3. Troisième niveau : opter pour le régime de “société à mission”.  L’article L-210-10 du Code de commerce cette fois, permet d’inscrire sa mission dans les statuts. Dans ce cas un organe de suivi, où les salariés sont représentés, est chargé de vérifier la conformité des décisions de gestion de l’entreprise avec sa mission.

Contraignante ou pas cette loi Pacte ? Sanctionnante ? Pas si simple de répondre à cette question. deux certitudes toutefois : 1/ Avec cette loi, toutes les entreprises françaises se trouvent automatiquement engagées dans le principe de RSE 2/ Si aucune sanction n’est clairement énoncée, on peut imaginer que certaines organisations ou mêmes particuliers puissent se saisir de cette loi pour faire jurisprudence. 

  • 2021 La loi Climat-Résilience : le délit d’écocide fait son entrée dans la législation

Cette loi est issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat. L’État français s’y engage notamment à respecter l’objectif européen de baisse d’au moins 55% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030. C’est-à-dire qu’elle rehausse l’ambition climatique de la France par rapport à la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015. Un cap sur lequel s’alignent les politiques climatiques des entreprises.

La loi comprend par ailleurs plusieurs mesures à prendre en compte dans le cadres des politiques RSE de l’entreprise :

  • des mesures liées à la consommation avec plusieurs dispositions dont la création d’une étiquette environnementale (“ecoscore”) pour les produits et services, l’interdiction d cela publicité en faveur des énergies fossiles et l’obligation pour les grandes surfaces de plus de 400 mètre carrés de consacrer 20% de leur surface de vente au vrac d’ici 2030
  • la mesure phare de la création d’ici 2024 des zones à faible émissions (ZFE) dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants (qui va impacter considérablement l’organisation de la logistique urbaine), ainsi que l’extension de la prime à la conversion au vélo à assistance électrique et l’interdiction des vols intérieurs à certaines conditions
  • les mesures durcissant les sanctions pénales en cas d’atteinte à l’environnement et la création d’un délit de pollution des milieux et de délit d’écocide pour les cas les plus graves. Cependant l’impact de ces mesures est à relativiser tant les conditions énoncées (caractère intentionnel, impact grave et durable) la rendent difficilement applicable.

L’Europe s’empare du sujet !

En réponse au changement climatique, et dans le prolongement de l’Accord de Paris, l’Union européenne a adopté en 2019 un pacte vert pour l’Europe intitulé « Green Deal » pour rendre l’Europe “neutre en carbone” en 2050. Parmi les initiatives associés à ce plan, la taxonomie verte européenne qui vise à encourager le fléchage des investissements vers des activités durables et la nouvelle directive sur le reporting développement durable ( CSRD – Corporate Sustainability Reporting Directive) qui viendra modifier en France le dispositif DPEF (déclaration de reporting extra-financier) sont à prendre en compte.

  •     Du rapport RSE à la DPEF…et bientôt la CSRD

C’est la loi relative aux Nouvelles Régulations Economiques (NRE) en 2002 en France qui a ouvert le bal en imposant l’obligation aux sociétés cotées en Bourse de publier dans leur rapport de gestion des informations relative à la façon dont elles prennent en compte les conséquences sociales et environnementales de leur obligation. Le rapport RSE était né !

En 2017, la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) est venue remplacer le rapport RSE. Émanant d’une directive européenne, la DPEF permet d’harmoniser les pratiques et les mesures entre les différents pays. A la fois dispositif et document de reporting, elle permet à une entreprise de rendre compte des actions déployées pour couvrir les questions environnementales, sociales et de gouvernance (les fameux critères ESG !) liées à ses activités.

A son tour, cette DPEF va être remplacée par un nouveau dispositif : la nouvelle directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). La proposition de directive a été publiée le 21 avril 2021, le Parlement européen et le Conseil vont maintenant s’atteler à négocier un texte législatif final.

Consulter le texte législatif https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021PC0189&from=EN

Cette directive entrera en vigueur en 2024, sur la période 2023. Parce que les exigences de reporting ont été renforcées sur la stratégie, les risques systémiques et de durabilité, le climat, la création de valeur et le seuil des entreprises soumises à ce reporting élargi, c’est une évolution majeure à prendre en compte par les entreprises. 

L’agence Parangone, spécialisée en stratégie et communication RSE, est très attentive à ces évolutions car elle tire vers le haut les standards et les normes des stratégies et du rapportage des actions attestant de l’impact sociétal positif de l’entreprise.

  •     Vers une loi européenne sur le devoir de vigilance ?

Le devoir de vigilance prend progressivement place dans le débat juridique européen. Le Parlement européen à adopté une résolution le 10 mars 2021 qui s’inspire de la loi française (Loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre). Si la directive aboutit effectivement ce sera clairement un pas de plus vers un cadre européen plus harmonisé et plus contraignant qui obligerait les entreprises multinationales à assurer une activité de production respectueuse des droits humains et de l’environnement sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement. Nous n’en sommes toutefois pas encore là puisque les lobbys pèsent lourdement sur des négociations. 

  •  Taxonomie européenne : à la croisée de la RSE et de la finance durable

Le terme est barbare et le dispositif plus familier aux experts de la finance responsable qu’aux responsables RSE. Il va pourtant falloir s’y habituer. Car la taxonomie européenne est un projet réglementaire très complexe et ambitieux qui va impacter les stratégies RSE des entreprises et conditionner l’évaluation de leur performance extra-financière.

De quoi s’agit-il ? 

La Taxonomie Européenne est un outil de classification qui fournit une compréhension commune de ce qui est doit être considéré comme une activité durable.

Concrètement, la Taxonomie Européenne définit une liste d’activités économiques ainsi que des seuils de performance qui mesurent la contribution de ces activités à 6 objectifs environnementaux.

La taxonomie européen concerne les grandes entreprises basées dans l’UE, qui seront tenues de publier des informations dans le cadre de la DPEF. C’est donc devenu un référentiel à prendre en compte dans le cadre du reporting de performance extra-financière de l’entreprise.

L’activité d’une entreprise sera conforme à la Taxonomie si elle respecte simultanément les trois conditions suivantes :

  • L’activité doit contribuer substantiellement à l’un des 6 objectifs environnementaux
  • L’activité ne doit pas nuire significativement à l’un des autres objectifs environnementaux
  • Enfin, l’entreprise en question doit respecter les garanties sociales minimales, notamment les conventions de l’Organisation Internationale du Travail

Si la RSE n’est pas encore entrée dans le domaine de la “hard law”, c’est à dire de la loi à caractère obligatoire en opposition à la “soft law”, droit souple permettant une marge d’interprétation et d’application et reposant essentiellement sur l’engagement volontaire, elle est toutefois incontestablement sur la voie de la judiciarisation. En d’autres termes, la justice s’y intéresse, notamment depuis la loi sur le devoir de vigilance. L’entreprise en peut donc plus ignorer la loi dans ce domaine, d’autant plus dans un contexte où les lanceurs d’alerte défenseurs des questions éthiques, environnementales et sociale sont particulièrement actifs. 

Gaétane Pétrement et Vanessa Logerais

Pour toute question sur les formules d’accompagnement à l’élaboration de votre stratégie RSE ou à la réalisation de votre déclaration de performance extra-financière : amelie.foulon@parangone.org

 

Parangone, agence conseil en RSE devient entreprise à mission !

Parangone, agence conseil en RSE devient entreprise à mission !

Parangone, agence conseil en stratégie et communication RSE devient entreprise à mission

 

Parce changer le monde passe par chacun d’entre nous, nous construisons auprès des acteurs économiques et institutionnels des leaderships sociaux puissants à forte capacité d’action et d’influence, en nous référant aux cadres de reporting les plus exigeants, et en mobilisant l’ensemble des parties prenantes internes et externes pour créer un effet d’entraînement et accélérer la transition écologique et solidaire.
Depuis 11 ans nous oeuvrons pour aider les organisations à intégrer les objectifs de développement durable dans leur stratégie de développement et leur modèle d’affaire. Nous avons observé autant qu’accompagné cette décennie qui a opéré  un véritable point de bascule pour la responsabilité sociétale des entreprises : démocratisée, plus mature, plus exigeante et plus intégrée nous entrons dans l’ère de la RSE 2.0, celle de la loi Pacte du Green Deal, et du reporting européen harmonisé.
Si l’enjeu de pédagogie reste au coeur de notre activité, il se double aujourd’hui d’une responsabilité accrue de notre métier de conseil de ne pas cautionner et de ne pas exposer nos clients au greenwashing et au risque de réputation et d’image associé. Dans un contexte où les contradictions et les failles sont traquées, et c’et une bonne chose, nous devons plus que jamais nous interroger sur les fondements éthiques de notre métier.
C’est pourquoi nous avons décidé de nous doter d’une raison d’être et de nous constituer entreprise à mission. Nous pensons que ce statut est un gage, et doit l’être pour toutes les entreprises qui s’en dotent, d’authenticité, de sincérité et d’effectivité des engagements pour contribuer à l’accélération de la transition écologique et solidaire
Notre mission est de fournir une information fiable, de former le plus largement possible aux enjeux de responsabilité sociétale et de développement durable, d’élaborer des stratégies robustes pour mettre l’entreprise en mouvement et de connecter nos clients aux réseaux d’action et aux solutions techniques pour créer de la valeur sociale et environnementale. Plus globalement, nous contribuons au développement d’approches et de méthodes innovantes dans un objectif de réforme et de résilience des modèles économiques.
Nos engagements s’articulent autour de 5 axes :

– Nous décryptons l’actualité RSE au quotidien par une information compréhensible et exploitable, en construisant et en relayant des contenus experts et pédagogiques auprès des professionnels de la responsabilité sociétale et dirigeants d’organisations. Nous élaborons des lignes éditoriales permettant d’adresser plusieurs niveaux de maturité.
 
– Nous construisons et appliquons une méthode experte et exigeante associant le savoir-faire d’ingénierie, de conseil et de communication. Nous nous appuyons sur notre écosystème de porteurs de solutions techniques et spécifiques pour donner à nos clients les moyens de mettre en oeuvre de façon efficace les stratégies recommandées.
– Nous effectuons une veille pointue et constante pour recenser et analyser les pratiques des organisations et de leurs secteurs d’activités. Nous bâtissons, sur cette base, des plans d’actions pertinents et réalistes, et sélectionnons les solutions concrètes à mettre en place. Nous mesurons les progrès réalisés pour construire des reporting solides dans le respect des cadres normatifs et réglementaires en vigueur.
– Nous dispensons des formations et des ateliers de co-construction auprès de l’ensemble des parties prenantes dans l’objectif de leur donner les moyens de comprendre les enjeux et les objectifs de la stratégie RSE de l’organisation et d’y contribuer. Au-delà nous concevons et produisons des modules de e-learning disponibles sur notre plateforme et sur celles de nos partenaires.
– Nous participons aux débats au sein de la communauté RSE pour faire progresser la connaissance des enjeux sociaux et environnementaux auprès de la plus large audience. Nous construisons des synergies et des alliances entre les acteurs de l’économie à impact, en France et dans le monde, dans une recherche de convergence entre politiques et actions de terrain.
Dans le respect de cet engagement, nous nous interdisons certaines pratiques de séduction ou de méthodes trop conciliantes ou flatteuses
Nous ne vous dirons pas “c’est facile” mais nous allons identifier vos pépites
Nous ne vous dirons pas “c’est rapide” mais nous allons générer un projet collectif, source d’enthousiasme, de fierté et de motivation pour tous
Nous ne vous dirons pas “c’est rentable” mais vous parlerons pérennité de l’entreprise
Rejoignez-nos engagements pour faire communauté autour d’une nouvelle éthique pour les professionnels de la RSE !
Entreprises et biodiversité : comprendre pour agir !

Entreprises et biodiversité : comprendre pour agir !

Photo Rodney Rascona

 

 

Temps de lecture : 8 minutes

La biodiversité est le sujet brûlant du moment. A Marseille s’est tenu le congrès de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) du 3 au 11 septembre.  Plusieurs milliers de participants – ONG, Etats et entreprises – ont tenté de répondre aux grands enjeux de la biodiversité accouchant d’une centaine de motions et un manifeste pour “exhorter” les États à agir.

Mais congrès et  incantations ne suffiront pas. Tout aussi importants que soient les cadres politiques et de gouvernance internationaux et locaux, si tant est qu’ils soient suivis, ce sont bien sur les entreprises que repose un réel espoir d’atténuer l’impact dévastateur de nos modes de production et de consommation. Mais l’ampleur de la tâche peut être décourageante. D’où l’importance de tracer des trajectoires lisibles et pragmatiques pour intégrer la biodiversité dans les feuilles de route RSE.

 

Homme-Nature : une seule santé pour la planète

Si la biodiversité se hisse enfin au rang des priorités environnementales au même titre que le climat, c’est sans aucun doute que le contexte de pandémie mondiale a fait progresser un concept plus accessible auprès du plus grand nombre :  « One Health » (« une seule santé »). Ce concept affirme l’interdépendance de la santé des populations humaines avec celle des êtres vivants et des écosystèmes qui les entourent.

Aujourd’hui, le secteur de la santé reconnaît les conséquences de la dégradation de la biodiversité sur la santé humaine. Le lien nature et humains est établi, il ne peut plus être réfuté. 

« Il n’y a pas de grand mystère sur la cause de la pandémie de COVID-19, ou de toute autre pandémie moderne. Ce sont les mêmes activités humaines qui sont à l’origine du changement climatique, de la perte de biodiversité et, de par leurs impacts sur notre environnement, du risque de pandémie. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l’expansion et l’intensification de l’agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables perturbent la nature et augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C’est un chemin qui conduit droit aux pandémies. »  Dr. Peter Daszak, président de EcoHealth Alliance et de l’atelier d’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services éco-systémiques).

En outre, le 6 septembre dernier, pour la première fois, le monde de la santé lance un appel aux dirigeants mondiaux à agir contre le changement climatique et la perte de biodiversité, en raison de leur impact direct sur la santé des populations et l’émergence ou l’aggravation de pathologies .

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/200-revues-medicales-appellent-a-agir-urgemment-contre-la-crise-climatique-150137.html

La biodiversité sort désormais des seules antres scientifiques pour interpeller les entreprises et les citoyens. Nos modes de production et de consommation sont en cause. Bien plus encore, les entreprises sont aujourd’hui vues comme les seules capables d’agir à l’échelle de l’urgence et de l’ampleur de la situation préfigurant une 6ème extinction de masse.

Alors que fait-on ?

Converger…ou disparaître !

Faire converger les approches, les outils et les méthodes

La biodiversité est aujourd’hui quasiment absente des reporting des entreprises, tenues à distance d’une approche scientifique complexe, et confrontées à la difficulté d’identifier leur champs de responsabilité sur le sujet.

Les métriques concernant les émissions de gaz effet de serre ont été un véritable levier dans la prise de conscience des enjeux du changement climatique et la mise en oeuvre d’actions concrètes pour l’atténuer. Il apparaît aujourd’hui nécessaire de mettre en place des métriques quantitatives similaires.

Ces métriques devront être utilisés par tous pour assurer une convergence entre les sujets climat et biodiversité d’une part mais également entre les outils et les méthodes encore en gestation, permettant aux entreprises d’établir un lien entre leurs activités et l’état du monde du vivant. Un lien qui se mesure à un chiffre : la valeur des services écosystémiques fournis par la biodiversité à notre société est évaluée à 125 milliards de dollars.

L’évolution de la réglementation et des règles de reporting 

C’est dans cet optique que la règlementation a évolué incitant les entreprises à intégrer la biodiversité dans leur modèle d’affaire. La Commission européenne a adopté le 22 Avril 2021, la proposition du CSRD (Corporate sustainability Reporting Directive) qui consiste à améliorer le contenu des rapports extra-financiers.

Les entreprises devront communiquer leurs informations relatives aux problématiques de durabilité, de changement climatique et évaluer l’impact de leur activité sur l’environnement et la société en général : L’impact de l’entreprise sur la biodiversité et les écosystèmes fait désormais partie de ces critères. La Directive CSRD sera transposée dans le droit national des États membres d’ici le 1er décembre 2022. En France, elle sera applicable pour la première fois sur l’exercice fiscal démarrant au 1er janvier 2023.

« Il convient de veiller à ce que les informations publiées par les entreprises conformément aux normes d’information en matière de durabilité répondent aux besoins des utilisateurs. Les normes d’information devraient par conséquent préciser les informations que les entreprises doivent communiquer sur tous les grands facteurs environnementaux, y compris leurs incidences et leurs dépendances en matière de climat, d’air, de terre, d’eau et de biodiversité » – extrait de la proposition de Directive Corporate Reporting Directive (CSRD). https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52021PC0189&from=EN

Ces entreprises qui ouvrent la voie…

Peu d’entreprises ont intégré dans leur modèle d’affaire la biodiversité. Il existe cependant des exceptions. Les laboratoires Expanscience ont su intégrer dans leur modèle d’affaire la question de la biodiversité.

Très dépendante de ses filières d’approvisionnements en matières premières végétales, l’entreprise s’est engagée depuis plus de 15 ans à respecter l’environnement et la biodiversité à travers une feuille de route concrète et une succession de programmes opérationnels.  (https://www.expanscience.com/fr/recherche-innovation/innovation).

« C’est vrai qu’on parle beaucoup du climat qui est un enjeu très important, mais il y a aussi un enjeu autour de la préservation de la biodiversité. De par notre modèle économique, on utilise beaucoup de matière première d’origine végétale dans nos produits et donc nous avons engagé une démarche de sourcing responsable depuis plus de onze ans avec cette volonté d’appliquer sur notre propre filière d’approvisionnement en matière première végétale, un plan d’action de progrès de RSE. Nous sommes membres depuis 2011 de l’UEBT qui est l’union pour le bio-commerce éthique, une association à but non lucratif, qui préserve la biodiversité et promeut des règles de commerce éthique. Nous avons mis nos filières d’approvisionnement en matière végétale sous cette observation de l’UEBT. » – Karen Lemasson, Directrice RSE et Open Innovation des Laboratoires Expanscience

Retrouvez l’interview complete de Karen Lemasson

Trouver un point de départ

Pour une entreprise, il peut être difficile de s’y retrouver. Etablir un lien direct entre biodiversité et entreprise n’est pas évident. Deux idées principales sont à retenir :

  • L’impact des activités de l’entreprise sur la biodiversité
  • La dépendance de l’entreprise avec la biodiversité.

Le sujet doit être abordé de façon pragmatique en adoptant un cadre stratégique.

Une première étape peut être d’engager un processus de labellisation 

  • Le label Biodiversity in Progress

Il est possible d’apparaitre comme « Entreprise protégeant la Biodiversité » grâce au label Biodiversity Progress certifié par l’Agence Lucie. Parangone est partenaire de ce programme et vous accompagne dans cette certification. (https://agence-lucie.com/formation/labelliser-entreprise-biodiversity-progress/).

Ce label est destiné aux entreprises qui veulent valoriser et encadrer leurs démarches de protection de la biodiversité. Ce référentiel se compose des six thématiques suivantes : connaissances de l’organisation sur la biodiversité, sensibilisation interne, organisation interne et engagement, actions en faveur de la biodiversité, collaboration avec les acteurs de la biodiversité et influence externe sur ses parties prenantes.

« La label Biodiversity Progress propose une solution concrète aux organisations qui s’engagent à préserver la biodiversité. Il s’agit d’une approche complète qui favorise la progression quelque soit le degré de maturité de votre engagement. » – Flora Grand, Consultante stratégie RSE Audit et Certification

[Formation] – Labelliser son organisation “Biodiversity Progress”

 

Un autre point de départ consiste à réaliser un diagnostic écologique sur un ou plusieurs de ses sites. La biodiversité se cache parfois là on où on ne l’attend pas : dans l’enceinte d’un siège social, d’un site industriel ou sur un terrain destiné à l’implantation de nouvelles infrastructures. La réalisation de ce diagnostic permettra de d’élaborer un plan d’action concret.

Pour faire un diagnostic écologique, il faut faire appel à un naturaliste ou un écologue. Son métier est d’inventorier, protéger et valoriser les espèces animales et végétales. L’annuaire des entreprise ou association pour réaliser un diagnostic écologique est disponible en ligne. http://www.genieecologique.fr/recherche-ent-ge

Mais compter les animaux et les plantes ne suffira pas…

Evaluer et mesurer son impact et sa dépendance : quels indicateurs et outils de mesures ?

  • Les outils d’évaluation d’impact

Ces outils permettent de rendre compte des activités des entreprises sur la biodiversité sur une ou plusieurs dimension, en intégrant dans leur calcul la chaine complète : activités, pressions et impacts. Les outils sont développés à partir de modèles existants, et développent ainsi leur propre approche. Ces outils sont récents et destinés aux entreprises. Ils ont deux objectifs principaux : 

  • Définir l’impact des activités sur la bioversité « avant » une prise de décision pour le développement d’une activité, d’investissement ou de projet. 
  • Définir l’impact des activités sur la biodiversité « après » sur des activités, investissements, projets déjà mise en place. 

Ces outils reposent ainsi sur des méthodologie complexes qui nécessitent une formation et un accompagnement par des organisations expertes.

Quelques outils notables : 

  • Global Biodiversity Score (GBS)

Il s’agit d’un outil développé par le CDC Biodiversité. Cet outil permet aux entreprises et institutions financières de mesurer leur empreinte biodiversité. La première version de cet outil a été lancé le 12 mai 2020. Cet outil permet de faire un lien quantitatif entre l’activité de l’entreprise et son impact sur la biodiversité. (https://www.cdc-biodiversite.fr/gbs/

« CDC a mis un en place le Global Biodiversity Score, dont l’objectif est de pouvoir accompagner les entreprises dans la mesure de leur empreinte biodiversité en s’appuyant sur les données disponibles dans chaque entreprise et lui permettre de faire le lien entre son activité et les différentes pressions qui pèsent sur la biodiversité. » – Antoine Cadi, Directeur Recherche et Innovation chez CDC Biodiversité. (https://parangone.org/loutil-de-la-cdc-biodiversite-pour-mesurer-son-impact-biodiversite/)

  • Ecosystem services review (ESR)

Il s’agit d’un outil d’évaluation des services éco-systémiques en lien avec l’activité économique de l’entreprise. Il a été développé par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et le World Ressource Institute (WRI). Il se base sur la liste des services éco-systémiques établie par le Millenium Ecosystem Assessment (MEA, 2005). Cet outil est pertinent pour une entreprise qui souhaite initier une première approche en matière de biodiversité afin de prendre conscience à la fois de ses impacts et de ses dépendances.

https://www.wri.org/research/corporate-ecosystem-services-review

  • Product Biodiversity Footprint (PBF)

Développé par I Care I Consult et Sayari, cette méthodologie combine l’analyse du cycle de vie (ACV) et les connaissances actuelles en matière d’écologie, et les organise vers des indicateurs et des représentations pratiques.

http://www.productbiodiversityfootprint.com

  • Biodiversity Impact Metric (BIM)

Développé par le Cambridge Institute for Sustainability (CISL), cette méthodologie repose sur le croisement entre l’Analyse du cycle de vie (ACV) et le cadre Pression, Etat, Réponse (PER).

L’objectif du développement de tous ces outils est de répondre aux besoins des entreprises, mais aussi à l’attente des citoyens, tout en incarnant le plus fidèlement possible à une réalité biologique et écologique. Cependant, il n’y a pas assez de synergie, pas de convergence, chacun développe ses outils, et il peut être difficile de s’y retrouver. Ce sujet devrait être un sujet d’open innovation.

Il existe des initiatives telles que la Plateforme EU Busines@Biodiversity, le Biological Diversity Protocol, le Natural Capital Protocol , et bien d’autres, qui travaillent à établir un socle commun. Cependant, il manque encore une connexion, une comptabilité entre ces différents outils. Si toutes les entreprises mesurent de la même manière leur empreinte sur la biodiversité, les impacts pourront être mesurés et comparés tout le long de la chaine de valeur.

https://www.latribune.fr/opinions/il-faut-des-metriques-fiables-pour-inverser-la-courbe-de-la-perte-de-biodiversite-848749.html

Identifier et mettre en oeuvre des actions concrètes mesurables

Il apparaît souvent compliqué d’identifier des actions concrètes à impact. Parangone a réalisé cette infographie pour vous donner quelques pistes d’action en fonction de votre niveau de dépendance aux services fournis par la nature et votre impact sur la biodiversité.

Changer d’échelle face à l’urgence…

Face à l’urgence, de nombreuses initiatives se mettent en place en adressant spécifiquement les entreprises pour opérer un véritable basculement vers de nouvelles normes pour transformer les modèles d’affaire.

La commission européenne, le 21 avril 2021, a adopté une série de mesures comprenant les actes délégués relatifs au volet climatique de la Taxonomie européenne.

L’objectif de cette taxonomie est de créer un système de classification de ce qui est considéré comme « durable ». Ainsi, elle crée un cadre et des principes permettant d’évaluer les activités économiques selon six objectifs environnementaux, dont notamment la protection et la restauration de la biodiversité et des éco-systèmes. Cette taxonomie s’inscrit au coeur de la stratégie de l’Union européenne en matière de finance durable.

Il est intéressant aussi de citer les initiatives en matière de comptabilité en triple capital. Cette méthode de comptabilité prend en compte la performance environnementale et la performance sociale, qui ont autant d’importance que la performance financière. Il s’agit d’évaluer la valeur créée ou détruite par l’entreprise autour des thèmes : social, environnement et économique. Ainsi, toute dégradation ou utilisation de la nature serait considérée comme une dette à rembourser, comme un emprunt bancaire. Ce type de comptabilité peut permettre de prendre en compte l’impact des activités de l’entreprise sur la biodiversité.

En France, l’intégration de la notion crime d’écocide dans le code pénal, était l’une des propositions les plus importantes de la Convention citoyenne pour le climat. Il visait à punir la destruction et les dommages massifs des écosystèmes d’origine humaine.

Si dans le texte final de la loi Climat et résilience du 22 août 2021 ramène la notion de crime à celle de délit, elle pose néanmoins des règles qui pourront faire jurisprudence et contribuent dans tous les cas à intégrer la biodiversité dans le périmètre des risques pour l’entreprise.

Tout comme pour le climat, l’intégration de la santé du vivant dans les stratégies des entreprises ne peut plus être une option. L’agence Parangone en fait une priorité de sa mission d’accompagnement auprès des organisations pour les aider dans l’acquisition de connaissances, de cadres stratégiques et d’outils et identifier des actions concrètes mesurables qui contribueront de façon significative et mesurable à la résilience des écosystèmes vitaux pour l’humanité.

[RSE sectorielle] – Expanscience affirme son leadership sociétal

[RSE sectorielle] – Expanscience affirme son leadership sociétal

Quelle RSE pour le secteur pharmaceutique et dermo-cosmétique ? Case Study Laboratoires Expanscience

Temps de lecture: 7 minutes

Être garant de la bonne santé de l’humanité, aujourd’hui ce n’est plus seulement guérir des maladies. C’est aussi prendre en compte les facteurs pathogènes externes pouvant nuire à notre santé, promouvoir des pratiques qui pourrait atténuer ou éviter les pathologies et améliorer la qualité de notre cadre de vie.

Ce nouveau paradigme confère à l’industrie de la santé, pharmaceutique et dermo-cosmétique une responsabilité citoyenne sans précédent, notamment dans un contexte de crise sanitaire dont l’origine est aujourd’hui connue.

Signataire du Global Compact de l’ONU depuis 2004 les Laboratoires Expanscience (domaine de l’arthrose et de la santé de la peau – marque Mustela) font figure de pionnier et de leader de l’engagement sociétal dans leur secteur. 

Labellisé B Corp depuis 2018 (1er laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique au monde à rejoindre le mouvement) et AFNOR Engagé RSE (niveau Exemplaire depuis 2013), le groupe éclaire notamment ce que peut être un plan d’action au bénéfice des écosystèmes et des communautés locales, au-delà de sa mission première d’aider les individus à façonner leur bien-être.

5 ans après avoir interviewé Karen LEMASSON, directrice RSE et Open innovation dans le cadre de l’ouvrage « Sustainable Development for the Healthcare Industry », coordonné par Pierre A. Morgon (Editions Springer – 2015), nous avons à nouveau échangé avec elle pour mesurer l’évolution des engagements du secteur :

          • Quelle évolution de la stratégie RSE du groupe ?
          • Quelles actions concrètes pour les communautés et leur environnement ?
          • Quelle contribution aux objectifs de régénération de la biodiversité ?

Karen Lemasson, directrice RSE et Open Innovation – Laboratoires Expanscience

 

 La complexité réside dans la responsabilité pour le secteur de protéger notre patrimoine commun, de porter cette transformation conceptuelle, technologique et opérationnelle ainsi que dans la nécessité d’adapter les pratiques professionnelles en conséquence.

Nous avons progressivement relevé ce défi par 3 vagues d’engagements (2004, 2010, 2015) qui structurent aujourd’hui notre programme formalisé de responsabilité sociétale “Better Living Program”

Nous clôturons ce programme cette année et définissons un nouveau cap en matière de RSE à horizon 2030 : aider les individus à façonner leur bien-être tout en créant les conditions d’une économie légère. Cette ambition se traduit par, des engagements, une feuille de route et des plans d’actions co-construits avec plus d’une cinquantaine de parties prenantes : collaborateurs, experts externes, ONG… Notre objectif ? En cohérence avec notre certification B Corp : renforcer chaque jour notre impact positif sur le monde, progresser et faire progresser notre écosystème, être non pas la meilleure entreprise du monde mais une entreprise meilleure POUR le monde… 

 

«Aujourd’hui, encore plus que jamais, la RSE, est pleinement intégrée dans la stratégie et la mission de notre entreprise” Karen Lemasson

Retrouvez le témoignage en vidéo de Karen Lemasson

Depuis 2004 (adhésion au Global Compact des Nations-Unies), nous avons organisé notre stratégie RSE de la production à la commercialisation, autour d’axes majeurs :

  • Une politique de sourcing et d’approvisionnement respectueuse de l’Homme et de son environnement et de la biodiversité 

Expanscience est membre depuis 2011 de l’Union pour le BioCommerce Ethique (UEBT), association internationale à but non lucratif pour la préservation de la biodiversité et le respect des règles du commerce éthique.

En 2016, Expanscience a fait l’acquisition de la société péruvienne Deshidratados Tropicales spécialisée dans l’achat et la transformation d’avocat et de maca. Par cette acquisition, Expanscience sécurise ses approvisionnements et renforce la traçabilité de l’avocat et de la maca, deux matières premières végétales stratégiques pour ses activités Dermo-Cosmétique (Mustela), Rhumatologie (Piasclédine 300) et Actifs Cosmétiques (Macaline, Skinergium, Perséose d’Avocat…).

Notre filière d’approvisionnement au Pérou est un exemple de notre démarche d’approvisionnements responsables. Aujourd’hui, 100% de nos propres filières d’approvisionnement en matières premières végétales dans le monde ont mis en place un plan d’action de RSE et s’engagent à préserver, voire à restaurer la biodiversité.

Avec 96% d’ingrédients d’origine naturelle en moyenne dans nos produits Mustela, et face à une attente croissante de naturalité, nous devons plus que jamais concilier cette appétence des consommateurs avec une politique responsable de sourcing qui préserve la biodiversité, notre patrimoine commun.

Nos actifs cosmétiques sont par ailleurs issus de procédés d’extraction végétale respectueux de l’environnement et innovants comme la biotechnologie et la chimie verte. 64% de notre portefeuille d’actifs cosmétiques est par ailleurs issu de l’upcycling.  

  • Une politique d’éco-conception des produits pour réduire l’impact environnemental

Un produit ou un service qui obtient des bons résultats lors de l’analyse du cycle de vie est un produit qui utilise peu de ressources naturelles lors de sa fabrication, son utilisation et son élimination. Le produit doit au maximum utiliser des ressources naturelles renouvelables et/ou recyclées et recyclables.
Cette notion passe notamment par la réduction au maximum du poids des packaging et par le sourcing de produits responsables (4 R : réduire, remplacer, recycler, repenser). Mise en place dès 2010 cette politique nous a permis d’économiser 129 tonnes de plastique et 78 tonnes de carton et de faire que 100% de nos flacons soient recyclables selon les critères du marché français. Aujourd’hui cela ne suffit plus, l’économie circulaire et la réduction des déchets sont pour nous la voie à suivre pour proposer un système plus vertueux. C’est pourquoi nous avançons sur des expérimentations de vente en vrac et l’usage de flacons de verre consignés en pharmacie.

« Nous croyons que nous devons aider nos consommateurs à trouver une offre de produit qui les aide aussi à faire leur part en adoptant une consommation moins impactante pour la planète » – Karen Lemasson

  • Une politique d’achats responsable, respectueuse des communautés et de leur environnement.

Nous estimons que nous avons une responsabilité à l’égard des producteurs locaux dans les pays où nous nous approvisionnons. Nous avons ainsi effectué un travail fondateur de collaboration avec des partenaires locaux pour chacune de nos filières d’approvisionnement en matières premières végétales (fixation de prix justes et équitables, respect des savoir-faire traditionnels, préservation de la biodiversité…). 

Au Pérou par exemple, notre implantation locale spécialisée dans la transformation de végétaux (pour la production d’huile d’avocat bio, de tourteaux d’avocat, de poudre et de feuilles de Maca bio et certifiées Fair For Life), nous permet à la fois de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production et de nouer sur le terrain une relation de proximité et un partenariat gagnant‐gagnant avec les producteurs. 

Le développement de l’économie locale est l’une de nos priorités. Grâce à la maracuja, et à la maca, dont la saisonnalité est différente de celle de l’avocat, et l’achat d’avocats déclassés (non exportables, non vendables pour l’industrie alimentaire) nous permettons à des agriculteurs de mieux vivre de leur activité, cela génère des retombées économiques en cascade dans les villages. Plus largement, nous diffusons une vision durable de l’agriculture, loin des approches commerciales intensives. En donnant aux producteurs les moyens de développer leurs terres et leur activité, nous contribuons aussi à limiter l’exode rural, et incitons une nouvelle génération d’agriculteurs à s’installer. Notre activité soutien 350 producteurs d’avocat et chaque culture maintenue contribue à éloigner un peu plus un risque de déforestation ou d’érosion des sols. 

  • Des pratiques plus vertueuses sur nos sites et sur l’ensemble de la supply chain

Nous avons diminué de 24% nos émissions de Gaz à Effet de Serre entre 2008 et 2015 (pour 100 unités produites, à périmètre équivalent). En 2020, nous avons étendu le périmètre de notre bilan carbone à l’ensemble de notre activité y compris à l’international qui s’est développée au cours de ces dernières années. Aujourd’hui nous suivons une trajectoire de réduction de nos émissions Expanscience alignée avec la SBTi afin d’atteindre le “Net zero carbon” dès 2030 pour Mustela et notre activité actifs cosmétiques, 20 ans plus tôt que les objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Pour cela, nous regardons avec beaucoup d’attention la question de la séquestration carbone liée aux enjeux de biodiversité.

Nous travaillons de manière continue sur la réduction de notre consommation d’énergie et de ressources naturelles. Entre 2010 et 2020, pour 100 unités produites sur notre site de production certifié ISO 14001 depuis 2012, nous avons ainsi réduit notre consommation d’électricité de 19,4%, de gaz de 24,6% et d’eau de 13,2%.  Nous achetons par ailleurs 100% d’électricité renouvelable sur ce site depuis 2018. 

Nous avons aussi à cœur de faire progresser et d’impliquer nos fournisseurs dans cette démarche d’amélioration continue. Ainsi, 100% de nos fournisseurs stratégiques ont été évalués sur leur démarche de RSE au travers de la plateforme Ecovadis et nous sommes nous-mêmes certifiés Ecovadis niveau gold en tant que fournisseur d’actifs cosmétiques pour l’industrie cosmétique. 

  • Symétrie des attentions et ambassadorat : “aider les individus à façonner leur bien-être”

En tant que laboratoire, nous sommes particulièrement attentifs au bien-être de nos collaborateurs et au développement de leurs compétences pour stimuler leur progrès professionnel et leur épanouissement. 

Notre mission est d’aider les individus à façonner leur bien-être, qu’il s’agisse de nos consommateurs, clients, partenaires, et bien sûr de nos collaborateurs ! Nous embrassons aujourd’hui volontiers la notion de “symétrie des attentions” vis-à-vis de ces derniers. Cela se traduit par des actions concrètes via notre programme dédié à la « Qualité de vie au travail », la charte de la parentalité en entreprise, notre politique handicap et égalité femmes/hommes (index de 98/100 en 2020), mais aussi par le principe d’”employee advocacy” et l’empowerment de nos talents à travers une véritable démarche de co-construction.

Nous avons ainsi travaillé ces 6 derniers mois en mode « Convention citoyenne » : 40 collaboratrices et collaborateurs volontaires issus dans le monde entier ont travaillé ensemble à l’élaboration de nos engagements RSE pour les 10/20 ans à venir. Ils ont travaillé avec des méthodes d’open innovation et ont été nourri par de nombreux échanges avec des experts externes. L’open innovation est pour nous un bras armé de la RSE, elle accélère l’innovation interne et externe et nous aide à renforcer notre impact positif. 

La mission des entreprises de santé est sans doute une des plus belles qu’il soit. A condition de ne pas considérer que parce que nous soignons, nous sommes bons, et de se poser la question du “comment” nous exerçons notre métier. Le secteur doit maintenant progresser vers la notion de “santé environnementale ». Chez Expanscience nous en sommes convaincus car le bien-être des Hommes est indissociable de la santé de la planète, et pour remplir notre mission qui est d’aider les individus à façonner leur bien-être, nous devons donc avoir l’exigence de préserver le vivant sous toutes ses formes. 

 

Propos recueillis par Vanessa Logerais

Créé en 1950, le laboratoire familial et indépendant Expanscience reconnu pour ses soins de peau et le traitement de l’arthrose, est le premier laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique à avoir obtenu en 2013 le niveau « exemplaire » du label Engagé RSE de l’AFNOR et la certification B Corp en 2018. Deux certifications délivrées aux organisations qui ont un impact positif sur la société et sur l’environnement.  L’entreprise se démarque par son authenticité, la cohérence de sa démarche et sa conscience remarquable des intérêts collectifs.

S'abonner à la Newsletter

Inscrivez vous à la Newsletter pour rester informé..

Vous êtes désormais inscrit.

Pour plus de contenus exclusifs !

Inscription réussie :